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Dimanche 30 octobre 2005

Village de Portmeirion... incroyable village style italien perdu sur la cote galloise, la série le prisonnier y a été tournée et cela ne m'étonne pas. Prévoyez une journée pour tout voir, le parc autour du village est étrange, des arbres aux racines incroyables, des temple japonais, un cimetière pour chien, des plantes tropicales (qui ont poussées grâce au gulf stream)...

Je vous joins un article du courrier international (Helen Pickles, The Sunday telegraph) que j’ai trouvé très bien sur le village, agrémenté de mes photos :

Sur une falaise isolée au nord du pays de Galles se cache un bijou d'architecture éclectique et fantaisiste:  le hameau de Portmeirion - un hôtel et huit magasins - rendu célèbre par la série télévisée Le Prisonnier.

Tous les chemins mènent quelque part, plaisante une grosse dame tout essoufflée, remontant à grand-peine les escaliers avec son mari. A Portmeirion, toutefois, les apparences sont souvent trompeuses : au détour d'un chemin peuvent apparaître une grotte, un arc de triomphe, une entrée baroque ou encore une colonnade classique.

 


Portmeirion, un village de bord de mer dominant l'estuaire de Porthmadog, dans le nord du pays de Galles, est le fruit de l'imagination de sir Clough Williams-Ellis [1883-1978]. Ce visionnaire non conformiste a construit Portmeirion à partir de 1925 dans un style italianisant aux couleurs de crèmes glacées. Le bâtiment le plus important est la demeure victorienne d'origine, reconvertie en hôtel. Cela peut prêter à confusion pour les visiteurs qui veulent une chambre à l'hôtel, et pas dans le village. "Mais le village, c'est l'hôtel, répond patiemment le réceptionniste. Il n'y a pas de résidants." L'endroit est pourtant moins inquiétant qu'il n'y paraît. Si vous décidez de dormir sur place - une très bonne idée, car la nuit transforme le village -, essayez d'arriver après 17 h 30, quand les visiteurs d'un jour sont partis. Vous aurez ainsi quelques heures pour savourer la folle exubérance de l'endroit et un vague sentiment, étrange et assez ridicule, d'appartenance. Les rares autres flâneurs que j'ai rencontrés dans la soirée pendant mon séjour ont mis de côté leur réserve britannique habituelle et m'ont salué chaleureusement, comme pour dire : "Alors, vous aussi, vous l'avez découvert ! Bienvenue au club !"


Portmeirion est un lieu très amusant, du moment que vous n'êtes pas puriste. L'atmosphère est d'inspiration italienne - tonalités méditerranéennes, toits de tuile, volets aux fenêtres, magnifique campanile - mais on trouve également quelques ornements hollandais, jacobins [de l'époque de Jacques Ier, 1603-1625], géorgiens [style anglais d'inspiration classique, du temps des rois George, de George Ier à George IV, de 1714 à 1830], et une architecture populaire locale. Sir Clough, qui aimait les jeux visuels, soutenait que le "contraste piquant" entre plusieurs styles architecturaux est précisément ce qui "met en valeur l'intérêt de chacun".

Dans le village, aucune construction n'est homogène. Prenez Bridge House, par exemple : la façade sud est composée d'une élégante colonnade dorique blanche et citron, tandis qu'à l'arrière on découvre des murs aux couleurs vives, orange et bleus, ornés de fenêtres vénitiennes. Unicorn est encore plus ahurissant : c'est à première vue une vaste demeure du XVIIIe siècle couleur framboise, mais, de l'autre côté, c'est un pavillon de plain-pied avec un toit en terrasse. Les élégantes fenêtres néoclassiques de la façade principale de Cliff House sont en trompe-l'oeil, un artifice particulièrement apprécié ici. Quant à la station électrique, elle est camouflée par une loggia de style classique, et la cabine téléphonique est dissimulée à l'intérieur d'une tour de pierre.

Au bout d'un moment, on commence à comprendre sir Clough et à chercher la trace de ses fantaisies et de ses caprices architecturaux : l'écrasement de la perspective des tours qui donne une illusion de hauteur ou la décoration effrontée qui rehausse une façade (un soleil se faufilant à travers les nuages, un buste de Shakespeare chancelant sur un balcon).

