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Dimanche 4 février 2007

Le vrai coût du pétrole…

Depuis quelque temps, on parle souvent d’énergie chère avec un baril de pétrole à plus de 50$ et un prix du litre d’essence de plus de 1€ à la pompe. 

 

La question est donc quel est le « juste prix » du litre d’essence ?  

 

Certain diront que le prix du pétrole est lié au fait que nous devrons aller chercher le pétrole de plus en plus profond… en territoire de plus en plus hostile… et que tout cela à un coût… A priori, nous explique t’on, le marché fera le reste… Si la demande augmente et qu’il y a pénurie, le prix du baril va alors monter rendant l’extraction de pétrole en milieu difficile rentable… nous serons alors alimenté en énergie plus longtemps.  

 

Ceci, est une manière logique de voir les chose… des entreprises ou des états ne fourniront au marché du pétrole, que si le coût d’extraction de celui-ci est inférieur à sont prix de vente (en d’autres mots si et seulement si il y a un bénéfice)…  

 

Ce mode de raisonnement amène à avoir l’énergie fossile le plus bon marché possible… Ce qui pousse à une surconsommation d’une énergie non renouvelable…  

 

Ce monde de raisonnement est faux à mon avis pour 2 raisons :  

 

1)      Il ne prend pas en compte le coût d’utiliser une ressource épuisable, ou plutôt il remet à plus tard le coût d’utilisation d’une énergie épuisable… En effet lorsqu’il n’y aura plus de pétrole pour alimenter la croissance mondiale on peut s’attendre à une envolée des prix (et se sont nous enfants ou nous même (vieux) qui en payeront le prix cash). 

 

2)      Il ne prend pas en compte le coût d’utiliser une énergie polluante, notamment assez fortement émettrice de CO2… J’entends par coût, ce que nous aurons à payer si le changement climatique cause tempêtes,  inondations, baisse des récoltes… (L’étude Stern du ministère des finances Anglais prévoit que 20% du PIB mondial pourrait être englouti pour réparer les dommages du dérèglement climatique)    

 

Je pense personnellement que l’on mesure mal les services rendus par le pétrole « bon marché » :  

 

Depuis 1800, les gains de productivité due à l’abondance énergétique ont permis de libérer du temps pour l’enseignement, les loisirs, la recherche et ont permis un développement scientifique et technique sans précédant…  

 

Pour un français, le résultat le plus  flagrant de cet amélioration, c’est l’espérance de vie qui durant cette période passe de environ 30ans à plus de 70ans de nos jours.  

 

Et oui, on l’oublie souvent mais un « prolétaire Français » d’aujourd’hui vie 2 à 3 fois plus longtemps qu’un seigneur du moyen age... Il dispose d’eau potable (et chaude) en tournant un robinet... il a sa disposition 24 heures sur 24 un fiacre super luxe qui permet, en appuyant sur un bouton, d’avoir chaud en hiver et d’avoir froid en été…  

 

La voiture est exemple incroyable, sachant que un CV du moteur de notre voiture correspond à la puissance réelle fournie par un cheval… nous sommes en train de dire que, de nos jours n’importe quel ménage français, qui a acquis une clio 1.5DCI 80CV pour seulement 8-10 mois de salaire, vient d'acquérir l’équivalent d’un attelage de 80 chevaux de notre seigneur du 15eme siècle, soit tout son harras. Ceci depasse certainement tout les reves les plus fou du paysan du 15eme siecle. 

 

Même la population du tiers monde que nous voyons comme sous développée n’a rien à envier du français de 1900. Un Indien par exemple avec 300$ de PNB vit 15 ans de plus qu’un français de 1900, et à déjà « plus ou moins » accès à la médecine et l’enseignement.  

 

Nous ne nous en rendons pas compte car nous avons toujours vécu de cette manière, mais l’abondance énergétique bon marché à fait de nous des « surhommes » au regard de ce qu’à toujours été la condition humaine depuis ces débuts. A travers notre consommation nous avons maintenant, tous, des centaines de domestiques à notre disposition, ceux-ci s’appellent voitures, tondeuses à gazon, perceuses, trains, ascenseurs…  

 

Pour avoir les idées bien en place il suffit de regarder l’énergie disponible dans un réservoir d’essence. Dans 45 litre d’essence (un plein de clio)  il y  a 1.6Gjoule… ce qui est équivalent à environ 400 000 calories nutritives (celle qu’on trouve au dos les paquets de nourriture).  

