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Bonjour à tous, je m’appelle Pierre et vous souhaite la Bienvenue sur le blog Pierre et Pétrole…

Nous parlerons de l'immobilier et de son "potentiel retournement"... du pétrole et de son futur... et puis de mes centres d'interets du moment, voyages et bon plans... 

Voila bonne lecture, et n’hésitez pas à réagir, tout les avis sont les bienvenus

Merci a tous 

 

 

 

 

Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 14:13

De l'indifférence des peuples naît l'inaction des gouvernants.

En silence, tout comme il y a douze ans au Rwanda, se déroule le premier génocide du 21 siècle dans une région de l'Ouest du Soudan, le Darfour.

 

Aujourd'hui, 2,5 millions de personnes ont été déplacées de cette région de 6 millions d'habitants.

 

Depuis l'hiver 2003, 300 000 hommes, femmes et enfants y sont morts de l'incurie médiatique et politique.

 

10 000 personnes y meurent chaque mois.

 

 

 

J’ai fait une petite recherche sur le Darfour, car je me suis rendu compte que malgré quelques articles ou reportages vu ou lu je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il s’y passait…

 

Je n’ai pas été déçu de la recherche… tout simplement une horreur… Apparemment l’histoire n’est pas assez « sexy » et un peu trop « complexe » pour qu’on en parle tous les jours dans les médias…

 

Je pense que personne ne peut être indifférent à l’équivalent (en nombre de personnes) de l’exode de tous les habitants de Paris… et de l’éradication de l’équivalent de la population de Toulouse, femmes et enfants compris…

 

Finalement, on se dit qu’on n’en peut pas y faire grand-chose…

 

Mais au moins, demandons (vous, moi, nous, tous) régulièrement des nouvelles du Darfour :

 

Demandons : « Et au fait la situation au Darfour est elle réglée ? Car on en parle plus du tout à la télé !!! »

 

 

Un petit mail tout les mois, à TF1, France2/3/5, M6 puis… à son maire, son député, aux ministres, au présidents ou aux présidentiables…  

 

Si nous sommes un bon nombre à faire cette démarche… les médias, politiques répondront à la demande et informeront et peu être même agiront.

 

 

De l'indifférence des peuples naît l'inaction des gouvernants.

 

 

Pour en savoir plus :

 

 

http://www.sauverledarfour.org/

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2006/06/DYSON/13574

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_au_Darfour

 

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 15:50

Nous revenons juste des 2 alpes pour une petite session de snowboard...

De bons progrés cette année mais bon... la video suivante nous laisse un peu de marge...

C'est la première descente du Mont Eider en suisse en "paragliding" = ski+voile...

Je pense qu'il n'y a certainement pas beaucoup mieux en terme de sensations (mais certainement pas beaucoup dangereux non plus)...

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /Fév /2007 18:47

Le vrai coût du pétrole…

Depuis quelque temps, on parle souvent d’énergie chère avec un baril de pétrole à plus de 50$ et un prix du litre d’essence de plus de 1€ à la pompe. 

 

La question est donc quel est le « juste prix » du litre d’essence ?  

 

Certain diront que le prix du pétrole est lié au fait que nous devrons aller chercher le pétrole de plus en plus profond… en territoire de plus en plus hostile… et que tout cela à un coût… A priori, nous explique t’on, le marché fera le reste… Si la demande augmente et qu’il y a pénurie, le prix du baril va alors monter rendant l’extraction de pétrole en milieu difficile rentable… nous serons alors alimenté en énergie plus longtemps.  

 

Ceci, est une manière logique de voir les chose… des entreprises ou des états ne fourniront au marché du pétrole, que si le coût d’extraction de celui-ci est inférieur à sont prix de vente (en d’autres mots si et seulement si il y a un bénéfice)…  

 

Ce mode de raisonnement amène à avoir l’énergie fossile le plus bon marché possible… Ce qui pousse à une surconsommation d’une énergie non renouvelable…  

 

Ce monde de raisonnement est faux à mon avis pour 2 raisons :  

 

1)      Il ne prend pas en compte le coût d’utiliser une ressource épuisable, ou plutôt il remet à plus tard le coût d’utilisation d’une énergie épuisable… En effet lorsqu’il n’y aura plus de pétrole pour alimenter la croissance mondiale on peut s’attendre à une envolée des prix (et se sont nous enfants ou nous même (vieux) qui en payeront le prix cash). 

 

2)      Il ne prend pas en compte le coût d’utiliser une énergie polluante, notamment assez fortement émettrice de CO2… J’entends par coût, ce que nous aurons à payer si le changement climatique cause tempêtes,  inondations, baisse des récoltes… (L’étude Stern du ministère des finances Anglais prévoit que 20% du PIB mondial pourrait être englouti pour réparer les dommages du dérèglement climatique)    

 

Je pense personnellement que l’on mesure mal les services rendus par le pétrole « bon marché » :  

 

Depuis 1800, les gains de productivité due à l’abondance énergétique ont permis de libérer du temps pour l’enseignement, les loisirs, la recherche et ont permis un développement scientifique et technique sans précédant…  

 

Pour un français, le résultat le plus  flagrant de cet amélioration, c’est l’espérance de vie qui durant cette période passe de environ 30ans à plus de 70ans de nos jours.  

 

Et oui, on l’oublie souvent mais un « prolétaire Français » d’aujourd’hui vie 2 à 3 fois plus longtemps qu’un seigneur du moyen age... Il dispose d’eau potable (et chaude) en tournant un robinet... il a sa disposition 24 heures sur 24 un fiacre super luxe qui permet, en appuyant sur un bouton, d’avoir chaud en hiver et d’avoir froid en été…  

 

La voiture est exemple incroyable, sachant que un CV du moteur de notre voiture correspond à la puissance réelle fournie par un cheval… nous sommes en train de dire que, de nos jours n’importe quel ménage français, qui a acquis une clio 1.5DCI 80CV pour seulement 8-10 mois de salaire, vient d'acquérir l’équivalent d’un attelage de 80 chevaux de notre seigneur du 15eme siècle, soit tout son harras. Ceci depasse certainement tout les reves les plus fou du paysan du 15eme siecle. 

 

Même la population du tiers monde que nous voyons comme sous développée n’a rien à envier du français de 1900. Un Indien par exemple avec 300$ de PNB vit 15 ans de plus qu’un français de 1900, et à déjà « plus ou moins » accès à la médecine et l’enseignement.  

 

Nous ne nous en rendons pas compte car nous avons toujours vécu de cette manière, mais l’abondance énergétique bon marché à fait de nous des « surhommes » au regard de ce qu’à toujours été la condition humaine depuis ces débuts. A travers notre consommation nous avons maintenant, tous, des centaines de domestiques à notre disposition, ceux-ci s’appellent voitures, tondeuses à gazon, perceuses, trains, ascenseurs…  

 

Pour avoir les idées bien en place il suffit de regarder l’énergie disponible dans un réservoir d’essence. Dans 45 litre d’essence (un plein de clio)  il y  a 1.6Gjoule… ce qui est équivalent à environ 400 000 calories nutritives (celle qu’on trouve au dos les paquets de nourriture).  

 

Un moteur de voiture n’est efficace qu’a environ 30%, en d’autres mots, seulement 30% de l’essence n’est utilise pour faire bouger la voiture, le reste entant perdu en dégagement de chaleur et frottements entre pièces mécaniques. 

Ce qui veut dire que pour l’équivalent d’un plein (environ 50Euro) nous venons de consommer l'équivalent de 120 000 calorie nutritive (vous allez comprendre plus bas pourquoi je convertis en calorie nutritive) pour aller d’un point A à un point B (environ 500km).  

 

Imaginons maintenant notre ouvrier français, de nos jours, celui-ci se nourrit (environ 4000 calorie nutritive par jours). Il travaille à la chaîne 8 heures par jours pour monter des clios et dépense pour son travail environ 3000 calories nutritives par jour, cette énergie est depensée en énergie mécanique (disons qu’il a une tache relativement difficile physiquement à effectuer), les 1000 calories restantent servant à faire fonctionner son corps.  

 

En un mois de travail payé au smic, notre ouvrier à fourni 3000 calories * 5 jours * 4 semaines = 60 000 calories.  

 

C’est là que la magie s’opère… notre ouvrier pour fournir une quantité d’énergie 2 fois moins grande que celle contenue dans un plein de voiture est payée 1000Euro alors que le plein à coûté 50Euro.  

 

En conclusion, à service énergétique égaux (une même quantité d’énergie fournie), le travail en France coûte 20 fois plus cher que le pétrole.   

 

C’est en ayant ces chiffres en tête que je me dit que le pétrole n’est en réalité vraiment pas cher…

je ne propose pas de multiplier par 20 le prix de l’énergie fossile… mais bon sachant que le pétrole étant une ressource épuisable et qu’elle nous rend des services incroyables, ne serait-t-il pas sage de taxer d’année en année de plus en plus les énergie fossile?

Cela rendrait moins compétitives les énergies fossiles et nous forcerait à en optimiser l’usage d’une part, et cela nous permettrait de créer un petit pécule supplémentaire pour payer plus tard la note du déregèlement climatique mais aussi d'orienter d’orienter nos politique énergétique vers des choses un peu plus renouvelables ou nucléaire lorsque c’est possible (ne conservant le petrole pour des choses comme le transport où nous auront bien du mal à nous séparer).

Il serait interessant de réorienter notre poltique d'urbanisme vers une recentralisation plutot qu'un banlieuisation qui ne fait que generer plus de transports, plus d'infractrustrure soit plus de consommation d'energie.

Cela va etre dur mais, mais le vrai problème du futur sera de conserver notre niveau de vie de "surhomme" qu'a permis l'utilisation d'energie fossile... mais sans energie fossile, car nous le savons un jour ou l'autre il n'y en aura plus (l'inconnue etant plus, de qui entre le rechauffement climatique ou la penurie de petrole nous tapera le premier).

Par Pierre Abadie - Publié dans : Pétrole
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 16:12

Les plus beaux KO poids lourd de tout les temps...

Superbe video (pour les amateurs de boxe, sinon aucun interet).

Enjoy:

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 00:37

Bonjour à tous, ci joint la note de synthese de "l'étude Stern" (en Français s'il vous plait) du ministere de l'économie Anglais au sujet de l'impact du rechauffement climatique sur l'économie...

Personnellement, j'aime le pragmatisme Anglais... alors que chez nous ce sujet est debatu par des "écolos au cheveux longs" et n'est de mon point de vue pas vraiment pris comme un sujet sérieux...

Les anglais expliquent que il vaut mieux faire quelque chose tout de suite sinon cela coutera plus cher si on le fait plus tard...

ce n'est même pas une bonne resolution du genre, si on ne fait rien nos enfants auront un monde invivable...

Ce qui parrait être une evidence outre manche est encore quelque chose qui reste a prouver de notre coté de la manche... Qui vivra... verra...

pour les anglophones, l'etude complete:

http://www.hm-treasury.gov.uk/independent_reviews/stern_review_economics_climate_change/sternreview_index.cfm

 

C'est un peu long mais une bonne lecture:

LA “ STERN REVIEW ” : l’économie du changement climatique

 Note de synthèse  

 

 

Si nous adoptons des mesures fermes dès à présent, il est encore temps d’éviter les pires conséquences du changement climatique.  

