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Mardi 30 mai 2006

Bonsoir à tous,

Je viens juste de trouver un super investissement que je voudrais vous faire partager…(car vous êtes de bon lecteurs)

Le taux d’intérêt est de 7% par an… sans limite d’investissement… perso j’ai investi 300Euro dans un P.E.Z

Le P.E.Z c’est un Plan Epargne Zolidarité, j’ai personnellement choisi un P.E.Z Zébu…  

 

En gros je viens d’acheter un Zébu (qui s’appellera Zébulon) pour 300E à un paysan Malgache qui me remboursera moyennant 7% d’intérêt annuel sur maximum 2 ans.

En resumé le P.E.Z vous permet: 

  • d'être utile...concrètement ;
  • de choisir l'utilisation de votre argent ;  
  • de connaître les bénéficiaires directs ;
  • de pouvoir contrôler à tout moment ;
  •  de bénéficier d'un intérêt de 7 % annuel

  • de recevoir un certificat de propriété avec un poil de votre animal chéri

  • de montrer à vos amis ébahis la photo de votre animal sur Internet ; 

  • De vous donner envie de visiter Madagascar ;

  • de touchez les problèmes concrets au quotidien de vos voisins de l'autre bout du monde ;
  • de participer à un mouvement simple, efficace, individuel, anonyme pour aider directement une famille d'un pays vraiment pauvre (en voie de développement, selon l'appellation officielle...)...

Je pense personnellement que le P.E.Z c’est mieux que le CODEVI… Je vous engage donc a vous acheter un Zébu aussi… l’an prochain si tout ce passe bien avec le Zébu, j’achèterai peut être une vache… et là comme ça coûte 1200E… à moi les pepettes en retour d’intérêt.  

 

Ceci n’est pas une blague, j’ai vraiment acheté un Zébu…  Le site si vous voulez acheter un zébu :   

http://www.madproduction.com/zob/index.html   

 

Voilà, si vous vous pensez que forwarder ce lien est une bonne idée… faite le avec modération car je ne veux pas que ce bon plan soit connu de tout le monde… (7% d’intérêt tout de même) alors attention au délit d’initié.   

 

PS : même Jacques Chirac et DSK ont leur Zébu alors pourquoi se priver… En ce qui concerne le placement d’argent les politiques savent quoi faire… donc suivez leur exemple. 

par Pierre Abadie publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Vendredi 26 mai 2006

Qui n’a jamais entendu parler de « la voiture à l’hydrogène » qui n’émet que de l’eau et qui n’est par conséquent non polluante. On entend souvent que l’invention à été faite il y a un siècle (en 1839 pour être exact) et que « le cartel » des pétroliers lutte férocement contre sont développement industriel tant cet avancée technologique pourrais remettre en question l’utilisation du pétrole pour les transports.  

 

Essayons d’analyser objectivement quels sont les avantages et les inconvénients de l’hydrogène pour la production d’énergie.  

 

Pourquoi pense on communément que l’hydrogène est « LA » solution :

 

Dans la perspective d'un développement durable fondée sur des vecteurs d'énergie non polluants, l'hydrogène semble paré de toutes les vertus car sa combustion avec l'oxygène de l'air ne produit que de l'eau. En effet comme son nom l’indique, dans l’hydrogène, il n’y a QUE de l’hydrogène et pas de carbone donc la production de CO2 par combustion est impossible.  

 

De plus, hydrogène et électricité font bon ménage puisque le passage de l'un à l'autre pourrait a priori reposer sur le couple réversible de la pile à combustible et de l'électrolyse de l'eau. Encore une fois on ne parle que d’hydrogène et d’eau (plus un peu de platine… nous y reviendrons).  

 

Tout cela parait vraiment intéressant, et il est donc évidant que si le développement de cette énergie propre n’est pas fait…ce sont pour des raisons obscures et sûrement parce que quelqu’un à des intérêts a protéger.  

 

Malheureusement la vérité n’est pas aussi simple, essayons d’abord de réfléchir sur, comment avoir de l’hydrogène en quantité. 

 

Mais où ce trouve l’hydrogène ? 

 

Tout d’abord il faut préciser que l’hydrogène n’est pas une source d’énergie primaire. Et oui, on ne trouve pas l’hydrogène comme ça dans la nature (du moins en quantité suffisante)…  

 

Il faudra donc le produire.  