 

Un moteur de voiture n’est efficace qu’a environ 30%, en d’autres mots, seulement 30% de l’essence n’est utilise pour faire bouger la voiture, le reste entant perdu en dégagement de chaleur et frottements entre pièces mécaniques. 

Ce qui veut dire que pour l’équivalent d’un plein (environ 50Euro) nous venons de consommer l'équivalent de 120 000 calorie nutritive (vous allez comprendre plus bas pourquoi je convertis en calorie nutritive) pour aller d’un point A à un point B (environ 500km).  

 

Imaginons maintenant notre ouvrier français, de nos jours, celui-ci se nourrit (environ 4000 calorie nutritive par jours). Il travaille à la chaîne 8 heures par jours pour monter des clios et dépense pour son travail environ 3000 calories nutritives par jour, cette énergie est depensée en énergie mécanique (disons qu’il a une tache relativement difficile physiquement à effectuer), les 1000 calories restantent servant à faire fonctionner son corps.  

 

En un mois de travail payé au smic, notre ouvrier à fourni 3000 calories * 5 jours * 4 semaines = 60 000 calories.  

 

C’est là que la magie s’opère… notre ouvrier pour fournir une quantité d’énergie 2 fois moins grande que celle contenue dans un plein de voiture est payée 1000Euro alors que le plein à coûté 50Euro.  

 

En conclusion, à service énergétique égaux (une même quantité d’énergie fournie), le travail en France coûte 20 fois plus cher que le pétrole.   

 

C’est en ayant ces chiffres en tête que je me dit que le pétrole n’est en réalité vraiment pas cher…

je ne propose pas de multiplier par 20 le prix de l’énergie fossile… mais bon sachant que le pétrole étant une ressource épuisable et qu’elle nous rend des services incroyables, ne serait-t-il pas sage de taxer d’année en année de plus en plus les énergie fossile?

Cela rendrait moins compétitives les énergies fossiles et nous forcerait à en optimiser l’usage d’une part, et cela nous permettrait de créer un petit pécule supplémentaire pour payer plus tard la note du déregèlement climatique mais aussi d'orienter d’orienter nos politique énergétique vers des choses un peu plus renouvelables ou nucléaire lorsque c’est possible (ne conservant le petrole pour des choses comme le transport où nous auront bien du mal à nous séparer).

Il serait interessant de réorienter notre poltique d'urbanisme vers une recentralisation plutot qu'un banlieuisation qui ne fait que generer plus de transports, plus d'infractrustrure soit plus de consommation d'energie.

Cela va etre dur mais, mais le vrai problème du futur sera de conserver notre niveau de vie de "surhomme" qu'a permis l'utilisation d'energie fossile... mais sans energie fossile, car nous le savons un jour ou l'autre il n'y en aura plus (l'inconnue etant plus, de qui entre le rechauffement climatique ou la penurie de petrole nous tapera le premier).

par Pierre Abadie publié dans : Pétrole
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Jeudi 11 janvier 2007

Bonjour à tous, ci joint la note de synthese de "l'étude Stern" (en Français s'il vous plait) du ministere de l'économie Anglais au sujet de l'impact du rechauffement climatique sur l'économie...

Personnellement, j'aime le pragmatisme Anglais... alors que chez nous ce sujet est debatu par des "écolos au cheveux longs" et n'est de mon point de vue pas vraiment pris comme un sujet sérieux...

Les anglais expliquent que il vaut mieux faire quelque chose tout de suite sinon cela coutera plus cher si on le fait plus tard...

ce n'est même pas une bonne resolution du genre, si on ne fait rien nos enfants auront un monde invivable...

Ce qui parrait être une evidence outre manche est encore quelque chose qui reste a prouver de notre coté de la manche... Qui vivra... verra...

pour les anglophones, l'etude complete:

http://www.hm-treasury.gov.uk/independent_reviews/stern_review_economics_climate_change/sternreview_index.cfm

 

C'est un peu long mais une bonne lecture:

LA “ STERN REVIEW ” : l’économie du changement climatique

 Note de synthèse  

 

 

Si nous adoptons des mesures fermes dès à présent, il est encore temps d’éviter les pires conséquences du changement climatique.  

 

Les preuves scientifiques sont maintenant accablantes : le changement climatique constitue une menace planétaire grave et exige une réponse mondiale de toute urgence. 