 

Les preuves scientifiques sont maintenant accablantes : le changement climatique constitue une menace planétaire grave et exige une réponse mondiale de toute urgence. 

 

Cette Revue a évalué un vaste éventail de preuves sur les conséquences du changement climatique et sur ses coûts économiques et elle a fait appel à un nombre de techniques différentes pour évaluer les coûts et les risques. Sous ces diverses perspectives les preuves amassées par la Revue mènent à une conclusion simple : les avantages que présente une action ferme et précoce l’emportent de loin sur les coûts économiques de l’inaction.  

 

Le changement climatique affectera les éléments fondamentaux de la vie pour des pans entiers de populations de par le monde – l’accès à l’eau, la production de nourriture, la santé ainsi que l’environnement. Des centaines de millions de personnes pourraient souffrir de la faim, de la pénurie d’eau et d’inondations côtières au fur et à mesure que la planète se réchauffe.  

 

Utilisant les résultats de modèles économiques officiels, la Revue estime que si l’on ne réagit pas, les coûts et les risques globaux du changement climatique seront équivalents à une perte d’au moins 5 % du PIB mondial chaque année, aujourd’hui et pour toujours. Si l’on prend en compte un éventail plus vaste de risques et de conséquences, les estimations des dommages pourraient s’élever à 20 % du PIB ou plus. 

 

Par contre, les coûts de l’action, à savoir réduire les émissions de gaz à effet de serre pour éviter les pires conséquences du changement climatique, peuvent se limiter à environ 1 % du PIB mondial chaque année. 

 

L’investissement que l’on fera au cours des dix à vingt prochaines années aura un effet profond sur le climat de la seconde moitié de ce siècle et au siècle suivant. Nos actions aujourd’hui et au cours des décennies à venir pourraient engendrer des risques de perturbations majeures pour l’activité économique et sociale, sur une échelle semblable aux perturbations associées aux grandes guerres et à la dépression économique de la première moitié du XXe siècle. Et il sera difficile, pour ne pas dire impossible, de faire machine arrière.  

 

Il est, par conséquent, patent qu’une action prompte et ferme est justifiée. Etant donné que le changement climatique est un problème planétaire, la réponse à ce problème se doit d’être internationale. Elle doit reposer sur une vision partagée des objectifs à long terme et d’un accord sur les cadres qui accéléreront l’action au cours de la prochaine décennie et elle doit se développer à partir d’approches qui se renforcent mutuellement au niveau national, régional et international. 

 

Le changement climatique pourrait avoir des conséquences très sérieuses sur la croissance et sur le développement.  

 

Si l’on ne fait rien pour réduire les émissions, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pourrait atteindre dès 2035 le double du niveau qu’elle atteignait avant l’ère industrielle, nous consignant pratiquement à une hausse de la  température moyenne mondiale de plus de 2°C. A plus long terme, il y aurait plus de 50 % de risque que la hausse de la température dépasse les 5°C. Cette hausse serait extrêmement dangereuse, en effet : c’est l’équivalent du changement survenu dans les températures moyennes de la dernière période glaciaire à nos jours. Un changement aussi radical de la géographie physique du globe ne peut qu’entraîner des changements majeurs dans la géographie humaine, c’est-à-dire où les gens vivent et comment ils vivent leur vie.  

 

Même à des niveaux plus modérés de réchauffement, tout – des études détaillées des conséquences au niveau régional et sectoriel des changements de schémas climatiques jusqu’aux modèles économiques des effets à l’échelon planétaire – porte à croire que le changement climatique aura des conséquences sérieuses sur la production mondiale, sur la vie humaine et sur l’environnement.  

 

Tous les pays seront affectés. Les plus vulnérables – les pays et populations les plus pauvres – seront les premiers à en souffrir et ceux qui en souffriront le plus, alors même que ce sont eux qui ont le moins contribué aux causes du changement climatique. Les coûts suscités par un temps extrêmement inclément (dont inondations, sécheresses et tempêtes) augmentent d’ores et déjà, y compris pour les pays riches.  

 

L’adaptation au changement climatique – c’est-à-dire l’adoption de mesures destinées à renforcer la faculté de résister et à réduire les coûts au minimum – est essentielle. Il n’est plus possible d’éviter le changement climatique qui se fera au cours des deux à trois prochaines décennies, mais il est encore possible de protéger nos sociétés et nos économies de ses conséquences dans une certaine mesure – en fournissant une meilleure information, une planification optimisée et des cultures et infrastructures mieux aptes à résister au climat, par exemple. Cette adaptation coûtera des dizaines de milliards de dollars par an dans les pays en développement seulement et grèvera encore davantage des ressources déjà limitées. Il faudrait intensifier les efforts d’adaptation, notamment dans les pays en développement.  

 

Les coûts nécessaires pour stabiliser le climat sont importants mais ils sont gérables ; un retard serait dangereux et bien plus coûteux.   

 

Les risques des pires conséquences du changement climatique pourraient être considérablement réduits si l’on parvenait à stabiliser les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère entre 450 et 550 ppm en équivalent CO2. Le niveau actuel est de 430 ppm en équivalent CO2 aujourd’hui et il augmente de plus de 2 ppm chaque année. La stabilisation dans cette fourchette exigerait que les émissions se situent au moins à 25 % en deçà des niveaux actuels d’ici 2050 et, qui sait, bien plus encore.  

 

A terme, la stabilisation – à quelque niveau que ce soit – exige que les émissions annuelles soient ramenées à plus de 80 % en deçà des niveaux actuels.  

 

Ceci représente un défi important, mais une action à long terme inscrite dans la durée peut y parvenir à des coûts qui sont faibles en comparaison avec les risques de l’inaction. Les estimations centrales des coûts annuels nécessaires pour aboutir à une stabilisation entre 500 et 550 ppm en équivalent CO2 s’élèvent à environ 1 % du PIB mondial, si nous commençons dès à présent à prendre des mesures fermes. 

 

Les coûts pourraient être encore plus bas que cela si l’on réalise des gains importants en efficacité ou encore si l’on mesure les forts avantages collatéraux, comme par exemple la réduction de la pollution de l’air. Les coûts seront plus élevés si les innovations en matière de technologie moins carbonée sont plus lentes que prévu ou si les décideurs ne tirent pas le meilleur parti possible des instruments économiques qui permettent de réduire les émissions chaque fois que cela revient moins cher de le faire et partout où cela est le cas et de quelque façon que ce soit.  

 

Il serait d’ores et déjà très difficile et très coûteux de s’efforcer de stabiliser à 450 ppm en équivalent CO2. Mais si l’on attend, la possibilité de stabiliser à 500-550 ppm en équivalent CO2 pourrait nous échapper.  

 

Une action sur le changement climatique est requise de la part de tous les pays et il n’est pas nécessaire qu’elle impose une limite aux aspirations de croissance des pays riches ou pauvres.  

 

Les coûts nécessaires pour prendre les mesures qui s’imposent ne sont pas répartis de façon égale sur tous les secteurs ou autour du globe. Même si le monde riche accepte la responsabilité de coupures absolues des émissions de 60 à 80 % d’ici 2050, les pays en développement doivent parallèlement adopter des mesures importantes. Or, il ne faudrait pas s’attendre à ce que les pays en développement assument tous les coûts de cette action à eux seuls, et cela ne leur sera pas nécessaire. Les marchés du carbone dans les pays riches commencent déjà à générer des flux de financement destinés à encourager le développement de technologies moins carbonées, y compris par le biais du mécanisme de développement propre. Il est à présent nécessaire de transformer ces flux pour soutenir l’action sur l’échelle requise. 

 

L’action sur le changement climatique créera également des possibilités commerciales importantes, à mesure que de nouveaux marchés se créent dans les technologies énergétiques moins carbonées et dans les autres biens et services moins carbonés. Ces marchés pourraient se développer et valoir des centaines de milliards de dollars chaque année et l’emploi dans ces secteurs augmentera en conséquence.  

 

Le monde n’a pas besoin de choisir entre éviter le changement climatique et promouvoir la croissance et le développement. Les changements survenus dans les technologies énergétiques et dans la structure des économies ont créé des possibilités de séparer la croissance des émissions de gaz à effet de serre. En effet, si l’on ne tient pas compte du changement climatique, cela à terme portera préjudice à la croissance économique. 

La maîtrise du changement climatique est la stratégie favorable à la croissance à plus long terme et cela peut se faire d’une façon qui n’impose pas de limite aux aspirations à la croissance des pays riches ou pauvres.  

 

Il existe une gamme d’options pour réduire les émissions ; une action gouvernementale ferme et délibérée est requise pour encourager l’adoption de ces options. 

 

Il est possible de réduire les émissions grâce à une plus grande efficacité énergétique, à une modification de la demande et grâce à l’adoption de technologies propres en matière d’électricité, de chauffage et de transport. Il est nécessaire que l’utilisation du carbone dans le secteur de la production électrique de par le monde baisse de 60 % au moins d’ici 2050 pour que les concentrations dans l’atmosphère se stabilisent à 550 ppm en équivalent CO2 ou en deçà ; en outre, des réductions profondes d’émissions seront également nécessaires dans la filière transport.  

 

Même avec une forte progression de l’utilisation de l’énergie renouvelable et d’autres sources d’énergie moins carbonées, les combustibles fossiles pourraient toujours constituer plus de la moitié de l’approvisionnement énergétique mondial en 2050. Le charbon continuera à être important dans le mélange énergétique dans le monde entier, y compris dans les économies en rapide expansion. Le captage et le stockage sur une large échelle du carbone seront nécessaires pour permettre de continuer à utiliser les combustibles fossiles sans dégâts pour l’atmosphère.  

 

Des réductions des émissions non énergétiques, à l’instar de celles qui proviennent de la déforestation et des procédés agricoles et industriels, sont également indispensables.  

 

Avec des choix d’orientation forts et délibérés, il est possible de réduire les émissions tant dans les économies développées que dans celles qui sont en développement dans les proportions nécessaires pour entraîner une stabilisation dans la fourchette requise sans restreindre le développement.  

 

Le changement climatique est l’échec le plus grand du marché que le monde ait jamais connu et il a une action réciproque sur les autres imperfections du marché. Trois éléments d’actions sont nécessaires pour obtenir une réponse planétaire efficace. Le premier est la fixation du prix du carbone, appliquée à travers les taxes, le commerce ou une réglementation. Le second est l’action gouvernementale pour encourager l’innovation et le déploiement de technologies moins carbonées. Et le troisième est l’action pour retirer les obstacles à l’efficacité énergétique et pour informer, éduquer et persuader les individus sur ce qu’ils peuvent faire pour réagir face au changement climatique.  

 

Le changement climatique exige une réponse internationale reposant sur une compréhension partagée des objectifs à long terme et un accord sur les cadres d’action.  

 

De nombreux pays et régions prennent d’ores et déjà des mesures : l’UE, la Californie et la Chine sont parmi ceux qui se sont dotés des orientations de politiques les plus ambitieuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique et le Protocole de Kyoto offrent une base de coopération internationale, de même qu’une panoplie de partenariats et d’autres approches. Mais il faut à présent des mesures plus ambitieuses dans le monde entier.  

