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Pétrole

Dimanche 23 octobre 2005

Bonjour

Bonjour à tous, suivant les informations françaises sur le sujet du prix de l’essence a la pompe. J’ai eu l’impression à plusieurs reprises que l’on reprochait le prix cher à la pompe aux entreprises pétrolière. Dans cette histoire j’ai l’impression que l’on confond tout, prix du baril, marge de raffinage, marge du distributeur… mais surtout que l’on oublie une chose très importante qui est la part des taxes dans le prix du carburant à la pompe.

A mon sens, si un mécontentement se fait sentir, si le prix a la pompe deviens trop élevé et menace la croissance, ce n’est pas sur les compagnies pétrolières qu’il faut taper mais premièrement sur les taxes carburant. Celle-ci représentent environ 80% du prix à la pompe pour être clair sur un litre d’essence acheté 1.50Euro, 1.20Euro est reversé à l’état… le prix de l’essence sans taxe est donc 0.30Euro soit moins cher qu’un litre d’eau minérale.

Est-ce de la démagogie que de demander aux compagnies pétrolières de baisser le prix à la pompe. A mon sens, la réponse est oui. Surtout lorsque l’on sait que des réseaux comme celui de total par exemple ne cible pas le particulier comme consommateur clef. En effet, 80% des clients d’une station total sont des flottes de véhicules contre seulement 20% de particuliers. En d’autres termes, le fait que total baisse ces prix ne change rien pour la majorité des particuliers puisque de toute façon ils vont à carrefour pour faire le plein.

Bref, veuillez trouver ci-dessous la réaction un discussion avec le directeur raffinage-marketing de Total. Je trouve cette discussion claire et peu langue de bois… bonne lecture :

 Entretien avec Jean-Paul VETTIER - Directeur Général Raffinage Marketing

 1. Vous êtes Directeur Général du Raffinage-Marketing de Total. Pourquoi prendre la parole aujourd'hui au sujet des carburants ?

Nos clients sont mécontents devant la montée des prix des carburants et réduisent leur consommation : comment un pétrolier comme Total pourrait-il être satisfait de ce double constat ? Seul un pétrolier « masochiste » pourrait l'être... Alors, quand on entend à peu près tout et le contraire sur les prix des carburants, j'ai envie de dire trois ou quatre choses, en effet simples, sur le sujet.

Devant la flambée des prix du pétrole, le Gouvernement français a récemment exhorté les compagnies pétrolières à faire des concessions en terme de prix à la pompe. Quelle est réellement la marge de manoeuvre des compagnies pétrolières pour amortir cette hausse des prix ?

C'est bien simple, la marge de manoeuvre des compagnies pétrolières est quasi inexistante !

D'abord, la montée des prix des carburants est mondiale : elle résulte d'une très forte progression de la demande en Asie, Chine et Inde notamment. Cette pression a été et est encore exacerbée  par les conséquences des ouragans Katrina et Rita, qui ont mis hors service plus de 15 % de la capacité des raffineries américaines.

Ensuite, il faut savoir que la France est le marché européen où les prix hors taxes sont parmi les plus bas et où les marges sont reconnues depuis longtemps comme étant les plus faibles. La marge opérationnelle d'un pétrolier sur un litre de carburant est en moyenne de l'ordre de 1 centime d'euros !... Il est mieux connu maintenant que la France est le pays d'Europe où le prélèvement fiscal par l'Etat est le plus élevé (rejointe par le Royaume-Uni depuis peu) : quand donc on parle de baisse des prix des carburants, on voit où réside l'éventuelle marge de manoeuvre !...

Enfin il faut savoir aussi que les prix des carburants, en France comme ailleurs, sont établis sur la base des cotations internationales, reflet de l'offre et de la demande mondiale. Quand les cotations internationales des carburants augmentent brutalement, aucun distributeur français ne dégage de bons résultats, parce qu'il est tout simplement impossible, dans un marché concurrentiel, de répercuter la totalité de ces hausses... Sont ajoutés aux prix internationaux les frais de logistique (coût des pipelines, dépôts, camions, etc.). Enfin, le prix en station-service est fixé en fonction de la concurrence des distributeurs dans une zone de chalandise donnée.

J'ajouterai, pour relativiser l'effort demandé par le Gouvernement, que Total, toutes activités pétrole et chimie confondues, ne réalise que 5 % de ses résultats en France...

2. Que fait concrètement Total pour répondre au problème du déséquilibre du marché du gazole en Europe et de l'ensemble du marché des produits pétroliers aux Etats-Unis ?

Cela fait déjà plus de 10 ans que Total alerte les responsables politiques sur l'impasse dans laquelle conduit le développement trop rapide de la motorisation diesel ! Et le problème ne risque pas d'être résolu de sitôt, car si les progrès du moteur diesel sont réels, ils ont été et sont encore favorisés par une fiscalité plus douce.

Le déficit de gazole est en fait un phénomène européen qui, depuis peu, s'élargit aux USA : la concurrence s'accroît donc désormais entre l'Europe et les USA pour importer du gazole.

Toutes nos raffineries ne peuvent être équipées en unités orientées vers la production de gazole, à cause d'une capacité trop réduite ou bien encore à cause de l'absence ou de l'insuffisance de charges propres à la production de gazole. Les investissements réalisés et planifiés par Total ne feront donc, malgré leur montant (3 milliards d'euros), que couvrir la croissance des besoins entre 2005 et 2010 : le déficit demeurera et sera même accentué quand de nouvelles spécifications (10 mg/kg de soufre) entreront en vigueur au 1er janvier 2009. Le  raffineur, comme le charcutier avec son cochon, doit valoriser tous les produits extraits des barils de pétrole brut. Quand tout le monde veut des parties nobles, jambon ou gazole, forcément leurs prix montent !

Pour toutes ces raisons il est assez facile de prédire qu'à défaut de cataclysme économique en Asie, les prix des carburants demeureront élevés dans les 5 prochaines années : à cause de la forte demande, à cause de l'insuffisante capacité de raffinage aux USA, à cause enfin de l'adaptation forcément insuffisante du raffinage européen aux besoins en gazole. Car contrairement aux USA, et contrairement à ce qu'on peut entendre ou lire, il y a en Europe une capacité suffisante de raffinage ; en revanche, il existe un fort déséquilibre entre l'offre et la demande en essences, gazole/jet et fuels lourds, d'où les problèmes d'adaptation évoqués.

3. Le Gouvernement français a encouragé les compagnies pétrolières à développer la filière biocarburants. Quelle est la politique de Total en matière de développement des nouveaux procédés de production de carburants ?

Les hydrocarbures d'origine fossile, quoi qu'on en dise, seront toujours dans les 40 à 50 ans les carburants les plus efficaces énergétiquement, et de loin les moins coûteux.

Concernant les biocarburants, il est légitime de leur faire une place en complément des hydrocarbures fossiles. Mais leur avenir dépend d'abord des Pouvoirs Publics qui doivent accepter de ne pas leur faire supporter durablement la même fiscalité que les carburants fossiles : les biocarburants ont besoin d'être défiscalisés pour être compétitifs.

Puisque l'Europe dispose d'un fort excédent d'essences et un égal déficit de gazole, il est légitime de favoriser avant tout le développement des biodiesels, au détriment de l'éthanol qui est utilisé dans les essences.

Concernant le long terme maintenant, il faut savoir que Total est un acteur important de la recherche dans le domaine des carburants alternatifs (ce sont des carburants produits à partir de gaz naturel, de biomasse ou encore de gaz naturel comprimé) et dans le domaine des motorisations futures (perfectionnements du moteur à combustion interne, piles à combustibles et hydrogène notamment). Et cette recherche sera amplifiée dans les années à venir ! Nous y tenons.

A bientot

 

Par Pierre Abadie
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Samedi 18 février 2006

Bonjour a tous, avant de vous copier quelques depeches sur les benefices record de total j'aimerai juste apporter quelques informations pour essayer d'y voir plus clair:  

 

1)80% du prix de l'essence paye a la pompe est contitue de taxe soit pour un litre a 1.25E, 1.05E de taxe et 0.2E pour le produit soit moins cher qu'un litre d'eau. Si on veux baisser le prix pour le consommateur il est peut etre plus oportune de reinstorer une TIIP flottante plutot que de tapper sur le petrolier

2) Les stations total ne ciblent pas le particulier... 80% de la clientelle est constitue de flotte de voitures payant par carte de credit total... le marketing france ne fait pas de profit sur la vente d'essence (d'autant plus lorsque la marge raffinage est elevee) mais sur la vente de produit a la boutique (sandwich, boisson...) ou la marge operationnelle est de 40%.

3) Total a paye 12 Milliard d'euro d'impot en 2005, certe a 95% pas en france... mais est il logique des payer des taxe sur des benefices qui n'ont pas ete fait en france... Si la reponse est oui et bien je suppose que la meilleure des chose a faire est de delocaliser le siege social dans un paradis fiscal comme beaucop d'entreprise le font....
Enfin une entreprise francaise qui fait des profit et qui reussit et qui en plus garde son siege en france (ce qui n'est pas le cas d'arcelor par exemple), qui investi massivement (meme en france...DHC de normandie 500 million d'euro tout de meme), nous devrions etre fier.... mais non, c'est mal de faire du profit...