 

Cette Revue a évalué un vaste éventail de preuves sur les conséquences du changement climatique et sur ses coûts économiques et elle a fait appel à un nombre de techniques différentes pour évaluer les coûts et les risques. Sous ces diverses perspectives les preuves amassées par la Revue mènent à une conclusion simple : les avantages que présente une action ferme et précoce l’emportent de loin sur les coûts économiques de l’inaction.  

 

Le changement climatique affectera les éléments fondamentaux de la vie pour des pans entiers de populations de par le monde – l’accès à l’eau, la production de nourriture, la santé ainsi que l’environnement. Des centaines de millions de personnes pourraient souffrir de la faim, de la pénurie d’eau et d’inondations côtières au fur et à mesure que la planète se réchauffe.  

 

Utilisant les résultats de modèles économiques officiels, la Revue estime que si l’on ne réagit pas, les coûts et les risques globaux du changement climatique seront équivalents à une perte d’au moins 5 % du PIB mondial chaque année, aujourd’hui et pour toujours. Si l’on prend en compte un éventail plus vaste de risques et de conséquences, les estimations des dommages pourraient s’élever à 20 % du PIB ou plus. 

 

Par contre, les coûts de l’action, à savoir réduire les émissions de gaz à effet de serre pour éviter les pires conséquences du changement climatique, peuvent se limiter à environ 1 % du PIB mondial chaque année. 

 

L’investissement que l’on fera au cours des dix à vingt prochaines années aura un effet profond sur le climat de la seconde moitié de ce siècle et au siècle suivant. Nos actions aujourd’hui et au cours des décennies à venir pourraient engendrer des risques de perturbations majeures pour l’activité économique et sociale, sur une échelle semblable aux perturbations associées aux grandes guerres et à la dépression économique de la première moitié du XXe siècle. Et il sera difficile, pour ne pas dire impossible, de faire machine arrière.  

 

Il est, par conséquent, patent qu’une action prompte et ferme est justifiée. Etant donné que le changement climatique est un problème planétaire, la réponse à ce problème se doit d’être internationale. Elle doit reposer sur une vision partagée des objectifs à long terme et d’un accord sur les cadres qui accéléreront l’action au cours de la prochaine décennie et elle doit se développer à partir d’approches qui se renforcent mutuellement au niveau national, régional et international. 

 

Le changement climatique pourrait avoir des conséquences très sérieuses sur la croissance et sur le développement.  

 

Si l’on ne fait rien pour réduire les émissions, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pourrait atteindre dès 2035 le double du niveau qu’elle atteignait avant l’ère industrielle, nous consignant pratiquement à une hausse de la  température moyenne mondiale de plus de 2°C. A plus long terme, il y aurait plus de 50 % de risque que la hausse de la température dépasse les 5°C. Cette hausse serait extrêmement dangereuse, en effet : c’est l’équivalent du changement survenu dans les températures moyennes de la dernière période glaciaire à nos jours. Un changement aussi radical de la géographie physique du globe ne peut qu’entraîner des changements majeurs dans la géographie humaine, c’est-à-dire où les gens vivent et comment ils vivent leur vie.  

 

Même à des niveaux plus modérés de réchauffement, tout – des études détaillées des conséquences au niveau régional et sectoriel des changements de schémas climatiques jusqu’aux modèles économiques des effets à l’échelon planétaire – porte à croire que le changement climatique aura des conséquences sérieuses sur la production mondiale, sur la vie humaine et sur l’environnement.  

 

Tous les pays seront affectés. Les plus vulnérables – les pays et populations les plus pauvres – seront les premiers à en souffrir et ceux qui en souffriront le plus, alors même que ce sont eux qui ont le moins contribué aux causes du changement climatique. Les coûts suscités par un temps extrêmement inclément (dont inondations, sécheresses et tempêtes) augmentent d’ores et déjà, y compris pour les pays riches.  

 

L’adaptation au changement climatique – c’est-à-dire l’adoption de mesures destinées à renforcer la faculté de résister et à réduire les coûts au minimum – est essentielle. Il n’est plus possible d’éviter le changement climatique qui se fera au cours des deux à trois prochaines décennies, mais il est encore possible de protéger nos sociétés et nos économies de ses conséquences dans une certaine mesure – en fournissant une meilleure information, une planification optimisée et des cultures et infrastructures mieux aptes à résister au climat, par exemple. Cette adaptation coûtera des dizaines de milliards de dollars par an dans les pays en développement seulement et grèvera encore davantage des ressources déjà limitées. Il faudrait intensifier les efforts d’adaptation, notamment dans les pays en développement.  