 

Les pays étant confrontés à des circonstances diverses apporteront à la maîtrise du changement climatique des contributions différentes. Toutefois une action des pays à titre individuel ne suffit pas. Chaque pays, quelle que soit sa taille, ne représente qu’une partie du problème. Il est indispensable de créer une vision internationale partagée des objectifs à long terme et de dresser les cadres internationaux qui aideront chaque pays à remplir son rôle pour atteindre ces objectifs communs.  

 

Les éléments clefs de ces cadres internationaux futurs devront inclure :  

 

L’échange des émissions : étendre et relier le nombre grandissant de projets d’échange des émissions de par le monde est un moyen puissant de promouvoir des réductions rentables des émissions et de faire progresser l’action dans les pays en développement : des objectifs-cibles forts dans les pays riches pourraient encourager des flux s’élevant à des dizaines de milliards de dollars chaque année pour soutenir la transition vers des voies de développement moins carbonées.  

 

La coopération technologique : Une coordination officieuse ainsi que des accords officiels peuvent stimuler l’efficacité des investissements dans l’innovation dans le monde entier. A l’échelle mondiale, le soutien pour les R & D dans le domaine de l’énergie devraient doubler au moins et le soutien pour le déploiement de nouvelles technologies moins carbonées devrait au minimum quintupler. La coopération internationale sur les normes des produits est un moyen puissant de stimuler l’efficacité énergétique.  

 

L’action pour réduire la déforestation : La perte des forêts naturelles de par le monde contribue plus aux émissions globales chaque année que la filière des transports. Juguler la déforestation est un moyen extrêmement rentable de réduire les émissions ; des programmes pilotes internationaux à grande échelle destinés à explorer quelle est la meilleure façon de parvenir à cette fin pourraient être lancés très rapidement.  

 

L’adaptation : Les pays les plus pauvres sont les plus vulnérables au changement climatique. Il est indispensable que le changement climatique soit pleinement intégré aux orientations de politique en matière de développement et que les pays riches honorent les promesses qu’ils ont faites visant à accroître leur soutien par le biais de l’aide publique au développement. Le financement international devrait également appuyer une amélioration de l’information au niveau régional sur les conséquences du changement climatique et la recherche sur de nouvelles variétés de cultures qui seront plus résistantes à la sécheresse et aux inondations. 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Pétrole
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 23:27

- Sommes nous à cours de pétrole ?  

 

- Non, il reste encore au moins 40 ans de réserve…  

 

C’est ce que l’on dit et en effet il reste 40 ans de réserve voir bien plus si on tient compte des pétrole non conventionnels (tels les sable bitumineux d’Athabaska).  

 

- La civilisation telle que nous la connaissons arrive bientôt à sa fin !!!  

 

- Arrf, vraiment n’importe quoi…  

 

C’est pourtant ce que maintient le géologue Dr Collin Campbell et cela n’est pas la proclamation farfelue d’un culte de la fin des temps. C’est tout simplement la conclusion scientifique d’un des géologues les mieux payés et les plus largement respecté dans le monde.  

 

Ce sont des individus rationnels, professionnels, conservateurs et qui sont terrifié à l’idée d’un phénomène connu sous le nom de « peak oil », en Français « apogée du pétrole » au niveau mondial.  

 

Tout le monde s’accorde à dire que nous aurons passé le peak oil entre 2010 et 2030. Le Dr Campbell pense que nous atteindrons le sommet de la production pétrolière en 2010.  

 

Bien entendu dit il : «  le pétrole ne s’épuisera pas d’un coup car la production de pétrole suit une courbe en cloche, le pétrole est de plus en plus abondant sur le coté croissant de la courbe (nous nous y trouvons), et il deviendra de plus en plus rare et cher sur le coté décroissant. Le sommet de la courbe coïncide avec le moment où la dotation en pétrole a été épuisée à 50%. Une fois que ce sommet est passé, la production de pétrole commencera à chuter tandis que les coûts commenceront à augmenter. » 

 

En simplifié cela veut dire que si 2000 était l’année de l’apogée mondiale de pétrole, la production pétrolière mondiale en 2020 sera la même que celle de 1980. Cependant la population mondiale en 2020 sera à la fois beaucoup plus nombreuse (environ le double) et beaucoup plus industrialisée (c'est-à-dire dépendante du pétrole) qu’elle ne l’était en 1980.

 

 

 

La conséquence est simple,  la demande mondiale de pétrole dépassera la production mondiale de pétrole d’une marge significative. Le prix montera bien évidemment en flèche, les économies dépendantes du pétrole vont s’écrouler, et les guerres de ressources vont exploser.  

 

La réelle question n’est pas tellement celle de l’épuisement (plus du tout de pétrole) tel que l’on aime bien le croire, mais plutôt celle de ne plus avoir assez pour faire tourner l’économie où plutôt notre économie actuelle reposant sur l’énergie fossile bon marché et sur la croissance amenant à consommer de plus en plus.  

 

Le problème de la raréfaction du pétrole sur notre économie s’apparente à celui de la déshydratation du corps humain. En effet le corps humain est composé a 70% d’eau, pour faire simple un homme de 100kg contient 70kg d’eau. Comme l’eau est tellement cruciale pour tout ce que fait le corps humain que l’homme n’a pas besoin de perdre la totalité des 70kg d’eau pour s’évanouir pour cause de déshydratation. En réalité une perte de seulement 7kg d’eau suffit à le tuer.  

 

De la même façon une économie basée sur le pétrole comme la notre n’a pas besoin d’épuiser entièrement ces réserves de pétrole pour s’écrouler. Un fossé de seulement 10% à 15% ente l’offre et la demande suffiront à briser complètement une économie dépendante du pétrole commence à s’écrouler.  

 

- Ouf, j’ai eu peur en France nous avons le nucléaire donc notre économie n’est pas dépendante du pétrole !!!  

 

Malheureusement, c’est refuser la réalité… l’or noir à totalement changé notre quotidiens en quelques générations.  

 

L’énergie fossile a remplacé 90% des agriculteurs pas des tracteurs et des engrais (qui sont des dérivés du pétrole).  

 

Par ailleurs remplacer des agriculteurs par du pétrole pose un autre problème, en effet en ce moment nous dépensons 17 calories d’énergie fossile bien entendu non renouvelable pour produire 1 calorie de céréale… 

 

En réalité nous mangeons du pétrole, l’agriculture intensive qui permet à 5 milliards d’humains de vivre (souvenez vous que nous étions 4 fois moins nombreux il y à 100 ans) est basée sur la consommation d’énergie fossile non renouvelable et nous savons que nous allons bientôt passer le peak oil.    

 

Je me pose la question : Que va t’il se passer dès que nous n’aurons plus assez de pétrole pour alimenter notre agriculture ?  

 

Bref revenons a nous moutons, l’énergie fossile à transformé l’agriculture, crée l’industrie, les transports abondants et tout les emplois et les habitude de consommations qui en dépendent. Grâce à l’usage des machines, des centaines de millions de paire de bras on été libéré qui ont pu occuper des emplois de bureau. Et ceci est dévastateur en terme énergétique, en effet un salarié travaillant dans un bureau consomme autant d’énergie pour son seul travail qu’un français en consommait pour tous ces usages en 1960.  

 

Bref, le tarissement des ressources fossile ne se fera pas sans heurts. Et portant nous n’en parlons presque pas… Et oui cela fait maintenant quelques décennies que l’abondance énergétique bon marché est devenue un élément du quotidien des français, à tel point que tout français âgé de moins de 40 ans n’a jamais connu autre chose…Après toutes ces années de « toujours plus », Il est maintenant difficile d’accepter qu’il faille maintenant viser le « nettement moins ».  

 

Avoir une voiture de une tonne par adulte, des téléphones portables ou un logement peu isolé, sera il payé à son juste prix si la conséquence doit être la dictature, la guerre, la maladie et la famine pour nos descendant (et peu être même nous) ?  

 

J’aimerai que ces questions soit traités et débattues pour nos prochaines présidentielles, l’immigration et le pouvoir d’achat c’est intéressant… 

 

Mais bon parfois prendre un peu de hauteur et fixer définir une vision pour l’avenir de son pays serait peu être un petit plus « responsable », non ? 

Sources : Energy in Africa et le plein s'il vous plait de JM Jacovici

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Pétrole
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 23:33

Bonjour à tous,

Voici quelques lien de témoignages d'agents immobiliers et d'étude notariale sur l'état du marché immobilier.

Touts les liens suivants sont des entretients telephoniques avec des professionels de l'immobilier.

Le but étant de "prendre la temperature du marché"... écoutez vous serez surpris... les langues se delient.

 

1) Etude notariale paris 14eme: Grosse chute de l'activité

http://www.bulle-immobiliere.org/forum/viewtopic.php?t=16879

 

2) Agence immobiliere paris 14eme: Calme plat, Decembre redoutable

http://www.bulle-immobiliere.org/forum/viewtopic.php?t=16853

 

3) Agence immobiliére paris 9eme: Le marché perd les pédales

http://www.bulle-immobiliere.org/forum/viewtopic.php?t=16743

 

Si vous voulez écouter des enristrement de sur votre région:

http://www.bulle-immobiliere.org/forum/viewforum.php?f=48

 

En gros bien que la FNAIM annonce encore des ralentissement de la hausse des prix, les personnes sur le terrain ne tiennent plus du tout le même language...

En gros, l'activité chutte fortement, si vous avez un bien à vendre c'est maintenant ou jamais et certain annonce délà qu'il faudra baisser les prix pour vendre... c'est le monde à l'envers.

Par Pierre Abadie - Publié dans : Immobilier
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Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 19:21

Si vous passez un jour par la garden route (route jardin) au sud de l’afrique du sud, prenez le temps de faire un Canopy Tour.

En fait c’est de la tyrolienne entre les arbres, si la garden route porte son nom c’est que c’est le seul endroit d’Afrique du Sud on on peut trouver de la forêt indigène, donc c’est toujours vert…donc c'est comme un jardin et comme il y a une route (la N22) et bien ça s'apelle la route jardin... c'est pragmatique bien qu'on ai pu choisir à la place de la batiser la route forêt...

Bref, des tyroliennes de plus de cent mètres de long à trente mètres de haut entre des arbres plusieurs fois centenaires…

Ça aussi, à faire ABSOLUMENT:

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 17:49

Nous voilà de retour, après un périple de 3 semaines en Afrique du Sud avec Vincent&Petra…

6000km parcouru, mais aussi un saut en parachute à Pletenberg Bay au Sud du pays…

Paysage magnifique avec en prime quelques baleines, suivi d’une chute de 35 secondes à près de 250km…

A faire ABSOLUMENT

Skydive de Pierre (Avec un 3ème oeil):

 

 

 

 Skydive de Claire (avec le sourire et une handicam):

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 17:15

Lettre de comparaison des différents indices des prix de l’immobilier (Août)

Ils est proposé dans cette lettre mensuelle de standardiser les indicateurs FNAIM, BoursoPAP et les donnée issue du site www.cotation-immobiliere.fr et de les comparer entre pour essayer d’en tirer une tendance.  

 

 

Comme expliqué dans la section « pourquoi essayer de standardiser » Il a été choisi de suivre une tendance et non pas des prix  brut au mètre carré.  

 

 Pour ce faire : 

 

1)      Une date référence a été choisie : le 1er janvier 2006.  