4) Le profit ne se fait certainement pas sur le dos des salaries... le salaire minimum d'un employe total france est de 20 000Euro, un ouvrier total est paye en moyenne 70% de plus que l'ouvrier moyen français, un cadre total est paye 35% de plus que le carde moyen francais... le salaire myen chez total france est de 55 000Euro...
Cette anne le cummul participation interessement plus prime exeptionnelle est de 7550Euro pour tous les employé.

5) Total prevoit d'employer 3000 personne en plus par an pour les 3 prochaines annees.

 Pour une fois que nous avons une entreprise de calibre mondial qui en plus performe mieux que ces concurants... soyons fier et non pas aigris

Maintenant ci joint une copie de l'annonce des resultats par le figaro, vous remarquerez que l'on explique par pourquoi les benefices son si-bon, ni quel a ete la strategie passee ou future de l'entreprise... non... ça ce n'est pas interessant de savoir comment le petit Total est devenu 4eme petrolier mondial (et je vous le dit deja, ce n'est pas en augmentant les prix a la pompe!!!)

 le lien: http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20060216.FIG000000237_total_affiche_des_benefices_sans_precedent.html

 En 2005, Total a dégagé 12 milliards d'euros de profits. Une hausse qui relance le débat sur la mise en place d'une taxe exceptionnelle. 

RECORDMAN absolu des bénéfices des entreprises du CAC 40 ! Abonné à ce titre, Total lui donne chaque année un peu plus d'éclat, dans le sillage de la flambée du baril. Hier, le groupe pétrolier français, qui publiait ses états financiers au titre de l'exercice 2005, a fait part d'un résultat net de 12 milliards d'euros, en hausse de 31%. Le chiffre d'affaires s'établit à 143,1 milliards d'euros, en progression de 17%. L'annonce de ces «superprofits» n'a pas tardé à relancer la polémique. L'association de consommateurs UFC-Que choisir a aussitôt appelé les parlementaires à voter une taxe exceptionnelle de 5 milliards d'euros sur les bénéfices des groupes pétroliers déclarés en .   

 

Total étant évidemment, et de très loin, le premier concerné. De son côté, le syndicat Sictame-Unsa (autonomes) de Total a réclamé que ces nouveaux profits records soient répartis de manière «plus équitable», afin que «salariés et consommateurs» soient moins «laissés pour compte». Quant au député UMP des Alpes-Maritimes, Lionel Lucca, il a jugé «assez choquante» l'annonce de tels profits, tout en soulignant le bien-fondé d'une taxe. 

 

L'arme anti-OPA    

 

Voilà déjà quelque temps que Total est habitué à essuyer un tir de barrage. A la fin de l'été dernier, l'annonce d'un profit trimestriel historique avait conduit Thierry Breton, le ministre de l'Economie, à envisager l'hypothèse d'une taxe exceptionnelle. Finalement, à l'issue d'une table ronde sur les prix des carburants, les compagnies s'étaient engagées à réduire les délais de répercussion des tarifs à la pompe.    

 

Mais l'épisode et cette convocation à Bercy ont laissé des traces chez Total. Hier, Thierry Desmarest s'est voulu très ferme sur ce sujet des «superprofits» en réclamant de «ne pas se laisser aller à la démagogie». Le président du groupe français a souligné que c'étaient précisément ces profits records qui le mettaient à l'abri d'une OPA. Et de rappeler que, dans le secteur pétrolier, la pérennité d'une entreprise passe par sa grande taille, alors même que les profits de Total sont très éloignés d'ExxonMobil, le leader du secteur, a encore ajouté Thierry Desmarest.    

 

Dans le cadre de sa stratégie, la compagnie française table sur une croissance de sa production d'hydrocarbures de 4% par an d'ici à 2010. En 2005, ses investissements se sont montés à 11,2 milliards d'euros, soit une hausse de 3,5 milliards par rapport a 2004.  

 

Et voici la reponse de thierry:  

 

le lien: http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20060216.FIG000000238_thierry_desmarest_il_faut_assumer_ses_profits_et_je_les_assume.html

 LE FIGARO. – Que répondez-vous à ceux qui s'indignent de vos «superprofits» ?    

 

Thierry DESMAREST. – Que veut-on ! Une avec des grands groupes qui par leur taille et leur profitabilité peuvent rester des acteurs pérennes, ou alors préfère-t-on des groupes qui ne peuvent pas avoir la profitabilité de leurs concurrents et qui se feront manger ? Il faut se battre à armes égales avec ses grands concurrents et faire comprendre aux doux rêveurs que, si nous n'avions pas les mêmes munitions que les autres, nous ne pourrions pas tenir la distance. Si je n'avais pas fait la fusion entre Total et Elf, nous n'aurions pas 12 milliards d'euros de résultats, mais 6 milliards, et cela se verrait moins. Seul problème : un des deux groupes, si ce ne sont les deux, se serait fait manger entre-temps. Il faut assumer ses profits, et je les assume. C'est une bonne chose pour l'économie française d'avoir des grands groupes. Total a des laboratoires, ses centres de recherche en ; nous faisons travailler le parapétrolier français. Nous avons aussi 35% d'actionnaires français qui reçoivent 1,5 milliard d'euros de dividende.   

 

On a le sentiment que tous les ingrédients sont réunis pour ranimer le débat sur la mise en place d'une taxe sur les profits des pétroliers...   

 

Total fait 12 milliards d'euros de profit net et nous payons 12 milliards d'euros d'impôts dans les pays où l'on réalise nos bénéfices. Je ne sais pas qui a des taux d'imposition de 50%... Vouloir faire une deuxième taxe sur des profits qui ont déjà payé des impôts, c'est contraire aux principes fiscaux. Si l'on veut faire fuir les entreprises hors de France, c'est incontestablement la meilleure méthode. Personne dans le monde n'envisage de faire cela. Cette taxe qu'avance une association n'a ni queue ni tête. Et cela ni sur le plan des principes de base de la fiscalité dans le monde ni sur le plan économique.   

 

La croissance de la rétribution des actionnaires n'est-elle pas plus forte que celle des investissements dans l'outil industriel ?    

 

Ce n'est pas le cas chez Total. Entre 2003 et 2005, notre résultat a crû de 4,5 milliards d'euros. Les trois quarts de cette croissance sont allés à l'investissement et le quart restant a permis d'augmenter le dividende. De toute manière, tous les bons projets d'investissement sont prioritaires.  

 

Pourquoi les majors axent-elles leur développement sur la croissance organique plutôt que sur des acquisitions ?   

 

Nos équipes travaillent bien et nous donnent l'occasion de vérifier aujourd'hui qu'une croissance organique crée plus de valeur. Mais il ne s'agit pas d'un dogme. De temps en temps, des opportunités surgissent, comme Deer Creek au , et nous savons les saisir. S'agissant des très gros mariages, au moins deux conditions sont nécessaires à leur réussite : d'une part, des synergies importantes, d'autre part, une proximité culturelle garante d'une grande cohérence du nouvel ensemble. Nous avons réalisé avec succès les rapprochements avec Elf et PetroFina. Je ne vois pas aujourd'hui d'autre projet qui réponde à ces conditions.  

 

 D'un strict point de vue financier, n'avez-vous pas intérêt à ce que le pétrole reste durablement cher ?  

 

Non. Même si plus personne n'imagine que le baril redescende aux alentours de 20 dollars, une fourchette de 40 à 50 dollars serait plus appropriée qu'un montant autour de 60. Le risque d'un pétrole très haut réside notamment dans le fait qu'il peut conduire certains pays producteurs à vouloir renégocier leurs contrats avec les investisseurs étrangers. Parallèlement, un baril au sommet entretient un certain nombre de tensions macroéconomiques chez les pays consommateurs. Enfin, chez les pays en développement, le risque de désolvabilisation de leurs clients est bien réel. 

 

Quelles mesures prenez-vous concrètement pour que les cours du brut se détendent un peu ?   

 

Dans tous les pays où nous exploitons des gisements, nous sommes pied au plancher, en produisant au maximum de nos capacités. La croissance de nos investissements constitue également un bon moyen de limiter les tensions sur les prix du pétrole. 

 

Quand situez-vous précisément le «peak oil», c'est-à-dire ce moment où la production de pétrole commencera à décliner ?   

 

Tout dépend si la consommation continue à grimper aussi rapidement ou si l'on décide de prendre des mesures pour la limiter. Au rythme actuel, le «peak oil» se situerait entre 2020 et 2025. Si on arrive à ralentir la croissance de la demande mondiale de pétrole, en particulier par des économies d'énergie, à moins de 1% par an, on pourra reculer ce «peak oil» après 2030 et se donner davantage de temps pour développer des énergies alternatives.  

 

Tandis que nous perdons nos champion de l'industrie... Arcelor par exemple meme apres de profit record fait face a une OPA hostile d'un groupe indien.... est il judicieux de vouloir taxer pres de 50% des benefices nets de Total  

 

le lien: http://www.lefigaro.fr/eco/20060216.WWW000000327_operation_seduction_pour_arcelor.html 

 

Après avoir annoncé un bénéfice record pour l’année 2005, le géant de l’acier européen, cible d’une OPA hostile par Mittal Steel, va pratiquement doubler le dividende versé à ses actionnaires afin d'éviter qu’ils ne cèdent aux charmes déployés par son concurrent indien.   

