Les énergies... que nous reserve l'avenir

Publié le par Pierre Abadie

La demande globale:

La demande mondiale d’énergie est en croissance régulière depuis le début de l’ère industrielle. Du fait du développement économique mondial très rapide, il y a eu une accélération de la demande l’énergie, et particulièrement de celle du pétrole, depuis l’an 2002.  

 

En effet, nos besoins en Europe « stagnent » à peu prés tandis que la demande mondiale de pétrole ne cesse de croître depuis 10 ans, la Chine et les Etats-Unis représentent à eux seuls plus de la moitié de cette croissance.

 

 Pour les décennies à venir, il est prévu par tous les experts et organismes spécialisés (Agence internationale de l’énergie, Conseil mondial de l’énergie…) un accroissement des besoins en énergie (environ un doublement entre 2000 et 2050).

 

 

 Comme vous pouvez le voir ci-dessus, on ne s'attends pas voir une diminution de la consommation de petrole + gas... celle-ci restera stable tandis que la consommation de charbon augmentera, et que les renouvellables augmenteront de 100% passant de environs 1% de la demande globale à 2%. L'utilisation du bois (biomasse) qui à un effet neutre sur le rejet de CO2 augmentera de plus de 50% passant de 10% à 16%. 

Passons maintenant en revue les 2 gros secteur de demande energetiques, le secteur éléctrique et les transports:

Le secteur électrique bénéficie d’une intense compétition et de remarquables complémentarités entre de nombreuses énergies primaires : charbon, fioul, gaz naturel, nucléaire, énergies renouvelables.  

C’est sur ce secteur que de grosses économies peuvent être faite et doivent être faites. En effet, nous, pays développés, avons les moyens d’investir dans des énergies plus propres et surtout de minimiser nos besoins en hydrocarbures sur ce secteur qui n’en as pas réellement besoin (contrairement au transport).  

On peut difficilement reprocher à la Chine de brûler du charbon (pas cher) plutôt que d’investir dans des énergies plus propres (mais aussi plus chère). Ce pays est en plein développement et à encore beaucoup d’habitant vivant sous le seuil de pauvreté, on comprendra donc que l’économie d’énergie n’est pas, et ne sera pas leur première priorité tant que l’accroissement du coût de l’énergie sera moins grand que la croissance générée par l’utilisation cette énergie utilisée non efficacement.    

Par contre, nous, pays développé, nous n’avons presque plus de croissance et nous faisons face à une énergie chère. Il est bien entendu que pour des raisons écologiques, il faudra consommer moins… mais c’est aussi du bon sens économique. Dans un milieu à faible croissance, la rentabilité ne se fait que sur l’amélioration des processus et la réduction des coûts…  

Aujourd’hui l’énergie est  devenue tellement chère qu’elle représente et représentera une part de plus en plus grosse de la « note » à la fin du mois. Accroître son efficacité énergétique (produire la même chose avec moins d’énergie) deviendra donc un des leviers les plus importants pour assurer rentabilité et pérennité.  

J’irais même jusqu'à dire que énergie chère + faible croissance sont les facteur qui nous ferons économiser de l’énergie de grés ou de force. Les entreprises qui sauront être efficaces énergétiquement seront les plus compétitives, et comme le but d’une entreprise c’est de faire du profit et bien pas besoin de légiférer, les entreprises prendrons le virage d’elles-mêmes ou disparaîtront.  

D’un point de vue énergie à fournir au particulier, ici aussi c’est du bon sens économique de ne plus utiliser d’hydrocarbure, en effet nous savons que la chine, l’inde… les utiliseront et par conséquent en feront monter le prix, de plus les fournisseurs d’énergies fossiles seront fortement taxé sur le CO2 émis… là encore pour ces raisons, je ne suis pas inquiet et pense que seront développé les énergie renouvelables (à leur niveau) et surtout le nucléaire.  

Le secteur des transports (terrestre, aérien et maritime) est dépendant des produits pétroliers à près de 98% et consomme plus de 50 % de la production pétrolière mondiale. On peut se poser la question, mais pourquoi ce secteur est il dépendant a 98% du pétrole?

En fait la réponse est  assez simple, c’est une question de densité énergétique. C'est-à-dire la quantité d’énergie par litre (ou kg) d’un combustible. Pour des raisons logistiques on peut difficilement se permettre d’utiliser pour le transport des combustibles à densité d’énergie faible. Et malheureusement l’un des seuls combustibles à densité d’énergie élevée ce sont les hydrocarbures liquides.

Par exemple, un litre d’essence fournit 9kW tandis qu’un litre d’hydrogène comprimé en fournis 2kW. Par conséquent pour un réservoir ayant le même volume on fera 4.5 fois moins de km avec de l’hydrogène qu’avec de l’essence. Et ça malheureusement, ce n’est pas acceptable pour la majorité des conducteur (mais sûrement applicable au bus et au flotte de voiture). Je pense donc qu’il sera difficile de se passer de l’énergie fossile pour les transports. Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’on ne peut rien faire, encore une fois, l’essence sera tellement chère que nous allons nous diriger certainement vers des voitures hybrides qui consommeront 3 à 4 litre au 100km. Ce qui est tout de même une réduction de moitié de notre consommation.

 En conclusion, à tout ceux qui pensent qu’il ne faut faire que du renouvelable ou que du nucléaire, je vous le dis vous faite fausse route.   

Le monde a besoin de plus de pétrole, de plus de gaz, de plus de charbon, de plus de nucléaire, de plus d’énergies renouvelables… et surtout de plus d'économies d'énergie.

Cet article est basé sur des publication IFP, revue de l'energie, AEI, BP

Publié dans Pétrole

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Bruno 13/05/2006 12:47

Voilà, g ajouté ton blog as well. Sinon g aussi http://www.flickr.com/photos/atryu pour toutes mes photos.
Et dsl pour le "traitre"
Je t'ai mis dans mon feeder (http://www.bloglines.com)