2)     Pour chaque source référence (FNAIM, BoursoPAP, cotation immobiliere), le pourcentage de variation donné chaque mois mesure l’évolution intervenue entre le prix (ou l’indice de prix) du derniers mois connus et le prix (ou l’indice de prix) du mois de janvier 2006 

 

Tendance au 1er août 2006 :   

 

Appartements :  

 

Tandis que les chiffre FNAIM montrent une hausse de plus de 5% depuis le début de l’année, les chiffres BoursoPAP montrent une stabilisation avec une hausse de seulement 1%. Dans les deux on note une stabilisation des prix depuis quatre mois.  

 

De sont coté les prix obtenus grâce a cotation-immobiliére montrent une baisse de prés de 4%.

 

 

 

Maisons : 

 

 

La FNAIM, BoursoPAP et cotation-immobiliere s’accordent pour montrer une stagnation des prix des maisons, l’évolution depuis janvier 2006 est de seulement 1% à 2%.  

 

 

 

 Commentaire FNAIM :  

 

 

les prix des appartements anciens ont progressé de 1.3% et ceux des maisons ont reculé de 2.1%. Dans l’ensemble, la légère baisse de 0.3% des prix de l’ancien observée au cours du dernier mois soutient le ralentissement de la hausse des prix qui s’est établie, quant à elle, à +8.8% sur un an au mois de juillet 2006 (contre +9.1% sur un an au mois de juin 2006).

Alors, même si la hausse des prix des maisons apparaît désormais moins rapide (+1.3% au cours des trois derniers mois contre +2.9% à la fin du 2ème trimestre 2006), les prix des appartements anciens enregistrent toujours une progression soutenue (+3.0% au cours des trois derniers mois). 

 

 

Au total, au cours du mois de juillet, le ralentissement de la hausse des prix n’aura pas été enrayé par les évolutions contrastées des prix des appartements et des maisons, habituelles à cette période de l’année.  

 

Source : http://www.fnaim.fr/infos/prix-immobilier/juillet-2006.aspx

Commentaire BoursoPAP :  

 

 

S'il est vrai que le mois de juillet témoigne toujours d'une activité immobilière ralentie, il n'en reste pas moins qu'il révèle généralement les tendances de fin d'année. Or, la pause sur les prix semble se poursuivre, avec même une légère inclinaison négative : -0,54 % pour les appartements et – 0,73 % pour les maisons. Notons aussi que les taux de négociation se réévaluent et que les délais de transactions augmentent : il faut désormais 9 semaines pour vendre une maison.  

 

Au résultat, les variations enregistrées depuis le début de l'année sont négligeables (aux alentours de 1 %) et celles que le marché a enregistrées sur les trois derniers mois sont orientées à la baisse : -0,65 % pour les appartements, - 0,42 % pour les maisons.Sur les douze derniers mois, le poids des augmentations du second semestre 2005 se fait encore sentir, puisque les tendances annuelles donnent plus de 8% pour les appartements et un peu moins de 6% pour les maisons. Il n'en reste pas moins que les stocks de biens à vendre augmentent dans des proportions sensibles et que les ventes effectivement réalisées attestent de l'exigence des acquéreurs, toujours plus sélectifs  

 

Source : http://www.boursorama.com/patrimoine/information/detail-dossier.phtml?news=3592059

Source Cotation-Immobiliere : http://www.cotation-immobiliere.fr/

 Pourquoi essayer de standardiser ? 

 

 

 

Plusieurs organismes ou associations se proposent de diffuser des indicateurs permettant de suivre les prix de l’immobilier en France.  

 

Il est néanmoins difficile pour le non professionnel de comprendre les chiffres indiqué car les références sont différentes tant sur les échantillons représentatif utilisés que sur les méthodes de calculs. 

 

Par exemple :  

 

Pour la FNAIM, le pourcentage de variation annuel mesure l’évolution intervenue entre la moyenne des prix mensuels moyens des douze derniers mois connus et la moyenne des prix mensuels moyens des douze mois précédents.  

 

Pour l’indice BoursoPAP, le pourcentage de variation annuel mesure l’évolution intervenue entre le prix du derniers mois connus et le prix douze mois auparavant.  

 

Sur l’évolution des prix, on ressent bien que l’on ne parle pas tout à fait de la même chose, dans le premier cas on parle d’une sorte de moyenne des prix moyennée glissante sur 24 mois tandis que dans le second on parle plus simplement d’une moyenne des prix glissante sur 12 mois.  

 

Si on regarde l’échantillon représentatif, la FNAIM utilise l’ensemble des transactions réalisées par les professionnels de la FNAIM et constitué, chaque mois, d’environ 10 000 à 12 500 ventes. Les représentant FNAIM représente environ 1/3 du marché.  

 

De son coté, L’indice BoursoPAP des prix de l’immobilier dans les huit premières agglomérations françaises est calculé chaque mois sur la base des transactions enregistrées le mois précédent par le journal De Particulier à Particulier. Il s’agit des prix de vente réels et non des prix mentionnés dans les annonces. Pour le mois d’août, l’analyse a été faite sur un peu plus de 13 000 transaction.  

 

Un autre point de vue est celui de www.cotation-immobiliere.fr qui suit « en quasi direct » le prix des annonces immobilière. Ce site se propose ainsi de regrouper différentes sources de chiffres relatifs à l'immobilier afin de permettre de dégager les tendances réelles et actualisées du marché. Il procède pour cela de la sorte : tous les deux jours, près de 400 000 annonces immobilières provenant de 9800 agences sont automatiquement intégrées dans les calculs statistiques. Elles proviennent d'agences réparties sur l'ensemble du territoire. Compilées sur ce site, elles permettent d'évaluer en temps quasi réel les prix de la pierre au niveau national, départemental et municipal. Les prix analysés sont ceux des biens mis en vente avant toute négociation. Les évolutions sont ainsi perceptibles en direct, à 48 heures près.  

 

Là encore l’échantillon n’est pas le même, on parle d’environ 12 000 transactions réalisées pour la FNAIM et boursoPAP alors que cotation-immobiliere suit les 400 000 annonce actuellement en ligne sur internet. On a donc le sentiment que les prix reporté par la FNAIM seront plus proches des « vrais » prix du marché puisqu’ils sont basés sur des transactions réalisés sur l’ensemble du réseau FNAIM, ceux du BoursoPAP seront sûrement sur cotés car l’indice suit les 8 premières agglomérations françaises. Ceux de cote-immobilieres seront sûrement au dessus de la réalité car ils suivent les prix des annonces avant négociation.  

 

Conclusion :  

 

1)      Les différents indicateurs ne nous permettent donc pas de suivre les prix car il ne regarde pas les mêmes échantillons. 

 

2)      On ne peut pas comparer directement les évolutions en % des différents indicateurs car les méthodes de calcul sont différentes.  

 

Proposition : 

 

Cette lettre propose de normaliser les chiffres issus des indicateurs FNAIM, BoursoPAP et cotation-immobiliere. Le but etant de regarder une tendance plutôt que des valeurs brutes de prix au mètre carré.  

 

 Pour ce faire : 

 

1)      Une date référence a été choisie : le 1er janvier 2006.  

 

2)      Pour chaque source référence (FNAIM, BoursoPAP, cotation immobiliere), le pourcentage de variation donné chaque mois mesure l’évolution intervenue entre le prix (ou l’indice de prix) du derniers mois connus et le prix (ou l’indice de prix) du mois de janvier 2006. 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Immobilier
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Samedi 8 juillet 2006 6 08 /07 /Juil /2006 17:56

Le 1er Juillet 2006,

Anne-Lorraine et Seb ce sont mariés Prés de Toulouse.

Longue vie au mariés, plein de bonheur!!!

Ci dessous un petit film, la version haute qualité est disponible en telechargement en cliquant sur le lien dessous le media player:

 

http://www.megaupload.com/?d=22MYY0X1

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /Juin /2006 23:07

Question ouverte: Que pensez vous de ces propos???

L'idée que je me fais de la France est trop grande pour qu'elle appartienne à quiconque.

La France
n'appartient à personne.

Elle n'appartient pas à ceux qui la conspuent, pas davantage à ceux qui la caricaturent au travers de son histoire, encore moins à ceux qui assimilent ses erreurs aux crimes du XXème siècle, au mépris de la rigueur qui devrait être au fondement de tout travail historique.

Elle n'appartient pas, la France
, à ceux qui guettent son déclin, s'en réjouissent en silence, attendent son crépuscule, oubliant la capacité séculaire de notre peuple à relever les défis du destin. Pas plus qu'elle n'appartient à ceux qui voudraient croire que tout va bien, que rien ne doit changer, que tout peut rester comme avant.

La
n'appartient pas à ceux qui la voient frileuse, consanguine, repliée sur elle-même, à l'opposé de toutes nos traditions. En voulant à tout prix faire de la révolution française la matrice de tous les totalitarismes, du bonapartisme le prélude de l’hitlérisme, de Vichy le seul visage d'une France xénophobe et raciste, ils attestent de l'exécration qu'ils ont de l’idée de nation.

La France
n'appartient à personne parce qu'elle s'appartient elle-même. Son existence est indépendante des hommes et des femmes qui l'habitent. Elle est au-delà des idéologies. La France est une histoire, un espace, un peuple, une langue, une culture. Mais la est bien plus que cela. Elle est sans doute la nation qui jouit de la plus ancienne conscience d'elle-même.

La France
n'avait rien pour être un ensemble uni et stable. Elle est faite de 100 peuples qui ont chacun leur art de vivre, leur culture et leur langue. Elle est faite de 100 pays qui ont chacun leur paysage, leurs traditions, leur architecture. Du nord au sud, de l'est à l'ouest, "chacun des pays de France a sa façon de naître, de vivre, de mourir".


Et pourtant malgré toutes ces réalités la France
a décidé de vivre ensemble. A chaque période de son histoire, elle a mis ses forces au service de son unité et celle-ci s'est transformée en exceptionnel destin.

Elle a inventé l'Etat pour administrer le royaume et imposer le pouvoir de la monarchie sur les féodalités.

Elle s'est dotée d'une langue, qui deviendra la langue de tous les Français. Il n'est pas un champ de la pensée humaine qui n'ait été exploré au plus haut niveau de l'intelligence par des œuvres écrites en langue française : théologie, histoire, philosophie, sciences humaines, poésie, littérature… Connaître le français, c'est avoir accès à un patrimoine littéraire d'une exceptionnelle densité, à un pan majeur de la culture mondiale. C'est un trésor qu'il ne faut pas assécher en l'entourant de barrières, mais qu'il faut cultiver parce qu'il est une chance pour la
et un besoin pour le monde. Défendre le français est un devoir moral, politique, économique. Nous l'avons reçu en héritage comme une des grandes langues du monde. Nous ne pouvons assister à sa régression sans réagir. Si la ne défend pas le français, personne ne le fera à notre place. Sa disparition de la scène internationale serait une faute pour la et un appauvrissement pour le monde.

La France
a su délaisser la raison d'Etat, découvrir la faculté de raison des individus et reconnaître le droit de tous les Français à participer à la définition du destin de la nation. Elle l'a fondée sur le principe universel selon lequel tout homme est doué de raison. C'est pourquoi sa Révolution a éclairé le monde.