 

Les coûts nécessaires pour stabiliser le climat sont importants mais ils sont gérables ; un retard serait dangereux et bien plus coûteux.   

 

Les risques des pires conséquences du changement climatique pourraient être considérablement réduits si l’on parvenait à stabiliser les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère entre 450 et 550 ppm en équivalent CO2. Le niveau actuel est de 430 ppm en équivalent CO2 aujourd’hui et il augmente de plus de 2 ppm chaque année. La stabilisation dans cette fourchette exigerait que les émissions se situent au moins à 25 % en deçà des niveaux actuels d’ici 2050 et, qui sait, bien plus encore.  

 

A terme, la stabilisation – à quelque niveau que ce soit – exige que les émissions annuelles soient ramenées à plus de 80 % en deçà des niveaux actuels.  

 

Ceci représente un défi important, mais une action à long terme inscrite dans la durée peut y parvenir à des coûts qui sont faibles en comparaison avec les risques de l’inaction. Les estimations centrales des coûts annuels nécessaires pour aboutir à une stabilisation entre 500 et 550 ppm en équivalent CO2 s’élèvent à environ 1 % du PIB mondial, si nous commençons dès à présent à prendre des mesures fermes. 

 

Les coûts pourraient être encore plus bas que cela si l’on réalise des gains importants en efficacité ou encore si l’on mesure les forts avantages collatéraux, comme par exemple la réduction de la pollution de l’air. Les coûts seront plus élevés si les innovations en matière de technologie moins carbonée sont plus lentes que prévu ou si les décideurs ne tirent pas le meilleur parti possible des instruments économiques qui permettent de réduire les émissions chaque fois que cela revient moins cher de le faire et partout où cela est le cas et de quelque façon que ce soit.  

 

Il serait d’ores et déjà très difficile et très coûteux de s’efforcer de stabiliser à 450 ppm en équivalent CO2. Mais si l’on attend, la possibilité de stabiliser à 500-550 ppm en équivalent CO2 pourrait nous échapper.  

 

Une action sur le changement climatique est requise de la part de tous les pays et il n’est pas nécessaire qu’elle impose une limite aux aspirations de croissance des pays riches ou pauvres.  

 

Les coûts nécessaires pour prendre les mesures qui s’imposent ne sont pas répartis de façon égale sur tous les secteurs ou autour du globe. Même si le monde riche accepte la responsabilité de coupures absolues des émissions de 60 à 80 % d’ici 2050, les pays en développement doivent parallèlement adopter des mesures importantes. Or, il ne faudrait pas s’attendre à ce que les pays en développement assument tous les coûts de cette action à eux seuls, et cela ne leur sera pas nécessaire. Les marchés du carbone dans les pays riches commencent déjà à générer des flux de financement destinés à encourager le développement de technologies moins carbonées, y compris par le biais du mécanisme de développement propre. Il est à présent nécessaire de transformer ces flux pour soutenir l’action sur l’échelle requise. 

 

L’action sur le changement climatique créera également des possibilités commerciales importantes, à mesure que de nouveaux marchés se créent dans les technologies énergétiques moins carbonées et dans les autres biens et services moins carbonés. Ces marchés pourraient se développer et valoir des centaines de milliards de dollars chaque année et l’emploi dans ces secteurs augmentera en conséquence.  

 

Le monde n’a pas besoin de choisir entre éviter le changement climatique et promouvoir la croissance et le développement. Les changements survenus dans les technologies énergétiques et dans la structure des économies ont créé des possibilités de séparer la croissance des émissions de gaz à effet de serre. En effet, si l’on ne tient pas compte du changement climatique, cela à terme portera préjudice à la croissance économique. 

La maîtrise du changement climatique est la stratégie favorable à la croissance à plus long terme et cela peut se faire d’une façon qui n’impose pas de limite aux aspirations à la croissance des pays riches ou pauvres.  

 

Il existe une gamme d’options pour réduire les émissions ; une action gouvernementale ferme et délibérée est requise pour encourager l’adoption de ces options. 