 

Qu’à cela ne tienne, nous venons de dire que l’hydrogène peut être obtenu a partir de l’eau… et bien « électrolysons » de l’eau et produisons de l’hydrogène.

Le problème c’est que pour produire cet hydrogène il a fallu de l’énergie et en fait il a fallu beaucoup d’énergie… et pour cet énergie on utilise… de l’électricité… et comme tout le monde le sait, 64% de l’électricité mondiale est générée dans des centrales thermiques qui brûlent… du charbon et par conséquent sont très émettrice de CO2.  

 

Mince nous venons de tuer l’idée dans l’œuf, pour produire de l’hydrogène en quantité suffisante pour alimenter nos voitures… Il faudra brûler du charbon et émettre du CO2 en grande quantité. Ce que nous ne voulons pas faire.  

De nos jour, la seule façon de produire de l’hydrogène de façon « économique » - c'est-à-dire de façon viable dans notre monde où le pétrole à un prix très bas (oui, oui vous avez bien entendu, je pense que le pétrole n’est pas cher… en tout cas bien moins cher de ce qu’il devrait être si nous étions un peu moins inconscients) – C’est le reformage catalytique. 

 

Ce procédé, utilise des hydrocarbones issus du pétrole et produit des aromatiques (par exemple du benzène) et de l’hydrogène. Mince encore une fois pour produire de l’hydrogène on utilise du pétrole… c’est idiot.  

 

Bon passons, disons que nous avons réussi à produire de l’hydrogène sans produire de CO2 (c’est possible, mais ça va énerver les « écolos », je le réserve pour la fin). Maintenant nous sommes bien avancés, nous avons de l’hydrogène en quantité. Il faut le transporter dans nos réservoirs.  

 

La logistique, un problème, quel problème ? 

 

Inutile de le rappeler, l’hydrogène c’est petit…Rappelez vous, sur la classification périodique de Mendeleïev, c’est en haut a gauche. En plus d’être petit, c’est un gaz, et c’est un gaz très peu dense. Et pour finir le tout c’est un gaz très peu dense énergétiquement parlant (il restitue très peu d’énergie par litre consommé).  

 

Nous nous retrouvons donc dans une situation, où, pour combler nos besoins en énergie, il faudra transporter des volumes Enormes d’hydrogène. L’énergie utilisée pour transporter un mètre cube d’hydrogène sera donc grande en comparaison de l’énergie restituée par ce même mètre cube d’hydrogène lors de son utilisation à des fins énergétiques. Pour comparaison, le rendement énergétique de cette opération est 10 fois plus mauvais que pour des hydrocarbures. 

 

Autre problème, pour transporter cet hydrogène, il faudra construire des pipelines, beaucoup de pipelines. Et nous venons de le dire l’hydrogène est la plus petite molécule à l’état naturel et qui à la fâcheuse tendance de s’échapper au moindre petit trou ou microfissures. Et nous le savons tous quand le gaz part, c’est la mort sure. Et oui, tant que les quantités d’hydrogène produites sont faibles, les fuites sont négligeables. Par contre si nous produisons massivement, ces fuites vont engendrer des quantités énormes de vapeur d’eau dans la stratosphère et encore une fois… renforcer l’effet de serre... Ce que nous ne voulons pas.

 

 Bon passons, disons que le transport de l’hydrogène ne coûte rien énergétiquement parlant et qu’il est écologique et que par conséquent, cela à du sens de le transporter en son état. (Là encore il y a peu être une solution, je la réserve pour la fin).   

 

Bon nous avons maintenant des pompes à hydrogène disponible en bas de chez nous. J’ai ma voiture propre à hydrogène et je vais faire le plein. Je fais donc le plein et je pars voir ma maman qui habite à 600km. Et  bien pour faire le voyage, j’aurais refait 6 fois le plein. Et oui, nous l’avons dit la densité énergétique (énergie par litre)  de l’hydrogène est faible… même très faible… en fait elle est 5 fois plus faible que celle des hydrocarbures… par conséquent pour le même nombre de kilomètres parcouru j’aurais consommé 5 fois plus en volume… Pratique non ?   