La France
a inventé son idée de la nation en la fondant sur le sentiment d'appartenance plus que sur la naissance. Voici pourquoi je n'accepte pas la théorie du seul droit du sang pour devenir français. Voyez Apollinaire, né d’un père italien et d’une mère polonaise, ayant choisi le français pour langue et la pour patrie, engagé volontaire en 1914 pour défendre un pays qui était le sien par l’amour qu’il lui portait. En , « qui sert bien son pays n’a pas besoin d’aïeux » ! C'est toujours vrai aujourd'hui, mais il convient de ne pas oublier le "qui sert bien son pays". Devenir français c'est aussi accepter des devoirs et des efforts. Il n'y a pas d'intégration sans devoir et sans effort !

A l'heure de la République enfin, la
s'est créé des mythes, des principes et des instruments pour unifier son peuple dans une mémoire et une culture communes. Quand j’étais écolier, nos maîtres nous parlaient de nos ancêtres les Gaulois. Ni les maîtres, ni les élèves n’étaient dupes. Chacun savait bien qu’à , à Nîmes, à Narbonne ou à Perpignan il n’y avait pas eu beaucoup d’ancêtres gaulois. A Oran , à Tunis ou à Dakar encore moins. Mais c’était un acte de foi. On a parfois voulu y voir une forme de négation identitaire, une forme de racisme. Mais le raciste ne s’invente jamais des ancêtres communs avec celui auquel il se prétend supérieur. C'est donc un procès injuste fait à la France.

C'est pour tout cela que la
a autant parlé au monde, autant séduit le monde, autant dérangé aussi le monde. Elle n'a eu de cesse que de proposer un modèle de démocratie que d'autres pays avaient gardé pour eux. Elle s'est érigée en modèle de l'idéal national parce qu'elle était la nation la plus improbable et donc la plus politique.

Or, la
souffre aujourd'hui. La France est couverte de châteaux, d'églises, de demeures qui témoignent de la splendeur de son passé. Elle a ses monuments aux morts, ses champs d'honneur et ses cimetières militaires qui témoignent de son attachement profond à la nation. Elle a toujours son art de vivre, ses traditions populaires. Elle soigne son patrimoine parce qu'elle sait que la diversité n'est pas le contraire de l'unité. Mais elle ne sait plus pourquoi elle est ensemble, ni ce qu'elle a à dire au monde.
C'est bien pourquoi s'impose à nous une formidable exigence :
celle de construire une pensée pour l'avenir, au service d'une nouvelle espérance.

Combien sommes-nous à avoir mal à la France
? La ne cesse de se chercher des occasions d'espérer des "moments pleins d'histoire nationale". Elle ne se trouve que des malheurs. Nous nous désespérons de voir notre pays régresser dans tant de classements internationaux ? Nous enrageons de le voir décrié, dénigré et caricaturé à l'étranger.

Chaque Français entretient un lien intime avec la France
, un lien fait d'héritage familial, d'histoire personnelle, de rencontres, de lectures, de défis qu'il a fallu surmonter, et d'espoirs qui ont été comblés. L'attachement d'un Breton à la France n'est pas nourri des mêmes souvenirs, que celui d'un juif qui s'est caché pour survivre à la Shoah, d'un parisien issu de l'exode rural, d'un descendant de protestant cévenol, d'un fils de Hongrois élevé par un grand-père français. C'est un jardin moitié secret, moitié public, fait de raisons et de sentiments. Mais chaque Français se sent triste, blessé, humilié, en colère, quand la France n'est pas à la hauteur de son passé, quand la France déçoit les espoirs que tant de peuples ont mis en elle, quand la France au fond n'est pas assez la France.

Pour quelques-uns si la France va mal, c'est parce que les nations n'ont plus de rôle, parce que les Etats n'ont plus de pouvoir, parce qu'avec l'Europe c'est devenu dépassé de se sentir français. Pour eux c'est un fait inéluctable qu'il convient de choisir entre patriotisme et ouverture au monde. A leurs yeux la
est condamnée à devenir une province européenne, dans une Europe sans identité, sans frontières, ouverte aux quatre vents de la mondialisation au lieu d'en être un rempart protecteur. Eh bien je n'accepte pas ces fariboles ! Je suis un Européen convaincu mais je ne crois pas à la fin des nations. Je crois au destin de la France.

Plus encore, je crois que les Etats ont du pouvoir et le devoir de l'exercer et de l'incarner.

La France
est pour chacun de nous un repère, une référence et une identité.

La question n'est plus de se battre les armes à la main. La question n'est plus d'être conquérants contre nos voisins, nationalistes contre l'Europe, patriotes contre la mondialisation. La question est de se rassembler, de réunir nos forces pour construire l'avenir, pour redonner à la
son rôle d'exemple. La question est de remettre la France au centre de la démarche européenne et d'inventer le modèle avec lequel nous allons entrer dans le monde nouveau tout en restant fidèles à nos racines.

C'est une époque passionnante en vérité. Une époque où l'histoire peut se remettre en
marche .

Il n'y a pas de fatalité au déclin, il y a seulement les ravages de l'immobilisme. Souvenons-nous combien nous étions exsangues en 18, humiliés en 40, vidés en 45, perdus en 58. A chaque fois, la France s'est redressée parce qu'elle a eu le courage de se regarder en face, de se reprendre en main, de trouver en elle-même les forces de son unité et de sa reconstruction.

Il y a 30 ans. Je regardais mes aînés tout couverts de leur gloire. La politique pour eux s’était confondue avec la Résistance, la France Libre, la Libération. Ils avaient reconstruit la démocratie, la République, l'Etat, l'économie autour du Général de Gaulle. Ils avaient rendu son indépendance à la France
, ils lui avaient évité la guerre civile, ils lui avaient redonné son rang parmi les nations. Ils avaient fait la sécurité sociale, la décolonisation, le marché commun…

Ces hommes, toute leur vie s’étaient battus contre la fatalité et contre le renoncement. Ces hommes de l’histoire, ignorant leur âge, ne voulaient parler que du futur et n’avaient jamais cessé d’enfanter l’avenir.

Pour moi c'est l'immobilisme qui prive la démocratie de son sens. L'immobilisme qui affaiblit la France
. L'immobilisme qui n'est pas la continuité de notre histoire : il est sa négation. L'immobilisme qui discrédite l'Etat. L'immobilisme qui détourne le pouvoir de ce pourquoi il est fait. C'est l'immobilisme qui fabrique de la précarité. C'est le changement qui permettra de construire les nouvelles protections dont les Français ont besoin.

La France a tout pour réussir dans ce monde qui vient. C'est un monde où l'intelligence va dominer, et la
est intensément créative. C'est un monde où l'art de vivre va être recherché : or la n'y a pas son égal. C'est un monde où les peuples vont chercher à concilier identité nationale et valeurs universelles : c'est ce que fait la depuis deux siècles.

Cette France nouvelle, c'est à nous de la vouloir, c'est à nous de la choisir car le monde ne nous attend pas.

Il nous faut affirmer notre fierté d'être français.

On ne bâtit rien sur l'autodénigrement. La France
a autant besoin de se regarder en vérité que de se respecter elle-même. Ce n'est pas incompatible. Je n'ai jamais voulu qu'on jette la pierre aux "déclinologues", car il y a beaucoup plus de respect et d'amour de la France chez ceux qui ont le courage de dire que ça ne va pas bien que chez ceux qui refusent béatement de voir les retards que nous accumulons.

Dans le passé, la fierté d’être français allait de soi. Il est stupéfiant de voir comment une sorte de pensée politiquement correcte, a abouti à laisser à l'extrême droite le monopole de l'usage du mot patrie. Je me sens profondément Français et pourtant je ne me reconnais en rien dans les discours xénophobes, haineux, racistes de tous ces extrémistes qui donnent une bien triste image de notre démocratie.

L’histoire de France, comme
celle de tous les peuples, est faite de gloire et de moments d'ombre, d’actes admirables et de grands crimes. Mais nous avons bâti une nation dont nous n’avons pas à rougir.

La
a créé des souffrances, mais elle n’a enfanté ni Hitler, ni Staline, ni Pol-Pot. Elle a résisté à toutes les tentations totalitaires. Elle n’a rien engendré d’équivalent aux camps d’extermination nazis, au goulag stalinien, ni aux procès de Moscou. Elle n'a envoyé le feu nucléaire sur aucune ville. Pour s'en tenir au XXème siècle, ce n'est déjà pas si mal.

La France
a pratiqué la traite négrière et l’esclavage. C’est une barbarie, un crime contre l’humanité. Mais elle n’a pas été la seule. Faire de l'esclavage l'unique visage de la France, c'est rayer d'un trait tous ceux qui ne l'ont pas pratiqué ou qui se sont élevés contre. Faire de toute la colonisation une entreprise criminelle, c’est commettre une faute à l’égard de la multitude des petites gens qui ont travaillé dur toute leur vie dans les colonies sans jamais exploiter personne ou qui de bonne foi y ont implanté des valeurs auxquelles ils croyaient.

L'histoire de France a des zones d'ombre, mais la
au fond a toujours triomphé du mal. Mieux, elle a reconnu ses erreurs. Nous avons eu raison de reconnaître le rôle de Vichy dans les persécutions nazies et il n'était que temps. Nous avons eu raison d'appeler "guerre" les évènements d'Algérie. Nous avons eu raison de reconnaître la monstruosité de la traite et de l'esclavage.

Ces zones d'ombre cependant ne doivent pas cacher ce qui fait que la
a aussi été une lumière pour les peuples et une fierté pour les Français. Les femmes protestantes enfermées sur ordre du Roi de France à Aigues-Mortes, n’écrivaient pas sur les murs de leur prison : « Mort à la France». Elles écrivaient : « Résistez ! ». Ces Polonais, Arméniens, Espagnols ou Italiens qui prirent les armes de la Résistance, ils n'avaient pas toujours été bien traités par la France, loin de là. Mais pas un instant ils n'hésitèrent, parce qu'ils savaient que la France, "la vraie , la en réserve, la profonde… qui coule selon les pentes propres de son histoire séculaire" était au-delà de ces fièvres passagères.

Il existe aujourd’hui une entreprise de dénigrement systématique de la France, de son histoire, de ses valeurs. Nous assistons à la mise en œuvre d’une pratique délibérée de mise en concurrence des mémoires. Cette entreprise est grave parce que lorsque chacun se trouvera renvoyé dans le regard des autres à ses origines, que restera-t-il alors de l’idée de la nation qui nous rassemble par-delà toutes nos différences, que nous avons mis tant de siècles à bâtir et qui constitue si profondément l'esprit français?

Descendants des Albigeois ; descendants des protestants des Cévennes persécutés par les Dragons du Roi ; descendants des esclaves vendus par les négriers ; descendants des Vendéens massacrés par les colonnes infernales au nom de la Convention ; descendants des petits Alsaciens qu’on traitait de boches dans les écoles françaises à cause de leur accent alors que leurs parents avaient choisi de demeurer français quand l’Alsace était devenue allemande ; fils d’immigrés italiens ou polonais qu’on montrait du doigt dans les cours de récréation mais que leurs parents obligeaient à ne parler que le français ; fils de républicains espagnols que la France a parqués dans des camps de réfugiés ; descendants des juifs arrêtés par la police de Vichy pour être déportés ; fils de rapatriés d’Afrique du Nord qui avaient tout perdu et que la métropole a recueillis sans enthousiasme ; fils de harkis qui ont tout donné à la France et auxquels la France a répondu par l'ingratitude ; aucun, non aucun, n’a oublié. La
ne s’est pas construite sur l’oubli. Mais tous ont eu la volonté de partager la même histoire et de construire un avenir commun parce que la au fond est bien plus que la somme de nos histoires personnelles !