 

Il est possible de réduire les émissions grâce à une plus grande efficacité énergétique, à une modification de la demande et grâce à l’adoption de technologies propres en matière d’électricité, de chauffage et de transport. Il est nécessaire que l’utilisation du carbone dans le secteur de la production électrique de par le monde baisse de 60 % au moins d’ici 2050 pour que les concentrations dans l’atmosphère se stabilisent à 550 ppm en équivalent CO2 ou en deçà ; en outre, des réductions profondes d’émissions seront également nécessaires dans la filière transport.  

 

Même avec une forte progression de l’utilisation de l’énergie renouvelable et d’autres sources d’énergie moins carbonées, les combustibles fossiles pourraient toujours constituer plus de la moitié de l’approvisionnement énergétique mondial en 2050. Le charbon continuera à être important dans le mélange énergétique dans le monde entier, y compris dans les économies en rapide expansion. Le captage et le stockage sur une large échelle du carbone seront nécessaires pour permettre de continuer à utiliser les combustibles fossiles sans dégâts pour l’atmosphère.  

 

Des réductions des émissions non énergétiques, à l’instar de celles qui proviennent de la déforestation et des procédés agricoles et industriels, sont également indispensables.  

 

Avec des choix d’orientation forts et délibérés, il est possible de réduire les émissions tant dans les économies développées que dans celles qui sont en développement dans les proportions nécessaires pour entraîner une stabilisation dans la fourchette requise sans restreindre le développement.  

 

Le changement climatique est l’échec le plus grand du marché que le monde ait jamais connu et il a une action réciproque sur les autres imperfections du marché. Trois éléments d’actions sont nécessaires pour obtenir une réponse planétaire efficace. Le premier est la fixation du prix du carbone, appliquée à travers les taxes, le commerce ou une réglementation. Le second est l’action gouvernementale pour encourager l’innovation et le déploiement de technologies moins carbonées. Et le troisième est l’action pour retirer les obstacles à l’efficacité énergétique et pour informer, éduquer et persuader les individus sur ce qu’ils peuvent faire pour réagir face au changement climatique.  

 

Le changement climatique exige une réponse internationale reposant sur une compréhension partagée des objectifs à long terme et un accord sur les cadres d’action.  

 

De nombreux pays et régions prennent d’ores et déjà des mesures : l’UE, la Californie et la Chine sont parmi ceux qui se sont dotés des orientations de politiques les plus ambitieuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique et le Protocole de Kyoto offrent une base de coopération internationale, de même qu’une panoplie de partenariats et d’autres approches. Mais il faut à présent des mesures plus ambitieuses dans le monde entier.  

 

Les pays étant confrontés à des circonstances diverses apporteront à la maîtrise du changement climatique des contributions différentes. Toutefois une action des pays à titre individuel ne suffit pas. Chaque pays, quelle que soit sa taille, ne représente qu’une partie du problème. Il est indispensable de créer une vision internationale partagée des objectifs à long terme et de dresser les cadres internationaux qui aideront chaque pays à remplir son rôle pour atteindre ces objectifs communs.  

 

Les éléments clefs de ces cadres internationaux futurs devront inclure :  

 

L’échange des émissions : étendre et relier le nombre grandissant de projets d’échange des émissions de par le monde est un moyen puissant de promouvoir des réductions rentables des émissions et de faire progresser l’action dans les pays en développement : des objectifs-cibles forts dans les pays riches pourraient encourager des flux s’élevant à des dizaines de milliards de dollars chaque année pour soutenir la transition vers des voies de développement moins carbonées.  

 

La coopération technologique : Une coordination officieuse ainsi que des accords officiels peuvent stimuler l’efficacité des investissements dans l’innovation dans le monde entier. A l’échelle mondiale, le soutien pour les R & D dans le domaine de l’énergie devraient doubler au moins et le soutien pour le déploiement de nouvelles technologies moins carbonées devrait au minimum quintupler. La coopération internationale sur les normes des produits est un moyen puissant de stimuler l’efficacité énergétique.  

 

L’action pour réduire la déforestation : La perte des forêts naturelles de par le monde contribue plus aux émissions globales chaque année que la filière des transports. Juguler la déforestation est un moyen extrêmement rentable de réduire les émissions ; des programmes pilotes internationaux à grande échelle destinés à explorer quelle est la meilleure façon de parvenir à cette fin pourraient être lancés très rapidement.  