Néanmoins, certains visiteurs restent insensibles. Alors que je m'attardais dans le Gothic Pavilion, au milieu des pinacles et des murs rose bonbon, j'ai entendu un gentleman s'exclamer d'un air dégoûté mais très aristocratique : "Je ne sais pas d'où ça sort, mais ça aurait dû y rester." "Certains disent qu'ils ne trouvent ici rien de plus que dans leur propre jardin", raconte Robin Llywelyn, petit-fils de sir Clough. "D'autres se plaignent en qualifiant le village d'arnaque et de centre commercial. Dans ces cas-là, nous les remboursons." Le village compte huit boutiques, dont la poterie ouverte en 1960 par la mère de Robin Llywelyn, qui va encore régulièrement faire de la plongée aux Maldives pour y trouver des idées de design en observant les fonds marins.

 


Avant ma virée à Portmeirion, je me demandais à quoi les visiteurs pouvaient bien occuper leurs journées une fois qu'ils avaient fini de contempler les édifices, de faire leurs achats et de se promener sur les falaises. On ne trouve ni terrain de jeux, ni musée, ni église. Mais c'est ce qui fait le charme de Portmeirion : le village en lui-même est l'attraction, nul besoin d'en rajouter. Les enfants gambadent en jouant à faire semblant au milieu des étranges constructions ; les adultes font de même, en jouant à cache-cache en gloussant.

Et puis il y a la plage, qui donne au village une dimension complètement nouvelle et secrète. Le sable de l'estuaire est parfait pour le char à voile ou pour jouer au ballon.

Une multitude de promenades sont possibles dans les bois environnants, où, grâce à la situation protégée de la péninsule, réchauffée par le Gulf Stream, on peut voir en quantité des bambous, des cèdres, des eucalyptus, de la rhubarbe et, selon la saison, des hortensias, des azalées et des rhododendrons en fleur.


C'est un endroit formidable pour se reposer - Brian Epstein, le manager des Beatles, avait loué Gate House pour l'été dans les années 60 - ou être inspiré - Noël Coward a écrit Blithe Spirit pendant un séjour de cinq jours à The Fountain en 1941.

La plupart du temps, je me contentais de lire au soleil ou je prenais un café sur la piazza en admirant des scènes toujours changeantes : les reflets du soleil sur les danseurs dorés en équilibre sur leur colonne, les demoiselles rêvant d'être Juliette sur le balcon de la Gloriette. Chaque soir, avant le dîner, je marchais jusqu'au phare - une autre extravagance architecturale - pour regarder le coucher du soleil, puis m'introduisais furtivement dans la tour pour tapoter les parois de tôle et écouter l'écho.


Sir Clough a rendu l'architecture accessible et amusante. Il savait aussi tricher : quand les cyprès refusaient de pousser, il demandait à ses jardiniers de les peindre en vert. Portmeirion est, par certains aspects, kitsch et surchargé, mais le village vaut le déplacement, même si cela ne vous incite qu'à changer la couleur de votre porte d'entrée.

Quant à la signification de tout cela, on peut s'en remettre à sir Clough, qui affirma un jour, paraphrasant la danseuse Anna Pavlova : "Si tout ce que j'ai conçu et construit n'a pu révéler qui je suis, mes mots en seraient encore moins capables."

 

par Pierre Abadie publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Mercredi 26 octobre 2005

Bonsoir à tous, veuillez trouver ci-dessous un article de Marc Touati economiste en chef de natexis Banques Populaires. 

Je trouve l'argument du PIB Vs augmentation du prix de l'immobilier très valide (une maison n'est pas un entreprise donc comment justifier une croissance plus haute que celle du PIB...speculation?)

Questions:

Les arbres Montent ils jusqu'au ciel?

Alors stagnation (version FNAIM) ou baisse, la reele question est: Est il sage d'acheter a un plus haut historique? Au pire ... le marché stagne et on a pratiquement rien perdu en attendant...

L'immobilier en France : une bulle invisible ?


Le propre d'une bulle est généralement d'être décelée une fois qu'elle a éclaté. Ainsi, à l'instar de ce qu'ils disaient lors de la flambée immobilière des années 1984-90, les professionnels des secteurs concernés ne cessent aujourd'hui de défendre l'absence de bulle sur l'immobilier français. Comme toujours, les arguments sont évidemment excellents : faiblesse des taux d'intérêt, forte demande de logements neufs, offre insuffisante... Les partisans du "Non" à la véracité de la bulle ont même dernièrement trouvé un allié inattendu, en la personne de l'INSEE. Dans sa dernière note de conjoncture, celui-ci n'a effectivement pas hésité à publier deux modèles qui « semblent écarter l'existence d'une bulle immobilière en France », tout en spécifiant néanmoins que leurs conclusions ne préjugent en rien de l'évolution future des prix immobiliers. Autrement dit, il n'y a peut-être pas de bulle, quoique...