Je
sais que ni vous ni moi aujourd'hui ne ressentons une filiation quelconque avec l'antidreyfusisme ; que ni vous ni moi ne considérons aujourd'hui qu’en 1940 le chemin de l’honneur passait par Vichy plutôt que par Londres. Eh bien c'est cela la fierté d'être français. Il y a eu des traîtres, c'est vrai. Mais à côté d'eux, en même temps qu'eux, il y en a toujours eu, plus nombreux qu'eux, qui "avaient le visage de la " et la mémoire les a honorés comme tels.

Au cours des années récentes, des vertus profondes du peuple français et des piliers séculaires de la
ont été abîmés.

Depuis 25 ans, la
a souvent été prise d'un vertige destructeur.

Abîmé le travail, quand on se satisfait que celui qui travaille gagne moins que celui qui ne travaille pas, quand on préfère partager le travail plutôt que de créer des emplois, quand on promet de la croissance en proposant plus de loisirs.

Abîmés l'économie et l'esprit d'entreprise quand toute réussite est suspectée d'être malhonnête et que celui qui veut entreprendre est incité à n'en rien faire.

Abîmé l'Etat quand on ne sait plus très bien s'il est censé servir l'intérêt général ou les intérêts particuliers.

Abîmé le service public quand il est organisé en fonction de l'intérêt corporatiste d'une minorité syndicale, pas de celui des usagers.

Abîmée l'école quand elle se satisfait de laisser entrer 15% des élèves en sixième sans savoir lire et sortir 20% d'enfants sans diplôme ni qualification.

Abîmée l'université quand un étudiant sur deux échoue au DEUG et que la première université française se classe au 46ème rang mondial.

Abîmée la justice quand elle est pauvre, irresponsable, faible avec les délinquants, distante avec les victimes, cruelle avec les innocents.

Abîmée la liberté quand on n'a plus le droit de rien dire et que celui qui veut travailler plus n'a tout simplement pas le droit de le faire,

Abîmé l'esprit des Lumières quand la société ne reconnaît plus le mérite, mais accorde son indulgence à ceux qui n'en ont aucun.

Abîmée la nation quand elle prend le visage du nationalisme.

Abîmée la politique quand le mensonge l'emporte sur la vérité.
 
Il faut tourner le dos à des pratiques indignes de la république française.

Il faut en finir avec la litanie de ces idées fausses:


Qu’importe ainsi la faillite économique si la politique sociale à l’air d’être généreuse en distribuant des richesses qui n’existent pas !

Qu’importe que l’emploi soit détruit pourvu que l’entreprise paye!

Qu’importe la dévalorisation des diplômes pourvus que la sélection soit interdite !

Qu’importe que des familles entières meurent brûlées vives dans des hôtels sordides pourvus que le droit au regroupement familial ne fasse l’objet d’aucune restriction ! Voici où conduit la fausse générosité.

Qu’importe que tant d’adolescents se livrent à des actes d’une violence inouïe, qu’ils tuent pour un regard ou que le viol à leurs yeux devienne une banalité, pourvu qu'on ne touche pas à l’ordonnance de 1945.


Qu’importent les trafics, l’endoctrinement par des fanatiques religieux, pourvu que le calme règne en surface et que la répression policière soit évitée.

La bonne conscience inspire depuis trente ans des politiques qui n’agissent pas sur les causes et qui se contentent de chercher à rendre supportables les défaillances, les injustices et les inégalités.

Etre fiers d'être français, c'est aussi reconnaître que la a beaucoup changé ces dernières années.

Nous réconcilierons la
avec son temps en rompant avec ce que nous faisons, pas avec ce que nous sommes.


D'où vient la tentation communautarisme qui s'oppose à l'idée même de la nation ?

Ayons le courage de le dire, le communautarisme est le fruit de l'immobilisme et du dénigrement de la France


Mais quand une société renonce à apprendre à ses enfants la politesse, l’honnêteté et le respect, quand une société ne sait plus enseigner Charles Martel, Napoléon, la colonisation, la Shoah, parce qu'elle a honte ou parce qu'elle a peur, quand une société n’ose pas dire à ceux qui haïssent ouvertement sa culture, son mode de vie et ses valeurs que personne ne les empêche de partir, alors c'est un autre repli communautaire qui guette : celui de la majorité silencieuse, celui des Français généreux et accueillants, celui des Français qui ne sont pas racistes, mais qui tiennent au respect de nos principes fondamentaux et à la fierté d'être français.

La fierté de devenir français, c’est ce que nous avons à donner à ceux qui veulent s'intégrer. La fierté de devenir français, c’est tout ce que nous exigeons de ceux qui réclament l’égalité des droits et à qui nous répondons dans le même temps : égalité des devoirs !

On ne bâtira rien sur la haine. Je le dis pour ceux qui professent la détestation de la et qui voudraient en même temps que la leur donne tout. Je le dis aussi pour ceux dont le projet est une autarcique, sans Europe et sans étrangers, une illusoire, à l'opposé de nos traditions et des réalités.

On ne bâtira rien non plus sur l'immobilisme et l'invocation des grands principes. L'insertion des populations issues de l'immigration récente est sans doute la question la plus difficile que nous ayons à résoudre.

Il ne faut transiger sur aucun de nos principes fondamentaux, ni sur la laïcité, ni sur l’égalité des hommes et des femmes, ni sur l’obligation scolaire, ni sur l’égalité des droits et la liberté de conscience. Il ne faut tolérer ni l'excision, ni le mariage forcé, ni la polygamie. Soit parce que ces principes sont intrinsèquement constitutifs de l'identité française, soit parce qu'ils sont tout simplement universels.

L’égalité ce n’est pas donner la même chose à tout le monde, c’est donner à chacun ce qui lui est nécessaire pour développer ses talents et pour préserver sa dignité. La fraternité ce n’est pas que l’amour de l’humanité en général, c’est avant tout la solidarité concrète avec ceux auxquels la vie a réservé un sort plus difficile, les proscrits, les exclus, les laissés pour compte.

Nous ne porterons pas atteinte à nos principes fondamentaux en donnant plus à ceux qui ont moins, en compensant des handicaps que nul ne peut surmonter par ses propres moyens. L’égalité des chances est à ce prix. La République l’a toujours fait : pour les élèves méritants dont les parents n’avaient pas les moyens de payer les études, pour les territoires défavorisés, pour les rapatriés d’Algérie, pour les personnes handicapées…

Nous avons une responsabilité immense.

Dans le monde tel qu'il se présente aujourd'hui, Nous devons construire une nation fraternelle en regardant la réalité telle qu'elle est. Fraternelle, parce que sans la fraternité la
serait incapable de surmonter ses divisions et deviendrait méconnaissable aux yeux du monde. La telle qu’elle a toujours été ou rêvée d’être n’existerait plus. Réaliste, parce qu’à se réfugier dans les illusions d’une grandeur révolue ou les promesses mirobolantes d’une « autre logique économique », la France se condamnerait à l'isolement et à la misère et par conséquent au déclin et à l'affrontement.

Nous devons construire une République assez forte en elle-même pour n’avoir peur ni de la diversité, ni de la décentralisation, ni de l’ouverture au monde.

Nous devons construire une société ouverte, généreuse et en même temps ferme sur ses valeurs les plus essentielles. Une société où la promotion sociale remplacera le nivellement, où le mérite tiendra tête à notre tentation égalitariste, où la réussite ne sera plus un défaut mais deviendra un exemple.

Le « non » du 29 mai est le même que celui du 21 avril, le même que celui du CPE. Il s’agit de le comprendre. De comprendre ce qu’il recèle d’angoisse et de manque d’espérance, de sentiment d’avoir perdu la maîtrise de son propre destin.

Le « non » dans l’histoire est toujours l’expression ultime de la liberté pour tous ceux qui se sentent dépossédés de leur avenir. Cette France du « non », cette France qui de scrutin en scrutin proteste toujours davantage et qui est convaincue qu’elle ne peut plus se faire entendre qu’en votant pour les extrêmes quand elle n’a pas purement et simplement renoncé à voter, cette France qui à force d’être ignorée et méprisée a fini par devenir majoritaire, nous devons lui répondre.

Nous ne ferons pas la France
sans les Français, ni a fortiori contre eux. 

Il faut construire la 
France de demain, celle du siècle à venir, celle que nous laisserons à nos enfants. Il nous faut nous mettre au travail, trouver les moyens de faire notre chemin dans un monde difficile en restant fidèles à nos valeurs éternelles. Il nous faut créer plus de richesse et être justes. Il nous faut restaurer l'autorité et être tolérants. Il nous faut être fermes et accueillants. Il faut offrir aux Français une vie meilleure, et leur rendre confiance dans l'avenir. Tout cela le génie de notre peuple l'a fait dans le passé. Ce génie, il est resté intact, il n'attend qu'une chose : qu'on le laisse s'exprimer.

Il faut croire à cet idéal qui nous rassemble et qui porte un nom : la France
! 

 

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Samedi 17 juin 2006 6 17 /06 /Juin /2006 10:50

 Depuis 1997 on entend souvent que la chute des taux a compensée la hausse des prix... et qu'au final cela revient au même d’acheter maintenant qu’il y a 3, 5 ou 7 ans...   

Maintenant que les taux remontent, on entend de plus en plus souvent que les prix vont certainement baisser… mais que au final cela ne changera rien non plus car la hausse des taux va compenser la baisse…  

 

Juste pour vérifier, j’ai récupéré l’historique des taux d’intérêt pour l’immobilier sur meilleurtaux.com et j’ai comparé avec l’évolution des prix dans Paris (voir la graphe ci-dessous)…

 

  Le résultat est intéressant, en voici les conclusions :   

1)       De 1991 à 1997 les prix de l’immobilier ont baissé, passant de 3500Euro à 2300Euro le mètre carré soit une baisse de 35%… Mais les taux aussi ont eux aussi baissé, passant de 9% en 1991 à 6% en 1997. La conclusion c’est donc que l’immobilier baisse lorsque les taux baissent ???? Mince je croyais que c’était le contraire… Bon passons,  regardons la suite… 

2)       De 1997 à nos jours les prix de l’immobilier ont montés, passant de 2300Euro à 5500Euro soit une hausse de 140%... Pour autant les taux ont continué à baisser passant de 6% en 1997 à 3.5% début 2006.  

 

Bon alors là je n’y comprends plus rien, on m’a toujours dit que les taux et les prix de l’immobilier sont liés, alors quoi ??? Les prix baissent, les taux baissent et puis les prix montent et les taux baissent aussi… Doit on en conclure que les taux baissent quoi qu’il arrive et que par conséquent il faudra toujours attendre demain pour acheter puisque les taux seront plus faibles.  

 

Vous noterez que j’ai ajouté 2007 selon la FNAIM stagnation, et selon la BCE hausse des taux de 1 point.  

On peut donc se poser la question : Mais quel est l’effet de la hausse des taux sur le marché de l’immobilier alors ?  