 

L’adaptation : Les pays les plus pauvres sont les plus vulnérables au changement climatique. Il est indispensable que le changement climatique soit pleinement intégré aux orientations de politique en matière de développement et que les pays riches honorent les promesses qu’ils ont faites visant à accroître leur soutien par le biais de l’aide publique au développement. Le financement international devrait également appuyer une amélioration de l’information au niveau régional sur les conséquences du changement climatique et la recherche sur de nouvelles variétés de cultures qui seront plus résistantes à la sécheresse et aux inondations. 

par Pierre Abadie publié dans : Pétrole
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Mercredi 3 janvier 2007

- Sommes nous à cours de pétrole ?  

 

- Non, il reste encore au moins 40 ans de réserve…  

 

C’est ce que l’on dit et en effet il reste 40 ans de réserve voir bien plus si on tient compte des pétrole non conventionnels (tels les sable bitumineux d’Athabaska).  

 

- La civilisation telle que nous la connaissons arrive bientôt à sa fin !!!  

 

- Arrf, vraiment n’importe quoi…  

 

C’est pourtant ce que maintient le géologue Dr Collin Campbell et cela n’est pas la proclamation farfelue d’un culte de la fin des temps. C’est tout simplement la conclusion scientifique d’un des géologues les mieux payés et les plus largement respecté dans le monde.  

 

Ce sont des individus rationnels, professionnels, conservateurs et qui sont terrifié à l’idée d’un phénomène connu sous le nom de « peak oil », en Français « apogée du pétrole » au niveau mondial.  

 

Tout le monde s’accorde à dire que nous aurons passé le peak oil entre 2010 et 2030. Le Dr Campbell pense que nous atteindrons le sommet de la production pétrolière en 2010.  

 

Bien entendu dit il : «  le pétrole ne s’épuisera pas d’un coup car la production de pétrole suit une courbe en cloche, le pétrole est de plus en plus abondant sur le coté croissant de la courbe (nous nous y trouvons), et il deviendra de plus en plus rare et cher sur le coté décroissant. Le sommet de la courbe coïncide avec le moment où la dotation en pétrole a été épuisée à 50%. Une fois que ce sommet est passé, la production de pétrole commencera à chuter tandis que les coûts commenceront à augmenter. » 

 

En simplifié cela veut dire que si 2000 était l’année de l’apogée mondiale de pétrole, la production pétrolière mondiale en 2020 sera la même que celle de 1980. Cependant la population mondiale en 2020 sera à la fois beaucoup plus nombreuse (environ le double) et beaucoup plus industrialisée (c'est-à-dire dépendante du pétrole) qu’elle ne l’était en 1980.

 

 

 

La conséquence est simple,  la demande mondiale de pétrole dépassera la production mondiale de pétrole d’une marge significative. Le prix montera bien évidemment en flèche, les économies dépendantes du pétrole vont s’écrouler, et les guerres de ressources vont exploser.  

 

La réelle question n’est pas tellement celle de l’épuisement (plus du tout de pétrole) tel que l’on aime bien le croire, mais plutôt celle de ne plus avoir assez pour faire tourner l’économie où plutôt notre économie actuelle reposant sur l’énergie fossile bon marché et sur la croissance amenant à consommer de plus en plus.  

 

Le problème de la raréfaction du pétrole sur notre économie s’apparente à celui de la déshydratation du corps humain. En effet le corps humain est composé a 70% d’eau, pour faire simple un homme de 100kg contient 70kg d’eau. Comme l’eau est tellement cruciale pour tout ce que fait le corps humain que l’homme n’a pas besoin de perdre la totalité des 70kg d’eau pour s’évanouir pour cause de déshydratation. En réalité une perte de seulement 7kg d’eau suffit à le tuer.  

 

De la même façon une économie basée sur le pétrole comme la notre n’a pas besoin d’épuiser entièrement ces réserves de pétrole pour s’écrouler. Un fossé de seulement 10% à 15% ente l’offre et la demande suffiront à briser complètement une économie dépendante du pétrole commence à s’écrouler.  

 

- Ouf, j’ai eu peur en France nous avons le nucléaire donc notre économie n’est pas dépendante du pétrole !!!  

 

Malheureusement, c’est refuser la réalité… l’or noir à totalement changé notre quotidiens en quelques générations.  

 

L’énergie fossile a remplacé 90% des agriculteurs pas des tracteurs et des engrais (qui sont des dérivés du pétrole).  