 

Arcelor a dégagé en 2005 un bénéfice net record en hausse de 66% sur un an à 3,846 milliards d'euros et va proposer à ses actionnaires un dividende en forte hausse de 85%. Cette année, les actionnaires, pour peu qu'ils gardent leurs actions Arcelor d'ici au 26 mai, vont empocher 1,20 euro pour chaque titre en portefeuille, contre 0,65 euro l'an dernier. Le chiffre d'affaires du numéro deux mondial de l’acier ressort en hausse de 8,1% à 32,611 milliards d'euros.  

 

Dans le même temps, Mittal a subi une baisse de 28% de son profit annuel à 3,365 milliards de dollars.    

 

Opération séduction   

 

Par cette hausse spectaculaire des dividendes, Arcelor lance une véritable opération séduction auprès de ses actionnaire afin qu’ils ne succombent pas aux charmes du géant indien.  

 Arcelor a dégagé en 2005 un bénéfice net record en hausse de 66% sur un an à 3,846 milliards d'euros et va proposer à ses actionnaires un dividende en forte hausse de 85%. Cette année, les actionnaires, pour peu qu'ils gardent leurs actions Arcelor d'ici au 26 mai, vont empocher 1,20 euro pour chaque titre en portefeuille, contre 0,65 euro l'an dernier. Le chiffre d'affaires du numéro deux mondial de l’acier ressort en hausse de 8,1% à 32,611 milliards d'euros.  

 

Dans le même temps, Mittal a subi une baisse de 28% de son profit annuel à 3,365 milliards de dollars.    

 

 

Concernant l'OPA de Mittal Steel, Arcelor a réaffirmé qu'elle le « sous évaluait fortement » alors que le groupe a, seul, « des perspectives excellentes de développement et de création de valeur ». Guy Dollé, le patron du groupe, a estimé que ces « fantastiques résultats » apportaient la preuve de « l'efficacité du modèle » de son groupe.  

 

Le groupe a indiqué jeudi qu'il allait prendre une participation dans le sidérurgiste chinois Laiwu, une fois obtenu l'accord «imminent» des autorités locales. Selon la presse chinoise, il paierait 1,8 milliard de yuans (224 millions de dollars) pour cette prise de participation, qui serait une première pour Arcelor en Chine où son rival Mittal Steel est déjà implanté.   

 

Le titre Arcelor était en hausse de 0,4% à 29,90 euros à 14 heures 30 à la Bourse de Paris.   

 

L’OPA présente un « problème de projet »   

 

Le ministre des Finances Thierry Breton a réaffirmé jeudi que l'OPA hostile de Mittal Steel sur Arcelor présentait un « problème de projet » qui « n'est aujourd'hui que financier alors que cela concerne 150.000 salariés d'un côté et 98.000 de l'autre ». Interrogé sur les résultats d'Arcelor, il a estimé « qu'en lisant les analyses, les résultats traduisent le déroulement visiblement d'une bonne stratégie pour les actionnaires ».    

 

Le ministre a cependant répété qu'il s'exprimait dans ce dossier en tant que partie prenante non actionnaire, et que « ce sont les actionnaires qui décideront ».   

 

En gros les hommes politiques peuvent faire de la demagogie et vouloir taxer des benefices... mais on dirait que lorsqu'une entreprise a des problemes... et bien on laisse au soin de l'actionnaire de faire son choix!!!  

 

J'ai l'impression que si total doit asumer des pertes l'an prochain (ce qui est peu probable) personne ne sera là pour demander de renfflouer la boite qui emploie 130 000 salariés... 

 

Alons soyons fier de nos champions Français et soutenons les, Nous en avons deja perdu beaucoup ne continuons pas sur cette route  

 

La reussite ce n'est pas mal... il faut l'applaudir pas la denigrer...  

 

Cheers

 

 

 

Par Pierre Abadie
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Mercredi 3 mai 2006

Le monde publie aujourd'hui un article trés interessant,

Enfin on parle de la taxation de l'or noir chez les pays producteurs. Alors que l'on parle en france de taxer les companies petrolieres à 50% sur les bénéfices (déjà taxés). Les pays ou l'on extrait le petrole l'on deja fait, et pour certains à bien plus de 50% (venezuela 50% de taxes plus 30% de royalties).

On peut comprendre que ces pays taxent lourdement des companies privées exploitant leur richesses, et qu'une grosse partie du prix du baril reviennent dans la poche de leur etats (et si possible des habitants), par contre on est en droit de se poser la question si il est juste de retaxer en france ces mêmes companies déjà taxés a l'etranger parfois plus de 50% sur des benefices. Ne serait il pas judicieux de soutenir nos fleurons de l'industrie française plutot que de leur taper dessus au moindre bénéfice.

N'oublions pas que sur un litre a 1.25euro, en France il y a 1.0Euro de taxe. Le prix d'un litre d'essence en sortie de rafinerie "hors taxe française" est de 0.25E. La marge actuelle de raffinage en europe est en moyenne de 30$/tonne de brut raffiné soit  2 centime d'euro par litre. La distribution prend environ 1 centime d'euro par litre de marge.

Donc en france sur 1 litre à 1.25E, il y a 1.0Euro de taxe et 3 centimes de benefice pour le petrolier (sur l'activité raffinage distribution, car nous le savons tous, la production de petrole est marginale en france)... dans ces conditions si l'on veut baisser le prix final pour le consommateur, doit on baisser les taxes pour tout le monde ou bien retaxer le petrolier?  

 

Ci dessous l'article du monde:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-767746@51-748857,0.html

 

Total profite, comme ses concurrents, des tensions géopolitiques qui font flamber les cours de l'or noir. Le baril de brent a atteint un nouveau record, mardi 2 mai, à 74,97 dollars. Mais la major française sait aussi que le secteur est risqué. Total pâtit aussi d'une instabilité économique et juridique qui freine ses investissements.

 

La nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, annoncée lundi 1er mai par le président Evo Morales (Le Monde du 3 mai), est le dernier exemple de ces avatars, même si le groupe français y réalise moins de 1 % de sa production mondiale.

Du Moyen-Orient à la Russie et à l'Amérique du Sud, le nationalisme pétrolier connaît un regain de ferveur qui freine les projets de Total et de ses concurrents. Ils doivent composer avec des dirigeants qui les accusent de "piller" leurs matières premières et brandissent l'arme énergétique. Le conflit est d'autant plus âpre que les producteurs veulent tirer le meilleur profit de la hausse des cours alors que les pétroliers doivent remplacer leurs réserves dans un monde où l'on ne découvre plus qu'un baril de brut pour trois barils consommés.

Cette montée des périls n'a pas échappé au "comité risques" de Total, chargé d'évaluer chaque projet dans ses dimensions politiques, techniques, financières, monétaires ou environnementales avant de le soumettre au comité exécutif.

Quatrième groupe pétrolier mondial, il connaît des difficultés dans trois pays : la Bolivie, mais surtout le Venezuela et la Russie, deux des plus gros producteurs d'hydrocarbures. Conscient que des contrats signés quand le baril valait 10 ou 20 dollars ne tiennent plus quand il dépasse 70 dollars, le groupe présidé par Thierry Desmarest est prêt à des concessions.

En Bolivie, Total est moins exposé que le brésilien Petrobras ou l'espagnol Repsol, qui produisent 40 % du gaz extrait dans ce pays andin. En dépit de réserves qu'il juge "prometteuses" (mais en attente d'investissements), le groupe a investi 200 millions de dollars dans deux gisements (21 000 barils par jour et 0,8 % de sa production mondiale). Une petite part de risque sur un total de 3,5 milliards dépensés par les compagnies étrangères depuis dix ans.

CONTRAT REVU

Les investissements - et les risques - du groupe au Venezuela sont d'une autre ampleur. Dans ce pays où le secteur pétrolier a été repris en main par le président populiste de gauche Hugo Chavez, la plus lourde incertitude pèse sur le projet Sincor (huiles extra-lourdes de la ceinture Orénoque), dont Total détient 47 % aux côtés de la compagnie nationale PDVSA et du norvégien Statoil. Sur cette zone très riche, trois autres projets stratégiques impliquent des multinationales arrivées dans les années 1990. Pour les inciter à pomper ce brut de médiocre qualité à une époque où les prix étaient bas, Caracas avait dû consentir des conditions avantageuses.

Trop avantageuses au goût de M. Chavez, qui a revu les termes des contrats. La nouvelle législation prévoit que toute exploitation se fera désormais dans le cadre de sociétés mixtes détenues à 60 % par PDVSA et que les étrangers payeront 30 % de royalties (contre 16,6 %) et 50 % d'impôts (contre 34 %).

Un retrait du Venezuela, cinquième exportateur mondial de brut, est impensable pour Total. D'autant que ce pays réévalue ses gisements et qu'il va prochainement déclarer 230 milliards de barils de réserves. Ils s'ajouteront aux 80 milliards de barils déjà certifiés et le placeront au premier rang mondial, devant l'Arabie saoudite. En dépit de lourds contentieux, "Total n'envisage pas de saisir les tribunaux", assure un de ses porte-parole.