 

Bon passons, disons qu’il est pratique de s’arrêter tout les 100km et que de toute façon c’est ce que la sécurité routière nous demande faire. Pendant tous ces arrêts forcés on se pause tout de même une question… Mais au fait comment ça marche un moteur à hydrogène ? 

 

La pile à combustible ?  

 

Pour faire simple, dans une voiture à hydrogène, on ne va pas brûler l’hydrogène, mais on va convertir son énergie chimique en énergie électrique (utilisé ensuite pour faire tourner nos roues). En gros l’hydrogène grâce à un catalyseur vas libérer ses électrons qui vont aller de l’anode à la cathode, en ce faisant la fée électricité apparaît.

 

Mais attendez une seconde, on parle de catalyseur là… c’est quoi le catalyseur ? Et bien c’est tout simplement du platine… mais très peu de platine, seulement 10g par moteur… ouf on est tous rassuré.  

Pas si sur, si on s’y penche d’un peu plus près on s’aperçoit qu’un seul pays fourni 75% de la demande mondiale de platine. Ce pays c’est l’Afrique du sud. Et compte tenu de la production actuelle de platine il faudra 100ans pour équiper le demi milliard de véhicules qu’il y a sur terre. Même pas la peine de parler du prix du platine qui s’envolera sans doute si nous prenons cette voie… sans compter les soucis géopolitiques que rencontrera l’Afrique du sud si elle dispose de 75% des ressources mondiales de platine (on voit ce qu’il ce passe en Irak pour un peu de pétrole). 

 

 

Bref tout ça pour dire quoi ? Que l’hydrogène c’est nul ? 

 

Certainement pas. Le but était d’essayer de prouver que la voie hydrogène n’est pas si simple que cela. Encore un fois on ne peut pas penser qu’une énergie doit en remplacer une autre… dans notre société il vas falloir utiliser toute les énergies disponibles et les utiliser de façon intelligente. Nous l’avons vu ce n’est pas parce que l’hydrogène n’émet pas de CO2 lors de son utilisation finale qu’il est propre pour autant (du moins de nos jours).   

 

Alors que penser de l’hydrogène ? 

 

Ceci n’engage que moi, mais rappelons tout les problèmes rapidement:

    

     1)      Pour produire de l’hydrogène il faut de l’énergie électrique.  

2)      Il coûte cher de transporter de l’hydrogène et c’est mauvais pour l’environnement.   

3)      La densité énergétique de l’hydrogène est trop faible pour permettre de longs trajets.   

4)      Le platine disponible pour faire des piles n’est pas suffisant pour toutes les voitures.  

 

Donc si on veut utiliser de l’hydrogène de manière sensée il faut :

 

1)      Le produire sans émettre de CO2, par conséquent la seule source d’énergie que nous pouvons utiliser est, soit le nucléaire, soit les renouvelable. En fait pour répondre à la demande si nous voulons produire assez d’hydrogène il nous faudra construire 2000 réacteurs nucléaire où 4 million d’éolienne de grande puissance.   

2)      Comme nous ne pouvons pas transporter l’hydrogène facilement en grande quantité. Il faudra utiliser cette hydrogène, rajouter un peu de carbone (venant de la biomasse) et créer de l’essence de synthèse… encore une fois si on veut assez de biomasse il faudra transformer la moitié des forêts de notre planète en champs de colza.   

3)      Ensuite si on veut utiliser la pile à hydrogène pour le transport, je dis oui pour les flottes de bus par exemple… en effet le volume d’un réservoir qu’on mettrait sur le toit serait assez conséquent pour avoir assez d’autonomie. Et finalement les flotte de bus il n’y en pas tant que cela le cours du platine n’en sera sûrement pas trop secoué.  

 

En conclusion je dirais que l’hydrogène c’est bien pour une utilisation de transport, si on à un parc nucléaire conséquent pour le produire et pas mal de champs de colza à disposition. De cette façon on produit sans émettre de CO2, on fournit du carbone sans émettre de CO2, on transporte de l’essence de synthèse et on ne cannibalise pas toute la production de platine mondial pour faire des pile à combustible.  

 

On le voit bien, l’hydrogène n’est pas « LA » solution, c’est seulement une partie de la solution.  