 

Par ailleurs remplacer des agriculteurs par du pétrole pose un autre problème, en effet en ce moment nous dépensons 17 calories d’énergie fossile bien entendu non renouvelable pour produire 1 calorie de céréale… 

 

En réalité nous mangeons du pétrole, l’agriculture intensive qui permet à 5 milliards d’humains de vivre (souvenez vous que nous étions 4 fois moins nombreux il y à 100 ans) est basée sur la consommation d’énergie fossile non renouvelable et nous savons que nous allons bientôt passer le peak oil.    

 

Je me pose la question : Que va t’il se passer dès que nous n’aurons plus assez de pétrole pour alimenter notre agriculture ?  

 

Bref revenons a nous moutons, l’énergie fossile à transformé l’agriculture, crée l’industrie, les transports abondants et tout les emplois et les habitude de consommations qui en dépendent. Grâce à l’usage des machines, des centaines de millions de paire de bras on été libéré qui ont pu occuper des emplois de bureau. Et ceci est dévastateur en terme énergétique, en effet un salarié travaillant dans un bureau consomme autant d’énergie pour son seul travail qu’un français en consommait pour tous ces usages en 1960.  

 

Bref, le tarissement des ressources fossile ne se fera pas sans heurts. Et portant nous n’en parlons presque pas… Et oui cela fait maintenant quelques décennies que l’abondance énergétique bon marché est devenue un élément du quotidien des français, à tel point que tout français âgé de moins de 40 ans n’a jamais connu autre chose…Après toutes ces années de « toujours plus », Il est maintenant difficile d’accepter qu’il faille maintenant viser le « nettement moins ».  

 

Avoir une voiture de une tonne par adulte, des téléphones portables ou un logement peu isolé, sera il payé à son juste prix si la conséquence doit être la dictature, la guerre, la maladie et la famine pour nos descendant (et peu être même nous) ?  

 

J’aimerai que ces questions soit traités et débattues pour nos prochaines présidentielles, l’immigration et le pouvoir d’achat c’est intéressant… 

 

Mais bon parfois prendre un peu de hauteur et fixer définir une vision pour l’avenir de son pays serait peu être un petit plus « responsable », non ? 

Sources : Energy in Africa et le plein s'il vous plait de JM Jacovici

 

par Pierre Abadie publié dans : Pétrole
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Vendredi 26 mai 2006

Qui n’a jamais entendu parler de « la voiture à l’hydrogène » qui n’émet que de l’eau et qui n’est par conséquent non polluante. On entend souvent que l’invention à été faite il y a un siècle (en 1839 pour être exact) et que « le cartel » des pétroliers lutte férocement contre sont développement industriel tant cet avancée technologique pourrais remettre en question l’utilisation du pétrole pour les transports.  

 

Essayons d’analyser objectivement quels sont les avantages et les inconvénients de l’hydrogène pour la production d’énergie.  

 

Pourquoi pense on communément que l’hydrogène est « LA » solution :

 

Dans la perspective d'un développement durable fondée sur des vecteurs d'énergie non polluants, l'hydrogène semble paré de toutes les vertus car sa combustion avec l'oxygène de l'air ne produit que de l'eau. En effet comme son nom l’indique, dans l’hydrogène, il n’y a QUE de l’hydrogène et pas de carbone donc la production de CO2 par combustion est impossible.  

 

De plus, hydrogène et électricité font bon ménage puisque le passage de l'un à l'autre pourrait a priori reposer sur le couple réversible de la pile à combustible et de l'électrolyse de l'eau. Encore une fois on ne parle que d’hydrogène et d’eau (plus un peu de platine… nous y reviendrons).  

 

Tout cela parait vraiment intéressant, et il est donc évidant que si le développement de cette énergie propre n’est pas fait…ce sont pour des raisons obscures et sûrement parce que quelqu’un à des intérêts a protéger.  

 

Malheureusement la vérité n’est pas aussi simple, essayons d’abord de réfléchir sur, comment avoir de l’hydrogène en quantité. 

 

Mais où ce trouve l’hydrogène ? 

 

Tout d’abord il faut préciser que l’hydrogène n’est pas une source d’énergie primaire. Et oui, on ne trouve pas l’hydrogène comme ça dans la nature (du moins en quantité suffisante)…  

 

Il faudra donc le produire.  