 

En fait, je dirais que ce n’est pas tout a fait mécanique, en fait le facteur principal qui déclanche l’achat c’est la capacité à s’endetter pour un bien donné… Si les prix OU si les intérêt augmentent, il faut soit augmenter son taux d’endettement, soit augmenter la durée du prêt, soit réduire sa surface d’achat, soit partir ailleurs ou les prix sont moins cher.  

 

Essayons de regarder cela par l’exemple :  

 

Voici les donnée d’un couple Parisien qui veut acheter son premier 1/2 pièces de 50m2 :

 

1)       Leurs revenus mensuels net sont de 4500E par mois. 

 

2)       Ce couple est prêt à s’endetter au maximum soit, prenons pour l’exemple 30%. 

 

3)       Ce couple est aussi prêt à augmenter la durée du prêt au maximum, soit pour l’exemple 25 ans.  

 

Même si 25ans pour 50m2 parait complètement idiot car ce couple ne compte pas passer plus de 10 ans dans son 50m2. Ils veulent avoir leur « chez-soi » car il ne supporte pas d’être locataire…  

 

Par contre, comme il ne veulent pas devenir propriétaire de n’importe quoi, ils ont bien réfléchit et ils seront intransigeants sur certains point :

 

1)       Il ne prendront pas une surface inférieure a 50m2, car ils pensent que c’est la surface minimum si ils ont un bébé (même si c’est un peu petit, ils sont prêt à accepter). 

 

2)       Ils sont proches de leur famille et aime le quartier ou ils ont toujours vécu à Paris, et ils ne veulent partir en banlieue pour acheter… Ben oui, si ils achètent, c’est pour ce faire plaisir avant tout… Ils recherchent le coup de cœur et pas l’investissement.  

 

Donc il vont voir leur banquier qui leur dit, qu’il vaut toujours mieux rembourser le plus possible var le coût du crédit est alors toujours moins cher puisque la durée est minimisée… Bonne idée, ils s’endetterons alors a hauteur de 30% soit une capacité de remboursement de 1500Euro.  

 

Si nous résumons, notre couple achètera, si est seulement si :

 

1)       Si ils peuvent acheter 50m2… Ils ne réduiront pas leur surface d’achat qui est déjà petite. 

 

2)       Si ils peuvent acheter dans leur quartier à Paris… Ils ne partiront pas ou c’est moins cher, car à leurs yeux c’est aussi moins bien et ça ne vaut pas le coup. 

 

3)       Ils s’endetteront à hauteur de 30% de leur revenu, soit 1500Euro de remboursement mensuel. 

 

4)       Ils pourront s’endetter jusqu'à 25 ans maximum leur a dit le banquier, ensuite la banque ne suivra pas.  

 

En reprenant le graphe au dessus, (prix vs intérêt). On peut calculer pour un remboursement mensuel constant de 1500Euro (graphe en dessous) :

 

1)       Le coût total du l’achat, qui est égal au coût du bien plus les intérêts payé à la banque. 

2)       La durée du crédit pour pouvoir payer, le bien plus les intérêt de la banque.  

 

 

  Que voit ont  sur le graphe ci-dessus:  

1)       Pour le même bien ce couple aurait du payer au total (achat+intérêt), 440 000Euro en 1991, 145 000Euro en 1997 et 394 00Euro en 2006 (466 000Euro en 2007 si les taux reprennent 1 point et que le marché stagne). Sur cette période, notre couple, en fonction du moment de l’achat aura payé du simple au Triple pour le même bien… 

 

2)       Pour le même bien ce couple aurait du s’endetter 25 ans en 1991, 8 ans en 1997 et 22 ans en 2006 (et 26 ans en 2007 si les taux reprennent 1 point et que le marché stagne). Sur cette période, notre couple, en fonction du moment de l’achat aura une durée de crédit qui sera passé du simple au triple aussi…  

 

On s’aperçoit alors de quelque chose de très intéressant, notre couple est hors du marché, soit plus de 25ans de remboursement à deux dates, en 1991 et en 2007 (si les taux reprennent 1 point et que le marché stagne).  

 

En 1991 nous le savons, le marché est tombé…En 2007, la question est donc : est il possible qu’il tombe aussi ?  

 

Je pense qu’un élément de réponse est dans l’effort supplémentaire qu’il faux pour supporter, soit une augmentation de l’immobilier, soit pour supporter une augmentation des taux. En effet, comme nous le savons les intérêts à rembourser à la banque sont calculé sur le capital restant chaque mois, à rembourser.  

En fait, les effets de l’augmentation de 1% des taux d’intérêt sur un marché à 2300Euro le mètre carré ne sont pas du tout les même que sur un marché à 5500Euro le mètre carré… car pour les intérêt ce ne sont pas les % d’augmentation de l’immobilier qui compte mais bel et bien la somme empruntée… les effet sont exponentiels (c’est ce que l’on voit de 1991 à 1992 et ce que l’on voit de 2006 à 2007).  

Pour s’en convaincre et pour déterminer quand passe t-on hors du marché (soit plus de 25 ans de remboursement) il faut tracer deux graphes : 

 

1)       Durée de remboursement (pour un remboursement mensuel fixe de 1500Euro) vs Prix au mètre carré à un taux de crédit constant (disons 3.5%). 

 

2)       Durée de remboursement (pour un remboursement mensuel fixe de 1500Euro) vs taux de crédit  à Prix au mètre carré constant (disons 5500Euro).  

 

Nous allons donc étudier, l’effet d’une augmentation soit des taux, soit des prix sur le marché actuel et voir l’effet sur  la durée d’endettement. En fait ceci est une mesure de la facilité à rendre les potentiels acheteurs en dehors du marché.

 

 

En regardant les graphes ci-dessus on s’aperçoit que :  

 

1)       Notre couple sera hors du marché actuel (5500Euro le mètre carré et 3.5% d’intérêt) si les prix augmentent de 5500Euro le mètre carré à 6000Euro le mètre carré. Ils peuvent donc encore accepter une hausse des prix de 9%. 

 

2)       Notre couple sera hors du marché actuel (5500Euro le mètre carré et 3.5% d’intérêt) si les taux augmentent de 3.5% à 4.3%. Ils peuvent donc encore accepter une hausse des taux de 0.8%.  

 

Donc dans la situation actuelle si la BCE remonte les taux de 1% ou si l'immobilier prend encore 10% l'an prochain, ils seront hors du marché… ainsi que pas mal de primo accédants. 

 

En fait, Le risque actuel viens plus de la remonté des taux plutôt que de la hausse des prix… la BCE vas remonter ces taux de 1 point, donc notre couple sera hors du marché et alors que ce passe t’il…  

 

1)       Soit l’activité de l’immobilier est forte, ce qui veut dire que notre couple gagne peut d’argent face aux autres couples qui veulent acheter la même chose qu’eux … dans ce cas, les stocks de biens à la vente continuent à diminuer car les autres couples peuvent acheter. Dans ces conditions, notre couple n’a qu’à pleurer car il a perdu l’occasion d’acheter et le marché n’est pas prêt de se retourner. 

 

2)       Soit l’activité de l’immobilier est faible, ce qui veut dire que notre couple gagne sensiblement autant d’argent face aux autres couples qui veulent acheter la même chose qu’eux… dans ce cas, les stocks de biens à la vente montent car les autres couples ne pas peuvent acheter non plus. Dans ces condition notre couple a sûrement bien fait de ne pas acheter car nous sommes sûrement au bords du crack.  

 

Selon la FNAIM les stock on explosé, on peut aussi voir ce phénomène sur le site se loger.com ou l’on a dépassé les 500 000 biens a vendre. On dirait que nous sommes dans la configuration numéro 2.  

 

Nous l’avons vu, ce qui à un effet sur les prix de l’immobilier, ce n’est pas la hausse ou la baisse des taux des taux… Le vrai effet sur les prix c’est la capacité des primo accédants à acheter… si cette catégorie est hors du marché… le marché se grippe… et l’avenir nous dira la suite. 

 

En conclusion je dirais que si vous étés en phase d’acheter, que vous êtes à un taux d’endettement de 30% ou plus, que vous êtes en durée de crédit a 25 ans ou plus… Attendez encore 6 mois avant d’acheter… car le marché pourrait se retourner très bientôt. Et être le dernier a acheter a plus haut historiquement atteint avec un taux de crédit qui à déjà re-augmenté… ça fait vraiment pas très malin.  

 

Bon courage à tous.  

Par Pierre Abadie - Publié dans : Immobilier
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /Mai /2006 22:46

Bonsoir à tous,

Je viens juste de trouver un super investissement que je voudrais vous faire partager…(car vous êtes de bon lecteurs)

Le taux d’intérêt est de 7% par an… sans limite d’investissement… perso j’ai investi 300Euro dans un P.E.Z

Le P.E.Z c’est un Plan Epargne Zolidarité, j’ai personnellement choisi un P.E.Z Zébu…  

 

En gros je viens d’acheter un Zébu (qui s’appellera Zébulon) pour 300E à un paysan Malgache qui me remboursera moyennant 7% d’intérêt annuel sur maximum 2 ans.

En resumé le P.E.Z vous permet: 

  • d'être utile...concrètement ;
  • de choisir l'utilisation de votre argent ;  
  • de connaître les bénéficiaires directs ;
  • de pouvoir contrôler à tout moment ;
  •  de bénéficier d'un intérêt de 7 % annuel

  • de recevoir un certificat de propriété avec un poil de votre animal chéri

  • de montrer à vos amis ébahis la photo de votre animal sur Internet ; 

  • De vous donner envie de visiter Madagascar ;

  • de touchez les problèmes concrets au quotidien de vos voisins de l'autre bout du monde ;
  • de participer à un mouvement simple, efficace, individuel, anonyme pour aider directement une famille d'un pays vraiment pauvre (en voie de développement, selon l'appellation officielle...)...

Je pense personnellement que le P.E.Z c’est mieux que le CODEVI… Je vous engage donc a vous acheter un Zébu aussi… l’an prochain si tout ce passe bien avec le Zébu, j’achèterai peut être une vache… et là comme ça coûte 1200E… à moi les pepettes en retour d’intérêt.  

 

Ceci n’est pas une blague, j’ai vraiment acheté un Zébu…  Le site si vous voulez acheter un zébu :   

http://www.madproduction.com/zob/index.html   

 

Voilà, si vous vous pensez que forwarder ce lien est une bonne idée… faite le avec modération car je ne veux pas que ce bon plan soit connu de tout le monde… (7% d’intérêt tout de même) alors attention au délit d’initié.   

 

PS : même Jacques Chirac et DSK ont leur Zébu alors pourquoi se priver… En ce qui concerne le placement d’argent les politiques savent quoi faire… donc suivez leur exemple. 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /Mai /2006 19:07

Qui n’a jamais entendu parler de « la voiture à l’hydrogène » qui n’émet que de l’eau et qui n’est par conséquent non polluante. On entend souvent que l’invention à été faite il y a un siècle (en 1839 pour être exact) et que « le cartel » des pétroliers lutte férocement contre sont développement industriel tant cet avancée technologique pourrais remettre en question l’utilisation du pétrole pour les transports.  

 

Essayons d’analyser objectivement quels sont les avantages et les inconvénients de l’hydrogène pour la production d’énergie.  