 

Pas si simple ce problème du transport… la solution la plus simple si on veut réduire les émissions… c’est de se regarder dans sa voiture le matin… réaliser qu’on est dans un bouchon… réaliser qu’on est tout seul dans sa voiture… réaliser que tout le monde est tout seul dans sa voiture… et là avoir une idée de génie… faire du covoiturage…si il y a deux personne par voiture… les émissions sont divisée par deux… en plus il n’y a plus de bouchon et on à quelqu’un à qui parler… elle est pas belle la vie ?

 

 

 

 

 

 

par Pierre Abadie publié dans : Pétrole
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Jeudi 11 mai 2006

La demande globale:

La demande mondiale d’énergie est en croissance régulière depuis le début de l’ère industrielle. Du fait du développement économique mondial très rapide, il y a eu une accélération de la demande l’énergie, et particulièrement de celle du pétrole, depuis l’an 2002.  

 

En effet, nos besoins en Europe « stagnent » à peu prés tandis que la demande mondiale de pétrole ne cesse de croître depuis 10 ans, la Chine et les Etats-Unis représentent à eux seuls plus de la moitié de cette croissance.

 

 Pour les décennies à venir, il est prévu par tous les experts et organismes spécialisés (Agence internationale de l’énergie, Conseil mondial de l’énergie…) un accroissement des besoins en énergie (environ un doublement entre 2000 et 2050).

 

 

 Comme vous pouvez le voir ci-dessus, on ne s'attends pas voir une diminution de la consommation de petrole + gas... celle-ci restera stable tandis que la consommation de charbon augmentera, et que les renouvellables augmenteront de 100% passant de environs 1% de la demande globale à 2%. L'utilisation du bois (biomasse) qui à un effet neutre sur le rejet de CO2 augmentera de plus de 50% passant de 10% à 16%. 

Passons maintenant en revue les 2 gros secteur de demande energetiques, le secteur éléctrique et les transports:

Le secteur électrique bénéficie d’une intense compétition et de remarquables complémentarités entre de nombreuses énergies primaires : charbon, fioul, gaz naturel, nucléaire, énergies renouvelables.  

C’est sur ce secteur que de grosses économies peuvent être faite et doivent être faites. En effet, nous, pays développés, avons les moyens d’investir dans des énergies plus propres et surtout de minimiser nos besoins en hydrocarbures sur ce secteur qui n’en as pas réellement besoin (contrairement au transport).  

On peut difficilement reprocher à la Chine de brûler du charbon (pas cher) plutôt que d’investir dans des énergies plus propres (mais aussi plus chère). Ce pays est en plein développement et à encore beaucoup d’habitant vivant sous le seuil de pauvreté, on comprendra donc que l’économie d’énergie n’est pas, et ne sera pas leur première priorité tant que l’accroissement du coût de l’énergie sera moins grand que la croissance générée par l’utilisation cette énergie utilisée non efficacement.    

Par contre, nous, pays développé, nous n’avons presque plus de croissance et nous faisons face à une énergie chère. Il est bien entendu que pour des raisons écologiques, il faudra consommer moins… mais c’est aussi du bon sens économique. Dans un milieu à faible croissance, la rentabilité ne se fait que sur l’amélioration des processus et la réduction des coûts…  

Aujourd’hui l’énergie est  devenue tellement chère qu’elle représente et représentera une part de plus en plus grosse de la « note » à la fin du mois. Accroître son efficacité énergétique (produire la même chose avec moins d’énergie) deviendra donc un des leviers les plus importants pour assurer rentabilité et pérennité.  

J’irais même jusqu'à dire que énergie chère + faible croissance sont les facteur qui nous ferons économiser de l’énergie de grés ou de force. Les entreprises qui sauront être efficaces énergétiquement seront les plus compétitives, et comme le but d’une entreprise c’est de faire du profit et bien pas besoin de légiférer, les entreprises prendrons le virage d’elles-mêmes ou disparaîtront.  

D’un point de vue énergie à fournir au particulier, ici aussi c’est du bon sens économique de ne plus utiliser d’hydrocarbure, en effet nous savons que la chine, l’inde… les utiliseront et par conséquent en feront monter le prix, de plus les fournisseurs d’énergies fossiles seront fortement taxé sur le CO2 émis… là encore pour ces raisons, je ne suis pas inquiet et pense que seront développé les énergie renouvelables (à leur niveau) et surtout le nucléaire.  