Sans vouloir renchérir sur ces travaux économétriques, qui, aux dires de l'INSEE lui-même, sont à prendre avec des pincettes, il nous semble cependant opportun de rappeler quelques réalités. Rappelons tout d'abord qu'une bulle spéculative désigne la formation d'un écart cumulatif et auto-entretenu entre la valeur financière d'un actif et sa valeur "réelle". Ainsi, on pourra dire qu'il n'y a pas de bulle immobilière en France, si l'augmentation de 97 % des prix immobiliers depuis 1998 correspond à l'évolution réelle des biens immobiliers et, plus globalement, à celle de l'ensemble de l'économie française. Or, la meilleure approximation de l'évolution de cette dernière réside dans celle du Produit Intérieur Brut.

Et c'est là que les choses se gâtent. Car, si, en sept ans, les prix de l'immobilier ont augmenté de quasiment 100 % dans l'Hexagone, le PIB français en valeur n'a progressé que de 25 %. Il s'agit donc d'un rapport de un à quatre. Hasard ou coïncidence, cet inquiétant rapport correspond presque exactement à celui qui prévalait de 1984 à 1990. Au cours de ces sept années, les prix de l'immobilier avaient effectivement augmenté de quasiment 200 %, mais le PIB en valeur avait progressé de près de 60 %. Pour être exact, le rapport est donc encore plus excessif aujourd'hui qu'il y a quinze ans.

En d'autres termes, n'en déplaise à certains, nous vivons actuellement une situation analogue à celle des années 1984-90, en l'occurrence un écart excessif et auto-entretenu entre la valeur des actifs immobiliers et la valeur de la richesse nationale. Mais, ne s'agirait-il donc pas là de la définition d'une bulle ?

Qui plus est, même si les taux d'intérêt nominaux et réels sont bien plus bas qu'en 1990, l'explosion de l'endettement des ménages, la multiplication des crédits sur des périodes de 25-30 ans à des particuliers peu solvables ou encore la faiblesse de l'emploi fragilisent encore la situation du marché immobilier et, par là même, celle de l'économie française dans son ensemble. Et pour cause : pour de nombreux ménages endettés au maximum de leurs capacités, la faiblesse de l'emploi et du pouvoir d'achat risque de les obliger à vendre leur logement, augmentant mécaniquement l'offre de biens immobiliers, alors que la demande se tarît (compte tenu des prix actuels). De telles évolutions ne manqueront évidemment pas de peser à la baisse sur les cours.

Que va-t-il donc nous arriver ? Sans vouloir "casser l'ambiance", ni démoraliser les investisseurs et les particuliers qui semblent de plus en plus s'accommoder de la flambée immobilière, le retour à la réalité risque d'être cinglant. En effet, dans la mesure où rien ne permet d'imaginer une flambée de 50 % du PIB en quelques années, la corrélation entre le PIB en valeur et les prix de l'immobilier sur vingt ans montre que ces derniers sont bien sur un plateau duquel ils devront inévitablement descendre.

Pour les mois à venir, les cours immobiliers pourraient donc encore résister, voire s'apprécier légèrement en vertu d'un dernier baroud d'honneur, avant de subir les affres de la croissance sans emploi, du surendettement des ménages et de la remontée des taux d'intérêt à long terme. Mais le drame ne s'arrêtera pas là, dans la mesure où aucune économie ne peut sortir indemne d'un repli durable et significatif des cours immobiliers. Bon courage à tous...

L' article de marc touati est disponible:

http://www.banquepopulaire.fr/actualite/marches/mar050329.htm

L'etude de l'insee est disponible:

http://www.insee.fr/fr/indicateur/analys_conj/archives/mars2005_d3.pdf

Cheers

 

par Pierre Abadie publié dans : Immobilier
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Lundi 24 octobre 2005

Ca y est j'ai acheté, j'ai 26ans et je suis proprio... franchement je suis trop content.