Les majors doivent composer avec les compagnies nationales comme la Saudi Aramco (Arabie saoudite), la NIOC (Iran) ou Pemex (Mexique), dont la principale arme est de détenir plus de 80 % des réserves mondiales d'hydrocarbures.

En Russie, où rien ne se fait sans l'aval du Kremlin et de Gazprom, Total a du mal à se développer dans l'exploration-production. "Celui qui pourra m'expliquer comment fonctionne le système russe !", soupire un de ses dirigeants. Riche de 25 % des réserves mondiales de gaz, la Russie est pourtant "un pays qu'on ne peut ignorer", assure M. Desmarest. En 2005, il avait retiré son offre d'achat de 25 % du gazier Novatek devant les atermoiements des autorités et pour avoir plus de chances de participer à la mise en valeur de Shtokman (mer de Barents), un des plus grands projets gaziers du monde.

 

Présélectionné par Gazprom avec quatre autres compagnies, Total risque de ne pas être retenu. Un vieux contentieux sur l'exploitation d'un champ dans le Grand Nord, la volonté du groupe de rentabiliser un projet aux multiples défis techniques (grande profondeur d'eau, froid, éloignement de 500 km des côtes...) et la destination du gaz naturel liquéfié produit (les Etats-Unis) donnent un avantage compétitif aux concurrents américains ou norvégiens du géant français.

Par Pierre Abadie
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Jeudi 11 mai 2006

La demande globale:

La demande mondiale d’énergie est en croissance régulière depuis le début de l’ère industrielle. Du fait du développement économique mondial très rapide, il y a eu une accélération de la demande l’énergie, et particulièrement de celle du pétrole, depuis l’an 2002.  

 

En effet, nos besoins en Europe « stagnent » à peu prés tandis que la demande mondiale de pétrole ne cesse de croître depuis 10 ans, la Chine et les Etats-Unis représentent à eux seuls plus de la moitié de cette croissance.

 

 Pour les décennies à venir, il est prévu par tous les experts et organismes spécialisés (Agence internationale de l’énergie, Conseil mondial de l’énergie…) un accroissement des besoins en énergie (environ un doublement entre 2000 et 2050).

 

 

 Comme vous pouvez le voir ci-dessus, on ne s'attends pas voir une diminution de la consommation de petrole + gas... celle-ci restera stable tandis que la consommation de charbon augmentera, et que les renouvellables augmenteront de 100% passant de environs 1% de la demande globale à 2%. L'utilisation du bois (biomasse) qui à un effet neutre sur le rejet de CO2 augmentera de plus de 50% passant de 10% à 16%. 

Passons maintenant en revue les 2 gros secteur de demande energetiques, le secteur éléctrique et les transports:

Le secteur électrique bénéficie d’une intense compétition et de remarquables complémentarités entre de nombreuses énergies primaires : charbon, fioul, gaz naturel, nucléaire, énergies renouvelables.  

C’est sur ce secteur que de grosses économies peuvent être faite et doivent être faites. En effet, nous, pays développés, avons les moyens d’investir dans des énergies plus propres et surtout de minimiser nos besoins en hydrocarbures sur ce secteur qui n’en as pas réellement besoin (contrairement au transport).  

On peut difficilement reprocher à la Chine de brûler du charbon (pas cher) plutôt que d’investir dans des énergies plus propres (mais aussi plus chère). Ce pays est en plein développement et à encore beaucoup d’habitant vivant sous le seuil de pauvreté, on comprendra donc que l’économie d’énergie n’est pas, et ne sera pas leur première priorité tant que l’accroissement du coût de l’énergie sera moins grand que la croissance générée par l’utilisation cette énergie utilisée non efficacement.    

Par contre, nous, pays développé, nous n’avons presque plus de croissance et nous faisons face à une énergie chère. Il est bien entendu que pour des raisons écologiques, il faudra consommer moins… mais c’est aussi du bon sens économique. Dans un milieu à faible croissance, la rentabilité ne se fait que sur l’amélioration des processus et la réduction des coûts…  

Aujourd’hui l’énergie est  devenue tellement chère qu’elle représente et représentera une part de plus en plus grosse de la « note » à la fin du mois. Accroître son efficacité énergétique (produire la même chose avec moins d’énergie) deviendra donc un des leviers les plus importants pour assurer rentabilité et pérennité.  

J’irais même jusqu'à dire que énergie chère + faible croissance sont les facteur qui nous ferons économiser de l’énergie de grés ou de force. Les entreprises qui sauront être efficaces énergétiquement seront les plus compétitives, et comme le but d’une entreprise c’est de faire du profit et bien pas besoin de légiférer, les entreprises prendrons le virage d’elles-mêmes ou disparaîtront.  

D’un point de vue énergie à fournir au particulier, ici aussi c’est du bon sens économique de ne plus utiliser d’hydrocarbure, en effet nous savons que la chine, l’inde… les utiliseront et par conséquent en feront monter le prix, de plus les fournisseurs d’énergies fossiles seront fortement taxé sur le CO2 émis… là encore pour ces raisons, je ne suis pas inquiet et pense que seront développé les énergie renouvelables (à leur niveau) et surtout le nucléaire.  

Le secteur des transports (terrestre, aérien et maritime) est dépendant des produits pétroliers à près de 98% et consomme plus de 50 % de la production pétrolière mondiale. On peut se poser la question, mais pourquoi ce secteur est il dépendant a 98% du pétrole?

En fait la réponse est  assez simple, c’est une question de densité énergétique. C'est-à-dire la quantité d’énergie par litre (ou kg) d’un combustible. Pour des raisons logistiques on peut difficilement se permettre d’utiliser pour le transport des combustibles à densité d’énergie faible. Et malheureusement l’un des seuls combustibles à densité d’énergie élevée ce sont les hydrocarbures liquides.

Par exemple, un litre d’essence fournit 9kW tandis qu’un litre d’hydrogène comprimé en fournis 2kW. Par conséquent pour un réservoir ayant le même volume on fera 4.5 fois moins de km avec de l’hydrogène qu’avec de l’essence. Et ça malheureusement, ce n’est pas acceptable pour la majorité des conducteur (mais sûrement applicable au bus et au flotte de voiture). Je pense donc qu’il sera difficile de se passer de l’énergie fossile pour les transports. Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’on ne peut rien faire, encore une fois, l’essence sera tellement chère que nous allons nous diriger certainement vers des voitures hybrides qui consommeront 3 à 4 litre au 100km. Ce qui est tout de même une réduction de moitié de notre consommation.

 En conclusion, à tout ceux qui pensent qu’il ne faut faire que du renouvelable ou que du nucléaire, je vous le dis vous faite fausse route.   

Le monde a besoin de plus de pétrole, de plus de gaz, de plus de charbon, de plus de nucléaire, de plus d’énergies renouvelables… et surtout de plus d'économies d'énergie.

Cet article est basé sur des publication IFP, revue de l'energie, AEI, BP

Par Pierre Abadie
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Vendredi 26 mai 2006

Qui n’a jamais entendu parler de « la voiture à l’hydrogène » qui n’émet que de l’eau et qui n’est par conséquent non polluante. On entend souvent que l’invention à été faite il y a un siècle (en 1839 pour être exact) et que « le cartel » des pétroliers lutte férocement contre sont développement industriel tant cet avancée technologique pourrais remettre en question l’utilisation du pétrole pour les transports.  

 

Essayons d’analyser objectivement quels sont les avantages et les inconvénients de l’hydrogène pour la production d’énergie.  

 

Pourquoi pense on communément que l’hydrogène est « LA » solution :

 

Dans la perspective d'un développement durable fondée sur des vecteurs d'énergie non polluants, l'hydrogène semble paré de toutes les vertus car sa combustion avec l'oxygène de l'air ne produit que de l'eau. En effet comme son nom l’indique, dans l’hydrogène, il n’y a QUE de l’hydrogène et pas de carbone donc la production de CO2 par combustion est impossible.  

 

De plus, hydrogène et électricité font bon ménage puisque le passage de l'un à l'autre pourrait a priori reposer sur le couple réversible de la pile à combustible et de l'électrolyse de l'eau. Encore une fois on ne parle que d’hydrogène et d’eau (plus un peu de platine… nous y reviendrons).  

 

Tout cela parait vraiment intéressant, et il est donc évidant que si le développement de cette énergie propre n’est pas fait…ce sont pour des raisons obscures et sûrement parce que quelqu’un à des intérêts a protéger.  

 

Malheureusement la vérité n’est pas aussi simple, essayons d’abord de réfléchir sur, comment avoir de l’hydrogène en quantité. 

 

Mais où ce trouve l’hydrogène ? 

 

Tout d’abord il faut préciser que l’hydrogène n’est pas une source d’énergie primaire. Et oui, on ne trouve pas l’hydrogène comme ça dans la nature (du moins en quantité suffisante)…  

 

Il faudra donc le produire.  

 

Qu’à cela ne tienne, nous venons de dire que l’hydrogène peut être obtenu a partir de l’eau… et bien « électrolysons » de l’eau et produisons de l’hydrogène.