 

Qu’à cela ne tienne, nous venons de dire que l’hydrogène peut être obtenu a partir de l’eau… et bien « électrolysons » de l’eau et produisons de l’hydrogène.

Le problème c’est que pour produire cet hydrogène il a fallu de l’énergie et en fait il a fallu beaucoup d’énergie… et pour cet énergie on utilise… de l’électricité… et comme tout le monde le sait, 64% de l’électricité mondiale est générée dans des centrales thermiques qui brûlent… du charbon et par conséquent sont très émettrice de CO2.  

 

Mince nous venons de tuer l’idée dans l’œuf, pour produire de l’hydrogène en quantité suffisante pour alimenter nos voitures… Il faudra brûler du charbon et émettre du CO2 en grande quantité. Ce que nous ne voulons pas faire.  

De nos jour, la seule façon de produire de l’hydrogène de façon « économique » - c'est-à-dire de façon viable dans notre monde où le pétrole à un prix très bas (oui, oui vous avez bien entendu, je pense que le pétrole n’est pas cher… en tout cas bien moins cher de ce qu’il devrait être si nous étions un peu moins inconscients) – C’est le reformage catalytique. 

 

Ce procédé, utilise des hydrocarbones issus du pétrole et produit des aromatiques (par exemple du benzène) et de l’hydrogène. Mince encore une fois pour produire de l’hydrogène on utilise du pétrole… c’est idiot.  

 

Bon passons, disons que nous avons réussi à produire de l’hydrogène sans produire de CO2 (c’est possible, mais ça va énerver les « écolos », je le réserve pour la fin). Maintenant nous sommes bien avancés, nous avons de l’hydrogène en quantité. Il faut le transporter dans nos réservoirs.  

 

La logistique, un problème, quel problème ? 

 

Inutile de le rappeler, l’hydrogène c’est petit…Rappelez vous, sur la classification périodique de Mendeleïev, c’est en haut a gauche. En plus d’être petit, c’est un gaz, et c’est un gaz très peu dense. Et pour finir le tout c’est un gaz très peu dense énergétiquement parlant (il restitue très peu d’énergie par litre consommé).  

 

Nous nous retrouvons donc dans une situation, où, pour combler nos besoins en énergie, il faudra transporter des volumes Enormes d’hydrogène. L’énergie utilisée pour transporter un mètre cube d’hydrogène sera donc grande en comparaison de l’énergie restituée par ce même mètre cube d’hydrogène lors de son utilisation à des fins énergétiques. Pour comparaison, le rendement énergétique de cette opération est 10 fois plus mauvais que pour des hydrocarbures. 

 

Autre problème, pour transporter cet hydrogène, il faudra construire des pipelines, beaucoup de pipelines. Et nous venons de le dire l’hydrogène est la plus petite molécule à l’état naturel et qui à la fâcheuse tendance de s’échapper au moindre petit trou ou microfissures. Et nous le savons tous quand le gaz part, c’est la mort sure. Et oui, tant que les quantités d’hydrogène produites sont faibles, les fuites sont négligeables. Par contre si nous produisons massivement, ces fuites vont engendrer des quantités énormes de vapeur d’eau dans la stratosphère et encore une fois… renforcer l’effet de serre... Ce que nous ne voulons pas.

 

 Bon passons, disons que le transport de l’hydrogène ne coûte rien énergétiquement parlant et qu’il est écologique et que par conséquent, cela à du sens de le transporter en son état. (Là encore il y a peu être une solution, je la réserve pour la fin).   

 

Bon nous avons maintenant des pompes à hydrogène disponible en bas de chez nous. J’ai ma voiture propre à hydrogène et je vais faire le plein. Je fais donc le plein et je pars voir ma maman qui habite à 600km. Et  bien pour faire le voyage, j’aurais refait 6 fois le plein. Et oui, nous l’avons dit la densité énergétique (énergie par litre)  de l’hydrogène est faible… même très faible… en fait elle est 5 fois plus faible que celle des hydrocarbures… par conséquent pour le même nombre de kilomètres parcouru j’aurais consommé 5 fois plus en volume… Pratique non ?   

 

Bon passons, disons qu’il est pratique de s’arrêter tout les 100km et que de toute façon c’est ce que la sécurité routière nous demande faire. Pendant tous ces arrêts forcés on se pause tout de même une question… Mais au fait comment ça marche un moteur à hydrogène ? 

 

La pile à combustible ?  

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