Apres 5ans d'étude après le bac, ça fait 3 ans qu'on se serre la ceinture avec ma femme pour l'apport principal et on a maintenant 10 000Euro. Pas de vacances mais ça vaut vraiment le coup. Trop marre de payer 600Euro par mois pour rien, on a le projet de faire une famille et honnêtement je ne vois pas comment je pourrais agir en bon père de famille sans toit.

Bon je vous explique tout, je suis trop excité.

Tout d'abord il faut bien être organise financièrement:

Je gagne 2000Euro net par mois et ma femme 1500Euro net par mois.
donc 3500Euro net par mois.

Première étape, le banquier, avec 3500Euro net par mois, on a une capacité d'achat sur 20ans (25ans c'est vraiment trop) de 186 000Euro (en fait 186 000Euro de prêt moins les frais de notaires). Ca représente 35% de notre revenu net.

Le bon plan un prêt à taux variable cape, le banquier nous a fait une fleur 3.75%+0.55% d'assurance. Ça fait 4.3% et en plus ça peux baisser si les taux baissent. Par contre si les taux montent on ne paiera que 2% en plus maximum.

Apres la recherche, on a commence il y a deux semaines avec ma femme, et tout a été très vite. On a trouve notre bonheur et d'après l'agent immobilier on a vraiment été chanceux de trouver si vite, car les bien se vendent a une vitesse incroyable... Bon on a achète à Paris 5eme et les étrangers rachètent tout en ce moment surtout des anglais et des américains.

Bref, studio, 21.78m2, a cote de la place Monge le rêve quoi, pour 164 000Euro, encore moins que notre capacité d'achat maximum.
 
En plus on a vraiment eu trop de chance car des anglais avais fait une offre au dessus de la notre mais comme l'agent immobilier nous avait trouvé sympa finalement c'est a nous qu'il l'a donne. Comme quoi la solidarité nationale ça existe.

Bref après quelques discussion avec l'agent on peut vous donner quelque conseils:
1) Si vous avez un coup de coeur sautez sur l'occasion, ça ne se représentera pas.
2) Les appart se vendent en moins d'une semaine, surtout a paris ou il y a plein d'étranger qui achètent.
3) Si vous êtes bien situe, il n'y aucun risque pour que le prix de votre appart chute.

Nous on est bien loti, dans le 5eme, a cote de très bonnes écoles, boulangerie à 2min, metro et bus à 2min, coiffeur, plusieurs bars et même un salon de beauté.

Pour le financement pas de problème:

164 000Euro + 18 000Euro de frais en tout - 10 000Euro d'apport perso.

ça fait 172 000Euro a 4.3%, ça fait un crédit de 1070Euro/mois, bon 400Euro de plus que notre loyer. Mais bon au moins ce n'est pas jette par les fenêtre.
coût global du crédit = 256 000Euro. Soit 84800Euro de crédit.

En plus comme le prêt est cape si ça baisse de 1% (donc 3.3%) on ne paiera alors que 979Euro par mois. Dans ces conditions le coût global du crédit est de 234 960Euro soit 62 960Euro de crédit.

Même si ça n'arrivera pas selon mon banquier, j'ai fait le calcul si le prêt monte de 2% (maximum grâce au cape) donc 6.3%. A ce moment on paie 1262Euro par mois. Donc le coût global du crédit est de 302 880Euro soit 130 880Euro de crédit. En fait j'avais pas fait gaffe que seulement avec 2% de plus sur le taux de crédit ça augmentait le coût du crédit de 84 800Euro à 130 880Euro. Ca fait 54% d'augmentation du coût du crédit total. Mais vu la politique monétaire actuelle je ne vois pas pourquoi les taux remonterai.

Bon en plus, l'immobilier a Paris a pris au moins 10% par ans depuis 7ans. Donc même si on revend dans 7 ans notre bien acheté 168 000Euro en vaudra alors plus de 300 000Euros.

Franchement ça fait plaisir de se sentir sous son toit, même si ce n'est pas très grand au moins c'est a nous. Et franchement avec les plus value à se faire, faut pas hésiter à rendre l'utile à l'agréable.

Bonne recherche

 

 

PS: Bien entendu ce texte est une blague, juste pour dénoncer l’attitude irresponsable des banques et des agents qui incitent des primo accédants a acheter au plus haut.

Bon courage a tous

par Pierre Abadie publié dans : Immobilier
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Dimanche 23 octobre 2005

1) Imaginons que tu achètes un bien aujourd'hui à 200 000Euro, 35m2 a paris, c'est petit mais tu es jeune genre 23 ans, mais tu en a marre de payer 800Euro par mois pour ça.