Le problème c’est que pour produire cet hydrogène il a fallu de l’énergie et en fait il a fallu beaucoup d’énergie… et pour cet énergie on utilise… de l’électricité… et comme tout le monde le sait, 64% de l’électricité mondiale est générée dans des centrales thermiques qui brûlent… du charbon et par conséquent sont très émettrice de CO2.  

 

Mince nous venons de tuer l’idée dans l’œuf, pour produire de l’hydrogène en quantité suffisante pour alimenter nos voitures… Il faudra brûler du charbon et émettre du CO2 en grande quantité. Ce que nous ne voulons pas faire.  

De nos jour, la seule façon de produire de l’hydrogène de façon « économique » - c'est-à-dire de façon viable dans notre monde où le pétrole à un prix très bas (oui, oui vous avez bien entendu, je pense que le pétrole n’est pas cher… en tout cas bien moins cher de ce qu’il devrait être si nous étions un peu moins inconscients) – C’est le reformage catalytique. 

 

Ce procédé, utilise des hydrocarbones issus du pétrole et produit des aromatiques (par exemple du benzène) et de l’hydrogène. Mince encore une fois pour produire de l’hydrogène on utilise du pétrole… c’est idiot.  

 

Bon passons, disons que nous avons réussi à produire de l’hydrogène sans produire de CO2 (c’est possible, mais ça va énerver les « écolos », je le réserve pour la fin). Maintenant nous sommes bien avancés, nous avons de l’hydrogène en quantité. Il faut le transporter dans nos réservoirs.  

 

La logistique, un problème, quel problème ? 

 

Inutile de le rappeler, l’hydrogène c’est petit…Rappelez vous, sur la classification périodique de Mendeleïev, c’est en haut a gauche. En plus d’être petit, c’est un gaz, et c’est un gaz très peu dense. Et pour finir le tout c’est un gaz très peu dense énergétiquement parlant (il restitue très peu d’énergie par litre consommé).  

 

Nous nous retrouvons donc dans une situation, où, pour combler nos besoins en énergie, il faudra transporter des volumes Enormes d’hydrogène. L’énergie utilisée pour transporter un mètre cube d’hydrogène sera donc grande en comparaison de l’énergie restituée par ce même mètre cube d’hydrogène lors de son utilisation à des fins énergétiques. Pour comparaison, le rendement énergétique de cette opération est 10 fois plus mauvais que pour des hydrocarbures. 

 

Autre problème, pour transporter cet hydrogène, il faudra construire des pipelines, beaucoup de pipelines. Et nous venons de le dire l’hydrogène est la plus petite molécule à l’état naturel et qui à la fâcheuse tendance de s’échapper au moindre petit trou ou microfissures. Et nous le savons tous quand le gaz part, c’est la mort sure. Et oui, tant que les quantités d’hydrogène produites sont faibles, les fuites sont négligeables. Par contre si nous produisons massivement, ces fuites vont engendrer des quantités énormes de vapeur d’eau dans la stratosphère et encore une fois… renforcer l’effet de serre... Ce que nous ne voulons pas.

 

 Bon passons, disons que le transport de l’hydrogène ne coûte rien énergétiquement parlant et qu’il est écologique et que par conséquent, cela à du sens de le transporter en son état. (Là encore il y a peu être une solution, je la réserve pour la fin).   

 

Bon nous avons maintenant des pompes à hydrogène disponible en bas de chez nous. J’ai ma voiture propre à hydrogène et je vais faire le plein. Je fais donc le plein et je pars voir ma maman qui habite à 600km. Et  bien pour faire le voyage, j’aurais refait 6 fois le plein. Et oui, nous l’avons dit la densité énergétique (énergie par litre)  de l’hydrogène est faible… même très faible… en fait elle est 5 fois plus faible que celle des hydrocarbures… par conséquent pour le même nombre de kilomètres parcouru j’aurais consommé 5 fois plus en volume… Pratique non ?   

 

Bon passons, disons qu’il est pratique de s’arrêter tout les 100km et que de toute façon c’est ce que la sécurité routière nous demande faire. Pendant tous ces arrêts forcés on se pause tout de même une question… Mais au fait comment ça marche un moteur à hydrogène ? 

 

La pile à combustible ?  

 

Pour faire simple, dans une voiture à hydrogène, on ne va pas brûler l’hydrogène, mais on va convertir son énergie chimique en énergie électrique (utilisé ensuite pour faire tourner nos roues). En gros l’hydrogène grâce à un catalyseur vas libérer ses électrons qui vont aller de l’anode à la cathode, en ce faisant la fée électricité apparaît.

 

Mais attendez une seconde, on parle de catalyseur là… c’est quoi le catalyseur ? Et bien c’est tout simplement du platine… mais très peu de platine, seulement 10g par moteur… ouf on est tous rassuré.  

Pas si sur, si on s’y penche d’un peu plus près on s’aperçoit qu’un seul pays fourni 75% de la demande mondiale de platine. Ce pays c’est l’Afrique du sud. Et compte tenu de la production actuelle de platine il faudra 100ans pour équiper le demi milliard de véhicules qu’il y a sur terre. Même pas la peine de parler du prix du platine qui s’envolera sans doute si nous prenons cette voie… sans compter les soucis géopolitiques que rencontrera l’Afrique du sud si elle dispose de 75% des ressources mondiales de platine (on voit ce qu’il ce passe en Irak pour un peu de pétrole). 

 

 

Bref tout ça pour dire quoi ? Que l’hydrogène c’est nul ? 

 

Certainement pas. Le but était d’essayer de prouver que la voie hydrogène n’est pas si simple que cela. Encore un fois on ne peut pas penser qu’une énergie doit en remplacer une autre… dans notre société il vas falloir utiliser toute les énergies disponibles et les utiliser de façon intelligente. Nous l’avons vu ce n’est pas parce que l’hydrogène n’émet pas de CO2 lors de son utilisation finale qu’il est propre pour autant (du moins de nos jours).   

 

Alors que penser de l’hydrogène ? 

 

Ceci n’engage que moi, mais rappelons tout les problèmes rapidement:

    

     1)      Pour produire de l’hydrogène il faut de l’énergie électrique.  

2)      Il coûte cher de transporter de l’hydrogène et c’est mauvais pour l’environnement.   

3)      La densité énergétique de l’hydrogène est trop faible pour permettre de longs trajets.   

4)      Le platine disponible pour faire des piles n’est pas suffisant pour toutes les voitures.  

 

Donc si on veut utiliser de l’hydrogène de manière sensée il faut :

 

1)      Le produire sans émettre de CO2, par conséquent la seule source d’énergie que nous pouvons utiliser est, soit le nucléaire, soit les renouvelable. En fait pour répondre à la demande si nous voulons produire assez d’hydrogène il nous faudra construire 2000 réacteurs nucléaire où 4 million d’éolienne de grande puissance.   

2)      Comme nous ne pouvons pas transporter l’hydrogène facilement en grande quantité. Il faudra utiliser cette hydrogène, rajouter un peu de carbone (venant de la biomasse) et créer de l’essence de synthèse… encore une fois si on veut assez de biomasse il faudra transformer la moitié des forêts de notre planète en champs de colza.   

3)      Ensuite si on veut utiliser la pile à hydrogène pour le transport, je dis oui pour les flottes de bus par exemple… en effet le volume d’un réservoir qu’on mettrait sur le toit serait assez conséquent pour avoir assez d’autonomie. Et finalement les flotte de bus il n’y en pas tant que cela le cours du platine n’en sera sûrement pas trop secoué.  

 

En conclusion je dirais que l’hydrogène c’est bien pour une utilisation de transport, si on à un parc nucléaire conséquent pour le produire et pas mal de champs de colza à disposition. De cette façon on produit sans émettre de CO2, on fournit du carbone sans émettre de CO2, on transporte de l’essence de synthèse et on ne cannibalise pas toute la production de platine mondial pour faire des pile à combustible.  

 

On le voit bien, l’hydrogène n’est pas « LA » solution, c’est seulement une partie de la solution.  

 

Pas si simple ce problème du transport… la solution la plus simple si on veut réduire les émissions… c’est de se regarder dans sa voiture le matin… réaliser qu’on est dans un bouchon… réaliser qu’on est tout seul dans sa voiture… réaliser que tout le monde est tout seul dans sa voiture… et là avoir une idée de génie… faire du covoiturage…si il y a deux personne par voiture… les émissions sont divisée par deux… en plus il n’y a plus de bouchon et on à quelqu’un à qui parler… elle est pas belle la vie ?

 

 

 

 

 

 

Par Pierre Abadie
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Mercredi 3 janvier 2007

- Sommes nous à cours de pétrole ?  

 

- Non, il reste encore au moins 40 ans de réserve…  

 

C’est ce que l’on dit et en effet il reste 40 ans de réserve voir bien plus si on tient compte des pétrole non conventionnels (tels les sable bitumineux d’Athabaska).  

 

- La civilisation telle que nous la connaissons arrive bientôt à sa fin !!!  