Le secteur des transports (terrestre, aérien et maritime) est dépendant des produits pétroliers à près de 98% et consomme plus de 50 % de la production pétrolière mondiale. On peut se poser la question, mais pourquoi ce secteur est il dépendant a 98% du pétrole?

En fait la réponse est  assez simple, c’est une question de densité énergétique. C'est-à-dire la quantité d’énergie par litre (ou kg) d’un combustible. Pour des raisons logistiques on peut difficilement se permettre d’utiliser pour le transport des combustibles à densité d’énergie faible. Et malheureusement l’un des seuls combustibles à densité d’énergie élevée ce sont les hydrocarbures liquides.

Par exemple, un litre d’essence fournit 9kW tandis qu’un litre d’hydrogène comprimé en fournis 2kW. Par conséquent pour un réservoir ayant le même volume on fera 4.5 fois moins de km avec de l’hydrogène qu’avec de l’essence. Et ça malheureusement, ce n’est pas acceptable pour la majorité des conducteur (mais sûrement applicable au bus et au flotte de voiture). Je pense donc qu’il sera difficile de se passer de l’énergie fossile pour les transports. Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’on ne peut rien faire, encore une fois, l’essence sera tellement chère que nous allons nous diriger certainement vers des voitures hybrides qui consommeront 3 à 4 litre au 100km. Ce qui est tout de même une réduction de moitié de notre consommation.

 En conclusion, à tout ceux qui pensent qu’il ne faut faire que du renouvelable ou que du nucléaire, je vous le dis vous faite fausse route.   

Le monde a besoin de plus de pétrole, de plus de gaz, de plus de charbon, de plus de nucléaire, de plus d’énergies renouvelables… et surtout de plus d'économies d'énergie.

Cet article est basé sur des publication IFP, revue de l'energie, AEI, BP

par Pierre Abadie publié dans : Pétrole
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Mercredi 3 mai 2006

Le monde publie aujourd'hui un article trés interessant,

Enfin on parle de la taxation de l'or noir chez les pays producteurs. Alors que l'on parle en france de taxer les companies petrolieres à 50% sur les bénéfices (déjà taxés). Les pays ou l'on extrait le petrole l'on deja fait, et pour certains à bien plus de 50% (venezuela 50% de taxes plus 30% de royalties).

On peut comprendre que ces pays taxent lourdement des companies privées exploitant leur richesses, et qu'une grosse partie du prix du baril reviennent dans la poche de leur etats (et si possible des habitants), par contre on est en droit de se poser la question si il est juste de retaxer en france ces mêmes companies déjà taxés a l'etranger parfois plus de 50% sur des benefices. Ne serait il pas judicieux de soutenir nos fleurons de l'industrie française plutot que de leur taper dessus au moindre bénéfice.

N'oublions pas que sur un litre a 1.25euro, en France il y a 1.0Euro de taxe. Le prix d'un litre d'essence en sortie de rafinerie "hors taxe française" est de 0.25E. La marge actuelle de raffinage en europe est en moyenne de 30$/tonne de brut raffiné soit  2 centime d'euro par litre. La distribution prend environ 1 centime d'euro par litre de marge.

Donc en france sur 1 litre à 1.25E, il y a 1.0Euro de taxe et 3 centimes de benefice pour le petrolier (sur l'activité raffinage distribution, car nous le savons tous, la production de petrole est marginale en france)... dans ces conditions si l'on veut baisser le prix final pour le consommateur, doit on baisser les taxes pour tout le monde ou bien retaxer le petrolier?  

 

Ci dessous l'article du monde:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-767746@51-748857,0.html

 

Total profite, comme ses concurrents, des tensions géopolitiques qui font flamber les cours de l'or noir. Le baril de brent a atteint un nouveau record, mardi 2 mai, à 74,97 dollars. Mais la major française sait aussi que le secteur est risqué. Total pâtit aussi d'une instabilité économique et juridique qui freine ses investissements.

 

La nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, annoncée lundi 1er mai par le président Evo Morales (Le Monde du 3 mai), est le dernier exemple de ces avatars, même si le groupe français y réalise moins de 1 % de sa production mondiale.