2) Tu es malin donc tu fais 200000/800= 250 mois de loyer donc la valeur de tout appart est équivalente à 21 ans de loyer.

3) Donc tu achète un bien 200 000Euro + frais ~10% donc 20 000 euro et tu avais environ 20 000Euro d'apport (merci papa) donc tu emprunte 200 000 a 4% sur 21ans.

4) la surprise tu t'aperçois que tu paye 1174Euro de remboursement de crédit par mois, mais bon tu l'accepte, c'est plus cher mais au moins ce n'est pas jeté par les fenêtres, tu deviens proprio. Bon en rentrant tu prend ta calculette et tu t'aperçois que 1174*12mois*21ans ça fait tout de même 295 000 Euro.
Bon le crédit coûte 95 000 Euro, si on fait 95 000/800 = 118 mois de loyer équivalent, ça fait quand même 10 ans de loyer de ton actuel appart.

5) Bref ta vie change tu trouve une femme, tu te marie et tu a un gosse, (ça t'as pris 10 ans car tu n'est pas aussi malin avec les femme qu'avec l'immobilier). Et là dans ton 35 mètre carre c'est un peu étroit donc tu cherches un nouvel appart.

6) merde l'immobilier a chuté de 40%, ton bien ne vaut plus que 120 000Euro, mais bon ce n’est pas grave car le 4 pièces qui coûtait 400 000Euros, il n'en vaut plus que 240 000Euro. Il ne manque que 120 000Euro trop cool

7) Bref tu fait tes comptes, tu peut vendre ton bien 120 000Euros cool, tu a rembourse à la banque 1174*12mois*10ans= 140 000Euro, mais la gros problème, la banque a été plus maline que toi à l'époque et la première partie de ton crédit tu n'as rembourse que des intérêts, donc tu as rembourse 95 000Euro d'intérêt et 45 000Euro de capital.
En bref tu dois encore a la banque 295 000 euro - 140 000 euro = 155 000 Euro, mince Gros problème c’est plus que la valeur de ton bien.

8) Le petit arrive il faut changer d'appart, tu vends a 120 000 Euros tu rembourses la banque 155 000 euro et tu achètes le 4 pièces 240 000Euros + 24 000 de frais.

Bilan de l'opération tu a 33 ans, et tu dois a la banque 155 000euro + 240 000Euros +24 000Euro - 120 000Euro = 299 000Euros.

Mais comme le marche chute, les taux de crédit son plus haut, maintenant 6%, là tu prend sur 25 ans car c’est beaucoup, ça fait donc 1926 Euro par mois sur 25 ans. Donc 1926 * 12mois * 25ans = 578 000Euro
Donc pour un achat d'un bien de 240 000Euro tu paye 338 000Euro de crédit.

Tu as 33 ans tu dois rembourser 578 000Euro a la banque et tu auras fini dans 25 ans soit a 58 ans

Bien joue...


1) Maintenant imaginons que tu est pas très malin tu n'achètes pas ton 35m2 mais tu le loue pendant 10ans a 800Euro. 10*12*800 = 96 000 Euro de perdu mince alors.

2) mais bon tu décides de mettre de cote le coût du crédit si tu avais acheté donc 1174 - 800 = 374 euro par mois. Ca fait donc 374 * 12mois * 10 ans= 45 000Euro de place, tu n'étais pas très malin et durant ces 10 ans, tu as place et seulement gagne 5000 Euro car tu étais a la caisse d'épargne, mais bon ça fait tout de même 50 000Euro.

3) tu rencontre bobonne et puis le gosse et la surprise le marche immobilier est tombe de 40%, et tu peut acheter un 4 pièces pour 240 000Euro au lieu de 400 000Euro a l'époque.

4) 240 000Euro + 24 000 Euro de frais - 50 000Euro d'économie ça fait
214 000 Euro a emprunter a la banque, mais bon dommage les taux sont a 6%, sur 25 ans ça fait 1378Euro/mois de crédit.
Tu gagne mieux ta vie tu peut prendre plus, tu peux aller jusqu'a 1926Euro/mois de crédit (Surprise la même somme que dans le cas précédant).

5) en remboursant 1926Euro par mois tu peux rembourser ton bien en 13.5 ans avec un taux de crédit de 6%.
Tu aura donc paye 1926 * 13.5 ans * 12 mois = 312 000 euro
soit 72 000Euro de crédit.