 

- Arrf, vraiment n’importe quoi…  

 

C’est pourtant ce que maintient le géologue Dr Collin Campbell et cela n’est pas la proclamation farfelue d’un culte de la fin des temps. C’est tout simplement la conclusion scientifique d’un des géologues les mieux payés et les plus largement respecté dans le monde.  

 

Ce sont des individus rationnels, professionnels, conservateurs et qui sont terrifié à l’idée d’un phénomène connu sous le nom de « peak oil », en Français « apogée du pétrole » au niveau mondial.  

 

Tout le monde s’accorde à dire que nous aurons passé le peak oil entre 2010 et 2030. Le Dr Campbell pense que nous atteindrons le sommet de la production pétrolière en 2010.  

 

Bien entendu dit il : «  le pétrole ne s’épuisera pas d’un coup car la production de pétrole suit une courbe en cloche, le pétrole est de plus en plus abondant sur le coté croissant de la courbe (nous nous y trouvons), et il deviendra de plus en plus rare et cher sur le coté décroissant. Le sommet de la courbe coïncide avec le moment où la dotation en pétrole a été épuisée à 50%. Une fois que ce sommet est passé, la production de pétrole commencera à chuter tandis que les coûts commenceront à augmenter. » 

 

En simplifié cela veut dire que si 2000 était l’année de l’apogée mondiale de pétrole, la production pétrolière mondiale en 2020 sera la même que celle de 1980. Cependant la population mondiale en 2020 sera à la fois beaucoup plus nombreuse (environ le double) et beaucoup plus industrialisée (c'est-à-dire dépendante du pétrole) qu’elle ne l’était en 1980.

 

 

 

La conséquence est simple,  la demande mondiale de pétrole dépassera la production mondiale de pétrole d’une marge significative. Le prix montera bien évidemment en flèche, les économies dépendantes du pétrole vont s’écrouler, et les guerres de ressources vont exploser.  

 

La réelle question n’est pas tellement celle de l’épuisement (plus du tout de pétrole) tel que l’on aime bien le croire, mais plutôt celle de ne plus avoir assez pour faire tourner l’économie où plutôt notre économie actuelle reposant sur l’énergie fossile bon marché et sur la croissance amenant à consommer de plus en plus.  

 

Le problème de la raréfaction du pétrole sur notre économie s’apparente à celui de la déshydratation du corps humain. En effet le corps humain est composé a 70% d’eau, pour faire simple un homme de 100kg contient 70kg d’eau. Comme l’eau est tellement cruciale pour tout ce que fait le corps humain que l’homme n’a pas besoin de perdre la totalité des 70kg d’eau pour s’évanouir pour cause de déshydratation. En réalité une perte de seulement 7kg d’eau suffit à le tuer.  

 

De la même façon une économie basée sur le pétrole comme la notre n’a pas besoin d’épuiser entièrement ces réserves de pétrole pour s’écrouler. Un fossé de seulement 10% à 15% ente l’offre et la demande suffiront à briser complètement une économie dépendante du pétrole commence à s’écrouler.  

 

- Ouf, j’ai eu peur en France nous avons le nucléaire donc notre économie n’est pas dépendante du pétrole !!!  

 

Malheureusement, c’est refuser la réalité… l’or noir à totalement changé notre quotidiens en quelques générations.  

 

L’énergie fossile a remplacé 90% des agriculteurs pas des tracteurs et des engrais (qui sont des dérivés du pétrole).  

 

Par ailleurs remplacer des agriculteurs par du pétrole pose un autre problème, en effet en ce moment nous dépensons 17 calories d’énergie fossile bien entendu non renouvelable pour produire 1 calorie de céréale… 

 

En réalité nous mangeons du pétrole, l’agriculture intensive qui permet à 5 milliards d’humains de vivre (souvenez vous que nous étions 4 fois moins nombreux il y à 100 ans) est basée sur la consommation d’énergie fossile non renouvelable et nous savons que nous allons bientôt passer le peak oil.    

 

Je me pose la question : Que va t’il se passer dès que nous n’aurons plus assez de pétrole pour alimenter notre agriculture ?  

 

Bref revenons a nous moutons, l’énergie fossile à transformé l’agriculture, crée l’industrie, les transports abondants et tout les emplois et les habitude de consommations qui en dépendent. Grâce à l’usage des machines, des centaines de millions de paire de bras on été libéré qui ont pu occuper des emplois de bureau. Et ceci est dévastateur en terme énergétique, en effet un salarié travaillant dans un bureau consomme autant d’énergie pour son seul travail qu’un français en consommait pour tous ces usages en 1960.  

 

Bref, le tarissement des ressources fossile ne se fera pas sans heurts. Et portant nous n’en parlons presque pas… Et oui cela fait maintenant quelques décennies que l’abondance énergétique bon marché est devenue un élément du quotidien des français, à tel point que tout français âgé de moins de 40 ans n’a jamais connu autre chose…Après toutes ces années de « toujours plus », Il est maintenant difficile d’accepter qu’il faille maintenant viser le « nettement moins ».  

 

Avoir une voiture de une tonne par adulte, des téléphones portables ou un logement peu isolé, sera il payé à son juste prix si la conséquence doit être la dictature, la guerre, la maladie et la famine pour nos descendant (et peu être même nous) ?  

 

J’aimerai que ces questions soit traités et débattues pour nos prochaines présidentielles, l’immigration et le pouvoir d’achat c’est intéressant… 

 

Mais bon parfois prendre un peu de hauteur et fixer définir une vision pour l’avenir de son pays serait peu être un petit plus « responsable », non ? 

Sources : Energy in Africa et le plein s'il vous plait de JM Jacovici

 

Par Pierre Abadie
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Jeudi 11 janvier 2007

Bonjour à tous, ci joint la note de synthese de "l'étude Stern" (en Français s'il vous plait) du ministere de l'économie Anglais au sujet de l'impact du rechauffement climatique sur l'économie...

Personnellement, j'aime le pragmatisme Anglais... alors que chez nous ce sujet est debatu par des "écolos au cheveux longs" et n'est de mon point de vue pas vraiment pris comme un sujet sérieux...

Les anglais expliquent que il vaut mieux faire quelque chose tout de suite sinon cela coutera plus cher si on le fait plus tard...

ce n'est même pas une bonne resolution du genre, si on ne fait rien nos enfants auront un monde invivable...

Ce qui parrait être une evidence outre manche est encore quelque chose qui reste a prouver de notre coté de la manche... Qui vivra... verra...

pour les anglophones, l'etude complete:

http://www.hm-treasury.gov.uk/independent_reviews/stern_review_economics_climate_change/sternreview_index.cfm

 

C'est un peu long mais une bonne lecture:

LA “ STERN REVIEW ” : l’économie du changement climatique

 Note de synthèse  

 

 

Si nous adoptons des mesures fermes dès à présent, il est encore temps d’éviter les pires conséquences du changement climatique.  

 

Les preuves scientifiques sont maintenant accablantes : le changement climatique constitue une menace planétaire grave et exige une réponse mondiale de toute urgence. 

 

Cette Revue a évalué un vaste éventail de preuves sur les conséquences du changement climatique et sur ses coûts économiques et elle a fait appel à un nombre de techniques différentes pour évaluer les coûts et les risques. Sous ces diverses perspectives les preuves amassées par la Revue mènent à une conclusion simple : les avantages que présente une action ferme et précoce l’emportent de loin sur les coûts économiques de l’inaction.  

 

Le changement climatique affectera les éléments fondamentaux de la vie pour des pans entiers de populations de par le monde – l’accès à l’eau, la production de nourriture, la santé ainsi que l’environnement. Des centaines de millions de personnes pourraient souffrir de la faim, de la pénurie d’eau et d’inondations côtières au fur et à mesure que la planète se réchauffe.  

 

Utilisant les résultats de modèles économiques officiels, la Revue estime que si l’on ne réagit pas, les coûts et les risques globaux du changement climatique seront équivalents à une perte d’au moins 5 % du PIB mondial chaque année, aujourd’hui et pour toujours. Si l’on prend en compte un éventail plus vaste de risques et de conséquences, les estimations des dommages pourraient s’élever à 20 % du PIB ou plus. 

 

Par contre, les coûts de l’action, à savoir réduire les émissions de gaz à effet de serre pour éviter les pires conséquences du changement climatique, peuvent se limiter à environ 1 % du PIB mondial chaque année. 

 

L’investissement que l’on fera au cours des dix à vingt prochaines années aura un effet profond sur le climat de la seconde moitié de ce siècle et au siècle suivant. Nos actions aujourd’hui et au cours des décennies à venir pourraient engendrer des risques de perturbations majeures pour l’activité économique et sociale, sur une échelle semblable aux perturbations associées aux grandes guerres et à la dépression économique de la première moitié du XXe siècle. Et il sera difficile, pour ne pas dire impossible, de faire machine arrière.  

 

Il est, par conséquent, patent qu’une action prompte et ferme est justifiée. Etant donné que le changement climatique est un problème planétaire, la réponse à ce problème se doit d’être internationale. Elle doit reposer sur une vision partagée des objectifs à long terme et d’un accord sur les cadres qui accéléreront l’action au cours de la prochaine décennie et elle doit se développer à partir d’approches qui se renforcent mutuellement au niveau national, régional et international. 