Du Moyen-Orient à la Russie et à l'Amérique du Sud, le nationalisme pétrolier connaît un regain de ferveur qui freine les projets de Total et de ses concurrents. Ils doivent composer avec des dirigeants qui les accusent de "piller" leurs matières premières et brandissent l'arme énergétique. Le conflit est d'autant plus âpre que les producteurs veulent tirer le meilleur profit de la hausse des cours alors que les pétroliers doivent remplacer leurs réserves dans un monde où l'on ne découvre plus qu'un baril de brut pour trois barils consommés.

Cette montée des périls n'a pas échappé au "comité risques" de Total, chargé d'évaluer chaque projet dans ses dimensions politiques, techniques, financières, monétaires ou environnementales avant de le soumettre au comité exécutif.

Quatrième groupe pétrolier mondial, il connaît des difficultés dans trois pays : la Bolivie, mais surtout le Venezuela et la Russie, deux des plus gros producteurs d'hydrocarbures. Conscient que des contrats signés quand le baril valait 10 ou 20 dollars ne tiennent plus quand il dépasse 70 dollars, le groupe présidé par Thierry Desmarest est prêt à des concessions.

En Bolivie, Total est moins exposé que le brésilien Petrobras ou l'espagnol Repsol, qui produisent 40 % du gaz extrait dans ce pays andin. En dépit de réserves qu'il juge "prometteuses" (mais en attente d'investissements), le groupe a investi 200 millions de dollars dans deux gisements (21 000 barils par jour et 0,8 % de sa production mondiale). Une petite part de risque sur un total de 3,5 milliards dépensés par les compagnies étrangères depuis dix ans.

CONTRAT REVU

Les investissements - et les risques - du groupe au Venezuela sont d'une autre ampleur. Dans ce pays où le secteur pétrolier a été repris en main par le président populiste de gauche Hugo Chavez, la plus lourde incertitude pèse sur le projet Sincor (huiles extra-lourdes de la ceinture Orénoque), dont Total détient 47 % aux côtés de la compagnie nationale PDVSA et du norvégien Statoil. Sur cette zone très riche, trois autres projets stratégiques impliquent des multinationales arrivées dans les années 1990. Pour les inciter à pomper ce brut de médiocre qualité à une époque où les prix étaient bas, Caracas avait dû consentir des conditions avantageuses.

Trop avantageuses au goût de M. Chavez, qui a revu les termes des contrats. La nouvelle législation prévoit que toute exploitation se fera désormais dans le cadre de sociétés mixtes détenues à 60 % par PDVSA et que les étrangers payeront 30 % de royalties (contre 16,6 %) et 50 % d'impôts (contre 34 %).

Un retrait du Venezuela, cinquième exportateur mondial de brut, est impensable pour Total. D'autant que ce pays réévalue ses gisements et qu'il va prochainement déclarer 230 milliards de barils de réserves. Ils s'ajouteront aux 80 milliards de barils déjà certifiés et le placeront au premier rang mondial, devant l'Arabie saoudite. En dépit de lourds contentieux, "Total n'envisage pas de saisir les tribunaux", assure un de ses porte-parole.

Les majors doivent composer avec les compagnies nationales comme la Saudi Aramco (Arabie saoudite), la NIOC (Iran) ou Pemex (Mexique), dont la principale arme est de détenir plus de 80 % des réserves mondiales d'hydrocarbures.

En Russie, où rien ne se fait sans l'aval du Kremlin et de Gazprom, Total a du mal à se développer dans l'exploration-production. "Celui qui pourra m'expliquer comment fonctionne le système russe !", soupire un de ses dirigeants. Riche de 25 % des réserves mondiales de gaz, la Russie est pourtant "un pays qu'on ne peut ignorer", assure M. Desmarest. En 2005, il avait retiré son offre d'achat de 25 % du gazier Novatek devant les atermoiements des autorités et pour avoir plus de chances de participer à la mise en valeur de Shtokman (mer de Barents), un des plus grands projets gaziers du monde.

 

Présélectionné par Gazprom avec quatre autres compagnies, Total risque de ne pas être retenu. Un vieux contentieux sur l'exploitation d'un champ dans le Grand Nord, la volonté du groupe de rentabiliser un projet aux multiples défis techniques (grande profondeur d'eau, froid, éloignement de 500 km des côtes...) et la destination du gaz naturel liquéfié produit (les Etats-Unis) donnent un avantage compétitif aux concurrents américains ou norvégiens du géant français.

par Pierre Abadie publié dans : Pétrole
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