Tu as 33 ans tu doit 312 000Euro a la banque et tu aura fini de rembourser a 46 ans.

Ce cas n’est qu’un exemple, chacun doit faire extrêmement attention a l’achat, surtout les primo accédants… pour ceux-ci je pense que c’est une erreur d’acheter au plus haut… pour l’immobilier comme pour la bourse, les arbre ne poussent pas jusqu’au ciel. En ce moment les prix stagne est les stock de biens a la vente explosent (+40% en 1 an)…

Pour info les prix de l'immobilier japonais ont été divisé par 3 en 10ans, il y a beaucoup de famille prisonnières de leur crédit et ayant un bien qui vaut moins que ce qu'elle doivent a la banque...

Bon courage a tous

 

par Pierre Abadie publié dans : Immobilier
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Dimanche 23 octobre 2005

Bonjour

Bonjour à tous, suivant les informations françaises sur le sujet du prix de l’essence a la pompe. J’ai eu l’impression à plusieurs reprises que l’on reprochait le prix cher à la pompe aux entreprises pétrolière. Dans cette histoire j’ai l’impression que l’on confond tout, prix du baril, marge de raffinage, marge du distributeur… mais surtout que l’on oublie une chose très importante qui est la part des taxes dans le prix du carburant à la pompe.

A mon sens, si un mécontentement se fait sentir, si le prix a la pompe deviens trop élevé et menace la croissance, ce n’est pas sur les compagnies pétrolières qu’il faut taper mais premièrement sur les taxes carburant. Celle-ci représentent environ 80% du prix à la pompe pour être clair sur un litre d’essence acheté 1.50Euro, 1.20Euro est reversé à l’état… le prix de l’essence sans taxe est donc 0.30Euro soit moins cher qu’un litre d’eau minérale.

Est-ce de la démagogie que de demander aux compagnies pétrolières de baisser le prix à la pompe. A mon sens, la réponse est oui. Surtout lorsque l’on sait que des réseaux comme celui de total par exemple ne cible pas le particulier comme consommateur clef. En effet, 80% des clients d’une station total sont des flottes de véhicules contre seulement 20% de particuliers. En d’autres termes, le fait que total baisse ces prix ne change rien pour la majorité des particuliers puisque de toute façon ils vont à carrefour pour faire le plein.

Bref, veuillez trouver ci-dessous la réaction un discussion avec le directeur raffinage-marketing de Total. Je trouve cette discussion claire et peu langue de bois… bonne lecture :

 Entretien avec Jean-Paul VETTIER - Directeur Général Raffinage Marketing

 1. Vous êtes Directeur Général du Raffinage-Marketing de Total. Pourquoi prendre la parole aujourd'hui au sujet des carburants ?

Nos clients sont mécontents devant la montée des prix des carburants et réduisent leur consommation : comment un pétrolier comme Total pourrait-il être satisfait de ce double constat ? Seul un pétrolier « masochiste » pourrait l'être... Alors, quand on entend à peu près tout et le contraire sur les prix des carburants, j'ai envie de dire trois ou quatre choses, en effet simples, sur le sujet.

Devant la flambée des prix du pétrole, le Gouvernement français a récemment exhorté les compagnies pétrolières à faire des concessions en terme de prix à la pompe. Quelle est réellement la marge de manoeuvre des compagnies pétrolières pour amortir cette hausse des prix ?

C'est bien simple, la marge de manoeuvre des compagnies pétrolières est quasi inexistante !

D'abord, la montée des prix des carburants est mondiale : elle résulte d'une très forte progression de la demande en Asie, Chine et Inde notamment. Cette pression a été et est encore exacerbée  par les conséquences des ouragans Katrina et Rita, qui ont mis hors service plus de 15 % de la capacité des raffineries américaines.

Ensuite, il faut savoir que la France est le marché européen où les prix hors taxes sont parmi les plus bas et où les marges sont reconnues depuis longtemps comme étant les plus faibles. La marge opérationnelle d'un pétrolier sur un litre de carburant est en moyenne de l'ordre de 1 centime d'euros !... Il est mieux connu maintenant que la France est le pays d'Europe où le prélèvement fiscal par l'Etat est le plus élevé (rejointe par le Royaume-Uni depuis peu) : quand donc on parle de baisse des prix des carburants, on voit où réside l'éventuelle marge de manoeuvre !...