 

Le changement climatique pourrait avoir des conséquences très sérieuses sur la croissance et sur le développement.  

 

Si l’on ne fait rien pour réduire les émissions, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pourrait atteindre dès 2035 le double du niveau qu’elle atteignait avant l’ère industrielle, nous consignant pratiquement à une hausse de la  température moyenne mondiale de plus de 2°C. A plus long terme, il y aurait plus de 50 % de risque que la hausse de la température dépasse les 5°C. Cette hausse serait extrêmement dangereuse, en effet : c’est l’équivalent du changement survenu dans les températures moyennes de la dernière période glaciaire à nos jours. Un changement aussi radical de la géographie physique du globe ne peut qu’entraîner des changements majeurs dans la géographie humaine, c’est-à-dire où les gens vivent et comment ils vivent leur vie.  

 

Même à des niveaux plus modérés de réchauffement, tout – des études détaillées des conséquences au niveau régional et sectoriel des changements de schémas climatiques jusqu’aux modèles économiques des effets à l’échelon planétaire – porte à croire que le changement climatique aura des conséquences sérieuses sur la production mondiale, sur la vie humaine et sur l’environnement.  

 

Tous les pays seront affectés. Les plus vulnérables – les pays et populations les plus pauvres – seront les premiers à en souffrir et ceux qui en souffriront le plus, alors même que ce sont eux qui ont le moins contribué aux causes du changement climatique. Les coûts suscités par un temps extrêmement inclément (dont inondations, sécheresses et tempêtes) augmentent d’ores et déjà, y compris pour les pays riches.  

 

L’adaptation au changement climatique – c’est-à-dire l’adoption de mesures destinées à renforcer la faculté de résister et à réduire les coûts au minimum – est essentielle. Il n’est plus possible d’éviter le changement climatique qui se fera au cours des deux à trois prochaines décennies, mais il est encore possible de protéger nos sociétés et nos économies de ses conséquences dans une certaine mesure – en fournissant une meilleure information, une planification optimisée et des cultures et infrastructures mieux aptes à résister au climat, par exemple. Cette adaptation coûtera des dizaines de milliards de dollars par an dans les pays en développement seulement et grèvera encore davantage des ressources déjà limitées. Il faudrait intensifier les efforts d’adaptation, notamment dans les pays en développement.  

 

Les coûts nécessaires pour stabiliser le climat sont importants mais ils sont gérables ; un retard serait dangereux et bien plus coûteux.   

 

Les risques des pires conséquences du changement climatique pourraient être considérablement réduits si l’on parvenait à stabiliser les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère entre 450 et 550 ppm en équivalent CO2. Le niveau actuel est de 430 ppm en équivalent CO2 aujourd’hui et il augmente de plus de 2 ppm chaque année. La stabilisation dans cette fourchette exigerait que les émissions se situent au moins à 25 % en deçà des niveaux actuels d’ici 2050 et, qui sait, bien plus encore.  

 

A terme, la stabilisation – à quelque niveau que ce soit – exige que les émissions annuelles soient ramenées à plus de 80 % en deçà des niveaux actuels.  

 

Ceci représente un défi important, mais une action à long terme inscrite dans la durée peut y parvenir à des coûts qui sont faibles en comparaison avec les risques de l’inaction. Les estimations centrales des coûts annuels nécessaires pour aboutir à une stabilisation entre 500 et 550 ppm en équivalent CO2 s’élèvent à environ 1 % du PIB mondial, si nous commençons dès à présent à prendre des mesures fermes. 

 

Les coûts pourraient être encore plus bas que cela si l’on réalise des gains importants en efficacité ou encore si l’on mesure les forts avantages collatéraux, comme par exemple la réduction de la pollution de l’air. Les coûts seront plus élevés si les innovations en matière de technologie moins carbonée sont plus lentes que prévu ou si les décideurs ne tirent pas le meilleur parti possible des instruments économiques qui permettent de réduire les émissions chaque fois que cela revient moins cher de le faire et partout où cela est le cas et de quelque façon que ce soit.  

 

Il serait d’ores et déjà très difficile et très coûteux de s’efforcer de stabiliser à 450 ppm en équivalent CO2. Mais si l’on attend, la possibilité de stabiliser à 500-550 ppm en équivalent CO2 pourrait nous échapper.  

 

Une action sur le changement climatique est requise de la part de tous les pays et il n’est pas nécessaire qu’elle impose une limite aux aspirations de croissance des pays riches ou pauvres.  

 

Les coûts nécessaires pour prendre les mesures qui s’imposent ne sont pas répartis de façon égale sur tous les secteurs ou autour du globe. Même si le monde riche accepte la responsabilité de coupures absolues des émissions de 60 à 80 % d’ici 2050, les pays en développement doivent parallèlement adopter des mesures importantes. Or, il ne faudrait pas s’attendre à ce que les pays en développement assument tous les coûts de cette action à eux seuls, et cela ne leur sera pas nécessaire. Les marchés du carbone dans les pays riches commencent déjà à générer des flux de financement destinés à encourager le développement de technologies moins carbonées, y compris par le biais du mécanisme de développement propre. Il est à présent nécessaire de transformer ces flux pour soutenir l’action sur l’échelle requise. 

 

L’action sur le changement climatique créera également des possibilités commerciales importantes, à mesure que de nouveaux marchés se créent dans les technologies énergétiques moins carbonées et dans les autres biens et services moins carbonés. Ces marchés pourraient se développer et valoir des centaines de milliards de dollars chaque année et l’emploi dans ces secteurs augmentera en conséquence.  

 

Le monde n’a pas besoin de choisir entre éviter le changement climatique et promouvoir la croissance et le développement. Les changements survenus dans les technologies énergétiques et dans la structure des économies ont créé des possibilités de séparer la croissance des émissions de gaz à effet de serre. En effet, si l’on ne tient pas compte du changement climatique, cela à terme portera préjudice à la croissance économique. 

La maîtrise du changement climatique est la stratégie favorable à la croissance à plus long terme et cela peut se faire d’une façon qui n’impose pas de limite aux aspirations à la croissance des pays riches ou pauvres.  

 

Il existe une gamme d’options pour réduire les émissions ; une action gouvernementale ferme et délibérée est requise pour encourager l’adoption de ces options. 

 

Il est possible de réduire les émissions grâce à une plus grande efficacité énergétique, à une modification de la demande et grâce à l’adoption de technologies propres en matière d’électricité, de chauffage et de transport. Il est nécessaire que l’utilisation du carbone dans le secteur de la production électrique de par le monde baisse de 60 % au moins d’ici 2050 pour que les concentrations dans l’atmosphère se stabilisent à 550 ppm en équivalent CO2 ou en deçà ; en outre, des réductions profondes d’émissions seront également nécessaires dans la filière transport.  

 

Même avec une forte progression de l’utilisation de l’énergie renouvelable et d’autres sources d’énergie moins carbonées, les combustibles fossiles pourraient toujours constituer plus de la moitié de l’approvisionnement énergétique mondial en 2050. Le charbon continuera à être important dans le mélange énergétique dans le monde entier, y compris dans les économies en rapide expansion. Le captage et le stockage sur une large échelle du carbone seront nécessaires pour permettre de continuer à utiliser les combustibles fossiles sans dégâts pour l’atmosphère.  

 

Des réductions des émissions non énergétiques, à l’instar de celles qui proviennent de la déforestation et des procédés agricoles et industriels, sont également indispensables.  

 

Avec des choix d’orientation forts et délibérés, il est possible de réduire les émissions tant dans les économies développées que dans celles qui sont en développement dans les proportions nécessaires pour entraîner une stabilisation dans la fourchette requise sans restreindre le développement.  

 

Le changement climatique est l’échec le plus grand du marché que le monde ait jamais connu et il a une action réciproque sur les autres imperfections du marché. Trois éléments d’actions sont nécessaires pour obtenir une réponse planétaire efficace. Le premier est la fixation du prix du carbone, appliquée à travers les taxes, le commerce ou une réglementation. Le second est l’action gouvernementale pour encourager l’innovation et le déploiement de technologies moins carbonées. Et le troisième est l’action pour retirer les obstacles à l’efficacité énergétique et pour informer, éduquer et persuader les individus sur ce qu’ils peuvent faire pour réagir face au changement climatique.  

 

Le changement climatique exige une réponse internationale reposant sur une compréhension partagée des objectifs à long terme et un accord sur les cadres d’action.  

 

De nombreux pays et régions prennent d’ores et déjà des mesures : l’UE, la Californie et la Chine sont parmi ceux qui se sont dotés des orientations de politiques les plus ambitieuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique et le Protocole de Kyoto offrent une base de coopération internationale, de même qu’une panoplie de partenariats et d’autres approches. Mais il faut à présent des mesures plus ambitieuses dans le monde entier.  

 

Les pays étant confrontés à des circonstances diverses apporteront à la maîtrise du changement climatique des contributions différentes. Toutefois une action des pays à titre individuel ne suffit pas. Chaque pays, quelle que soit sa taille, ne représente qu’une partie du problème. Il est indispensable de créer une vision internationale partagée des objectifs à long terme et de dresser les cadres internationaux qui aideront chaque pays à remplir son rôle pour atteindre ces objectifs communs.  