Enfin il faut savoir aussi que les prix des carburants, en France comme ailleurs, sont établis sur la base des cotations internationales, reflet de l'offre et de la demande mondiale. Quand les cotations internationales des carburants augmentent brutalement, aucun distributeur français ne dégage de bons résultats, parce qu'il est tout simplement impossible, dans un marché concurrentiel, de répercuter la totalité de ces hausses... Sont ajoutés aux prix internationaux les frais de logistique (coût des pipelines, dépôts, camions, etc.). Enfin, le prix en station-service est fixé en fonction de la concurrence des distributeurs dans une zone de chalandise donnée.

J'ajouterai, pour relativiser l'effort demandé par le Gouvernement, que Total, toutes activités pétrole et chimie confondues, ne réalise que 5 % de ses résultats en France...

2. Que fait concrètement Total pour répondre au problème du déséquilibre du marché du gazole en Europe et de l'ensemble du marché des produits pétroliers aux Etats-Unis ?

Cela fait déjà plus de 10 ans que Total alerte les responsables politiques sur l'impasse dans laquelle conduit le développement trop rapide de la motorisation diesel ! Et le problème ne risque pas d'être résolu de sitôt, car si les progrès du moteur diesel sont réels, ils ont été et sont encore favorisés par une fiscalité plus douce.

Le déficit de gazole est en fait un phénomène européen qui, depuis peu, s'élargit aux USA : la concurrence s'accroît donc désormais entre l'Europe et les USA pour importer du gazole.

Toutes nos raffineries ne peuvent être équipées en unités orientées vers la production de gazole, à cause d'une capacité trop réduite ou bien encore à cause de l'absence ou de l'insuffisance de charges propres à la production de gazole. Les investissements réalisés et planifiés par Total ne feront donc, malgré leur montant (3 milliards d'euros), que couvrir la croissance des besoins entre 2005 et 2010 : le déficit demeurera et sera même accentué quand de nouvelles spécifications (10 mg/kg de soufre) entreront en vigueur au 1er janvier 2009. Le  raffineur, comme le charcutier avec son cochon, doit valoriser tous les produits extraits des barils de pétrole brut. Quand tout le monde veut des parties nobles, jambon ou gazole, forcément leurs prix montent !

Pour toutes ces raisons il est assez facile de prédire qu'à défaut de cataclysme économique en Asie, les prix des carburants demeureront élevés dans les 5 prochaines années : à cause de la forte demande, à cause de l'insuffisante capacité de raffinage aux USA, à cause enfin de l'adaptation forcément insuffisante du raffinage européen aux besoins en gazole. Car contrairement aux USA, et contrairement à ce qu'on peut entendre ou lire, il y a en Europe une capacité suffisante de raffinage ; en revanche, il existe un fort déséquilibre entre l'offre et la demande en essences, gazole/jet et fuels lourds, d'où les problèmes d'adaptation évoqués.

3. Le Gouvernement français a encouragé les compagnies pétrolières à développer la filière biocarburants. Quelle est la politique de Total en matière de développement des nouveaux procédés de production de carburants ?

Les hydrocarbures d'origine fossile, quoi qu'on en dise, seront toujours dans les 40 à 50 ans les carburants les plus efficaces énergétiquement, et de loin les moins coûteux.

Concernant les biocarburants, il est légitime de leur faire une place en complément des hydrocarbures fossiles. Mais leur avenir dépend d'abord des Pouvoirs Publics qui doivent accepter de ne pas leur faire supporter durablement la même fiscalité que les carburants fossiles : les biocarburants ont besoin d'être défiscalisés pour être compétitifs.

Puisque l'Europe dispose d'un fort excédent d'essences et un égal déficit de gazole, il est légitime de favoriser avant tout le développement des biodiesels, au détriment de l'éthanol qui est utilisé dans les essences.

Concernant le long terme maintenant, il faut savoir que Total est un acteur important de la recherche dans le domaine des carburants alternatifs (ce sont des carburants produits à partir de gaz naturel, de biomasse ou encore de gaz naturel comprimé) et dans le domaine des motorisations futures (perfectionnements du moteur à combustion interne, piles à combustibles et hydrogène notamment). Et cette recherche sera amplifiée dans les années à venir ! Nous y tenons.

A bientot

 

par Pierre Abadie publié dans : Pétrole
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