 

Les éléments clefs de ces cadres internationaux futurs devront inclure :  

 

L’échange des émissions : étendre et relier le nombre grandissant de projets d’échange des émissions de par le monde est un moyen puissant de promouvoir des réductions rentables des émissions et de faire progresser l’action dans les pays en développement : des objectifs-cibles forts dans les pays riches pourraient encourager des flux s’élevant à des dizaines de milliards de dollars chaque année pour soutenir la transition vers des voies de développement moins carbonées.  

 

La coopération technologique : Une coordination officieuse ainsi que des accords officiels peuvent stimuler l’efficacité des investissements dans l’innovation dans le monde entier. A l’échelle mondiale, le soutien pour les R & D dans le domaine de l’énergie devraient doubler au moins et le soutien pour le déploiement de nouvelles technologies moins carbonées devrait au minimum quintupler. La coopération internationale sur les normes des produits est un moyen puissant de stimuler l’efficacité énergétique.  

 

L’action pour réduire la déforestation : La perte des forêts naturelles de par le monde contribue plus aux émissions globales chaque année que la filière des transports. Juguler la déforestation est un moyen extrêmement rentable de réduire les émissions ; des programmes pilotes internationaux à grande échelle destinés à explorer quelle est la meilleure façon de parvenir à cette fin pourraient être lancés très rapidement.  

 

L’adaptation : Les pays les plus pauvres sont les plus vulnérables au changement climatique. Il est indispensable que le changement climatique soit pleinement intégré aux orientations de politique en matière de développement et que les pays riches honorent les promesses qu’ils ont faites visant à accroître leur soutien par le biais de l’aide publique au développement. Le financement international devrait également appuyer une amélioration de l’information au niveau régional sur les conséquences du changement climatique et la recherche sur de nouvelles variétés de cultures qui seront plus résistantes à la sécheresse et aux inondations. 

Par Pierre Abadie
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Dimanche 4 février 2007

Le vrai coût du pétrole…

Depuis quelque temps, on parle souvent d’énergie chère avec un baril de pétrole à plus de 50$ et un prix du litre d’essence de plus de 1€ à la pompe. 

 

La question est donc quel est le « juste prix » du litre d’essence ?  

 

Certain diront que le prix du pétrole est lié au fait que nous devrons aller chercher le pétrole de plus en plus profond… en territoire de plus en plus hostile… et que tout cela à un coût… A priori, nous explique t’on, le marché fera le reste… Si la demande augmente et qu’il y a pénurie, le prix du baril va alors monter rendant l’extraction de pétrole en milieu difficile rentable… nous serons alors alimenté en énergie plus longtemps.  

 

Ceci, est une manière logique de voir les chose… des entreprises ou des états ne fourniront au marché du pétrole, que si le coût d’extraction de celui-ci est inférieur à sont prix de vente (en d’autres mots si et seulement si il y a un bénéfice)…  

 

Ce mode de raisonnement amène à avoir l’énergie fossile le plus bon marché possible… Ce qui pousse à une surconsommation d’une énergie non renouvelable…  

 

Ce monde de raisonnement est faux à mon avis pour 2 raisons :  

 

1)      Il ne prend pas en compte le coût d’utiliser une ressource épuisable, ou plutôt il remet à plus tard le coût d’utilisation d’une énergie épuisable… En effet lorsqu’il n’y aura plus de pétrole pour alimenter la croissance mondiale on peut s’attendre à une envolée des prix (et se sont nous enfants ou nous même (vieux) qui en payeront le prix cash). 

 

2)      Il ne prend pas en compte le coût d’utiliser une énergie polluante, notamment assez fortement émettrice de CO2… J’entends par coût, ce que nous aurons à payer si le changement climatique cause tempêtes,  inondations, baisse des récoltes… (L’étude Stern du ministère des finances Anglais prévoit que 20% du PIB mondial pourrait être englouti pour réparer les dommages du dérèglement climatique)    

 

Je pense personnellement que l’on mesure mal les services rendus par le pétrole « bon marché » :  

 

Depuis 1800, les gains de productivité due à l’abondance énergétique ont permis de libérer du temps pour l’enseignement, les loisirs, la recherche et ont permis un développement scientifique et technique sans précédant…  

 

Pour un français, le résultat le plus  flagrant de cet amélioration, c’est l’espérance de vie qui durant cette période passe de environ 30ans à plus de 70ans de nos jours.  

 

Et oui, on l’oublie souvent mais un « prolétaire Français » d’aujourd’hui vie 2 à 3 fois plus longtemps qu’un seigneur du moyen age... Il dispose d’eau potable (et chaude) en tournant un robinet... il a sa disposition 24 heures sur 24 un fiacre super luxe qui permet, en appuyant sur un bouton, d’avoir chaud en hiver et d’avoir froid en été…  

 

La voiture est exemple incroyable, sachant que un CV du moteur de notre voiture correspond à la puissance réelle fournie par un cheval… nous sommes en train de dire que, de nos jours n’importe quel ménage français, qui a acquis une clio 1.5DCI 80CV pour seulement 8-10 mois de salaire, vient d'acquérir l’équivalent d’un attelage de 80 chevaux de notre seigneur du 15eme siècle, soit tout son harras. Ceci depasse certainement tout les reves les plus fou du paysan du 15eme siecle. 

 

Même la population du tiers monde que nous voyons comme sous développée n’a rien à envier du français de 1900. Un Indien par exemple avec 300$ de PNB vit 15 ans de plus qu’un français de 1900, et à déjà « plus ou moins » accès à la médecine et l’enseignement.  

 

Nous ne nous en rendons pas compte car nous avons toujours vécu de cette manière, mais l’abondance énergétique bon marché à fait de nous des « surhommes » au regard de ce qu’à toujours été la condition humaine depuis ces débuts. A travers notre consommation nous avons maintenant, tous, des centaines de domestiques à notre disposition, ceux-ci s’appellent voitures, tondeuses à gazon, perceuses, trains, ascenseurs…  

 

Pour avoir les idées bien en place il suffit de regarder l’énergie disponible dans un réservoir d’essence. Dans 45 litre d’essence (un plein de clio)  il y  a 1.6Gjoule… ce qui est équivalent à environ 400 000 calories nutritives (celle qu’on trouve au dos les paquets de nourriture).  

 

Un moteur de voiture n’est efficace qu’a environ 30%, en d’autres mots, seulement 30% de l’essence n’est utilise pour faire bouger la voiture, le reste entant perdu en dégagement de chaleur et frottements entre pièces mécaniques. 

Ce qui veut dire que pour l’équivalent d’un plein (environ 50Euro) nous venons de consommer l'équivalent de 120 000 calorie nutritive (vous allez comprendre plus bas pourquoi je convertis en calorie nutritive) pour aller d’un point A à un point B (environ 500km).  

 

Imaginons maintenant notre ouvrier français, de nos jours, celui-ci se nourrit (environ 4000 calorie nutritive par jours). Il travaille à la chaîne 8 heures par jours pour monter des clios et dépense pour son travail environ 3000 calories nutritives par jour, cette énergie est depensée en énergie mécanique (disons qu’il a une tache relativement difficile physiquement à effectuer), les 1000 calories restantent servant à faire fonctionner son corps.  

 

En un mois de travail payé au smic, notre ouvrier à fourni 3000 calories * 5 jours * 4 semaines = 60 000 calories.  

 

C’est là que la magie s’opère… notre ouvrier pour fournir une quantité d’énergie 2 fois moins grande que celle contenue dans un plein de voiture est payée 1000Euro alors que le plein à coûté 50Euro.  

 

En conclusion, à service énergétique égaux (une même quantité d’énergie fournie), le travail en France coûte 20 fois plus cher que le pétrole.   

 

C’est en ayant ces chiffres en tête que je me dit que le pétrole n’est en réalité vraiment pas cher…

je ne propose pas de multiplier par 20 le prix de l’énergie fossile… mais bon sachant que le pétrole étant une ressource épuisable et qu’elle nous rend des services incroyables, ne serait-t-il pas sage de taxer d’année en année de plus en plus les énergie fossile?

Cela rendrait moins compétitives les énergies fossiles et nous forcerait à en optimiser l’usage d’une part, et cela nous permettrait de créer un petit pécule supplémentaire pour payer plus tard la note du déregèlement climatique mais aussi d'orienter d’orienter nos politique énergétique vers des choses un peu plus renouvelables ou nucléaire lorsque c’est possible (ne conservant le petrole pour des choses comme le transport où nous auront bien du mal à nous séparer).

Il serait interessant de réorienter notre poltique d'urbanisme vers une recentralisation plutot qu'un banlieuisation qui ne fait que generer plus de transports, plus d'infractrustrure soit plus de consommation d'energie.

Cela va etre dur mais, mais le vrai problème du futur sera de conserver notre niveau de vie de "surhomme" qu'a permis l'utilisation d'energie fossile... mais sans energie fossile, car nous le savons un jour ou l'autre il n'y en aura plus (l'inconnue etant plus, de qui entre le rechauffement climatique ou la penurie de petrole nous tapera le premier).

Par Pierre Abadie
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