 

Pourquoi pense on communément que l’hydrogène est « LA » solution :

 

Dans la perspective d'un développement durable fondée sur des vecteurs d'énergie non polluants, l'hydrogène semble paré de toutes les vertus car sa combustion avec l'oxygène de l'air ne produit que de l'eau. En effet comme son nom l’indique, dans l’hydrogène, il n’y a QUE de l’hydrogène et pas de carbone donc la production de CO2 par combustion est impossible.  

 

De plus, hydrogène et électricité font bon ménage puisque le passage de l'un à l'autre pourrait a priori reposer sur le couple réversible de la pile à combustible et de l'électrolyse de l'eau. Encore une fois on ne parle que d’hydrogène et d’eau (plus un peu de platine… nous y reviendrons).  

 

Tout cela parait vraiment intéressant, et il est donc évidant que si le développement de cette énergie propre n’est pas fait…ce sont pour des raisons obscures et sûrement parce que quelqu’un à des intérêts a protéger.  

 

Malheureusement la vérité n’est pas aussi simple, essayons d’abord de réfléchir sur, comment avoir de l’hydrogène en quantité. 

 

Mais où ce trouve l’hydrogène ? 

 

Tout d’abord il faut préciser que l’hydrogène n’est pas une source d’énergie primaire. Et oui, on ne trouve pas l’hydrogène comme ça dans la nature (du moins en quantité suffisante)…  

 

Il faudra donc le produire.  

 

Qu’à cela ne tienne, nous venons de dire que l’hydrogène peut être obtenu a partir de l’eau… et bien « électrolysons » de l’eau et produisons de l’hydrogène.

Le problème c’est que pour produire cet hydrogène il a fallu de l’énergie et en fait il a fallu beaucoup d’énergie… et pour cet énergie on utilise… de l’électricité… et comme tout le monde le sait, 64% de l’électricité mondiale est générée dans des centrales thermiques qui brûlent… du charbon et par conséquent sont très émettrice de CO2.  

 

Mince nous venons de tuer l’idée dans l’œuf, pour produire de l’hydrogène en quantité suffisante pour alimenter nos voitures… Il faudra brûler du charbon et émettre du CO2 en grande quantité. Ce que nous ne voulons pas faire.  

De nos jour, la seule façon de produire de l’hydrogène de façon « économique » - c'est-à-dire de façon viable dans notre monde où le pétrole à un prix très bas (oui, oui vous avez bien entendu, je pense que le pétrole n’est pas cher… en tout cas bien moins cher de ce qu’il devrait être si nous étions un peu moins inconscients) – C’est le reformage catalytique. 

 

Ce procédé, utilise des hydrocarbones issus du pétrole et produit des aromatiques (par exemple du benzène) et de l’hydrogène. Mince encore une fois pour produire de l’hydrogène on utilise du pétrole… c’est idiot.  

 

Bon passons, disons que nous avons réussi à produire de l’hydrogène sans produire de CO2 (c’est possible, mais ça va énerver les « écolos », je le réserve pour la fin). Maintenant nous sommes bien avancés, nous avons de l’hydrogène en quantité. Il faut le transporter dans nos réservoirs.  

 

La logistique, un problème, quel problème ? 

 

Inutile de le rappeler, l’hydrogène c’est petit…Rappelez vous, sur la classification périodique de Mendeleïev, c’est en haut a gauche. En plus d’être petit, c’est un gaz, et c’est un gaz très peu dense. Et pour finir le tout c’est un gaz très peu dense énergétiquement parlant (il restitue très peu d’énergie par litre consommé).  

 

Nous nous retrouvons donc dans une situation, où, pour combler nos besoins en énergie, il faudra transporter des volumes Enormes d’hydrogène. L’énergie utilisée pour transporter un mètre cube d’hydrogène sera donc grande en comparaison de l’énergie restituée par ce même mètre cube d’hydrogène lors de son utilisation à des fins énergétiques. Pour comparaison, le rendement énergétique de cette opération est 10 fois plus mauvais que pour des hydrocarbures. 

 

Autre problème, pour transporter cet hydrogène, il faudra construire des pipelines, beaucoup de pipelines. Et nous venons de le dire l’hydrogène est la plus petite molécule à l’état naturel et qui à la fâcheuse tendance de s’échapper au moindre petit trou ou microfissures. Et nous le savons tous quand le gaz part, c’est la mort sure. Et oui, tant que les quantités d’hydrogène produites sont faibles, les fuites sont négligeables. Par contre si nous produisons massivement, ces fuites vont engendrer des quantités énormes de vapeur d’eau dans la stratosphère et encore une fois… renforcer l’effet de serre... Ce que nous ne voulons pas.

 

 Bon passons, disons que le transport de l’hydrogène ne coûte rien énergétiquement parlant et qu’il est écologique et que par conséquent, cela à du sens de le transporter en son état. (Là encore il y a peu être une solution, je la réserve pour la fin).   

 

Bon nous avons maintenant des pompes à hydrogène disponible en bas de chez nous. J’ai ma voiture propre à hydrogène et je vais faire le plein. Je fais donc le plein et je pars voir ma maman qui habite à 600km. Et  bien pour faire le voyage, j’aurais refait 6 fois le plein. Et oui, nous l’avons dit la densité énergétique (énergie par litre)  de l’hydrogène est faible… même très faible… en fait elle est 5 fois plus faible que celle des hydrocarbures… par conséquent pour le même nombre de kilomètres parcouru j’aurais consommé 5 fois plus en volume… Pratique non ?   

 

Bon passons, disons qu’il est pratique de s’arrêter tout les 100km et que de toute façon c’est ce que la sécurité routière nous demande faire. Pendant tous ces arrêts forcés on se pause tout de même une question… Mais au fait comment ça marche un moteur à hydrogène ? 

 

La pile à combustible ?  

 

Pour faire simple, dans une voiture à hydrogène, on ne va pas brûler l’hydrogène, mais on va convertir son énergie chimique en énergie électrique (utilisé ensuite pour faire tourner nos roues). En gros l’hydrogène grâce à un catalyseur vas libérer ses électrons qui vont aller de l’anode à la cathode, en ce faisant la fée électricité apparaît.

 

Mais attendez une seconde, on parle de catalyseur là… c’est quoi le catalyseur ? Et bien c’est tout simplement du platine… mais très peu de platine, seulement 10g par moteur… ouf on est tous rassuré.  

Pas si sur, si on s’y penche d’un peu plus près on s’aperçoit qu’un seul pays fourni 75% de la demande mondiale de platine. Ce pays c’est l’Afrique du sud. Et compte tenu de la production actuelle de platine il faudra 100ans pour équiper le demi milliard de véhicules qu’il y a sur terre. Même pas la peine de parler du prix du platine qui s’envolera sans doute si nous prenons cette voie… sans compter les soucis géopolitiques que rencontrera l’Afrique du sud si elle dispose de 75% des ressources mondiales de platine (on voit ce qu’il ce passe en Irak pour un peu de pétrole). 

 

 

Bref tout ça pour dire quoi ? Que l’hydrogène c’est nul ? 

 

Certainement pas. Le but était d’essayer de prouver que la voie hydrogène n’est pas si simple que cela. Encore un fois on ne peut pas penser qu’une énergie doit en remplacer une autre… dans notre société il vas falloir utiliser toute les énergies disponibles et les utiliser de façon intelligente. Nous l’avons vu ce n’est pas parce que l’hydrogène n’émet pas de CO2 lors de son utilisation finale qu’il est propre pour autant (du moins de nos jours).   

 

Alors que penser de l’hydrogène ? 

 

Ceci n’engage que moi, mais rappelons tout les problèmes rapidement:

    

     1)      Pour produire de l’hydrogène il faut de l’énergie électrique.  

2)      Il coûte cher de transporter de l’hydrogène et c’est mauvais pour l’environnement.   

3)      La densité énergétique de l’hydrogène est trop faible pour permettre de longs trajets.   

4)      Le platine disponible pour faire des piles n’est pas suffisant pour toutes les voitures.  

 

Donc si on veut utiliser de l’hydrogène de manière sensée il faut :

 

1)      Le produire sans émettre de CO2, par conséquent la seule source d’énergie que nous pouvons utiliser est, soit le nucléaire, soit les renouvelable. En fait pour répondre à la demande si nous voulons produire assez d’hydrogène il nous faudra construire 2000 réacteurs nucléaire où 4 million d’éolienne de grande puissance.   

2)      Comme nous ne pouvons pas transporter l’hydrogène facilement en grande quantité. Il faudra utiliser cette hydrogène, rajouter un peu de carbone (venant de la biomasse) et créer de l’essence de synthèse… encore une fois si on veut assez de biomasse il faudra transformer la moitié des forêts de notre planète en champs de colza.   

3)      Ensuite si on veut utiliser la pile à hydrogène pour le transport, je dis oui pour les flottes de bus par exemple… en effet le volume d’un réservoir qu’on mettrait sur le toit serait assez conséquent pour avoir assez d’autonomie. Et finalement les flotte de bus il n’y en pas tant que cela le cours du platine n’en sera sûrement pas trop secoué.  

 

En conclusion je dirais que l’hydrogène c’est bien pour une utilisation de transport, si on à un parc nucléaire conséquent pour le produire et pas mal de champs de colza à disposition. De cette façon on produit sans émettre de CO2, on fournit du carbone sans émettre de CO2, on transporte de l’essence de synthèse et on ne cannibalise pas toute la production de platine mondial pour faire des pile à combustible.  

 

On le voit bien, l’hydrogène n’est pas « LA » solution, c’est seulement une partie de la solution.  

 

Pas si simple ce problème du transport… la solution la plus simple si on veut réduire les émissions… c’est de se regarder dans sa voiture le matin… réaliser qu’on est dans un bouchon… réaliser qu’on est tout seul dans sa voiture… réaliser que tout le monde est tout seul dans sa voiture… et là avoir une idée de génie… faire du covoiturage…si il y a deux personne par voiture… les émissions sont divisée par deux… en plus il n’y a plus de bouchon et on à quelqu’un à qui parler… elle est pas belle la vie ?

 

 

 

 

 

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Pétrole
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Jeudi 11 mai 2006 4 11 /05 /Mai /2006 22:06

La demande globale:

La demande mondiale d’énergie est en croissance régulière depuis le début de l’ère industrielle. Du fait du développement économique mondial très rapide, il y a eu une accélération de la demande l’énergie, et particulièrement de celle du pétrole, depuis l’an 2002.  

 

En effet, nos besoins en Europe « stagnent » à peu prés tandis que la demande mondiale de pétrole ne cesse de croître depuis 10 ans, la Chine et les Etats-Unis représentent à eux seuls plus de la moitié de cette croissance.

 

 Pour les décennies à venir, il est prévu par tous les experts et organismes spécialisés (Agence internationale de l’énergie, Conseil mondial de l’énergie…) un accroissement des besoins en énergie (environ un doublement entre 2000 et 2050).

 

 

 Comme vous pouvez le voir ci-dessus, on ne s'attends pas voir une diminution de la consommation de petrole + gas... celle-ci restera stable tandis que la consommation de charbon augmentera, et que les renouvellables augmenteront de 100% passant de environs 1% de la demande globale à 2%. L'utilisation du bois (biomasse) qui à un effet neutre sur le rejet de CO2 augmentera de plus de 50% passant de 10% à 16%. 

Passons maintenant en revue les 2 gros secteur de demande energetiques, le secteur éléctrique et les transports:

Le secteur électrique bénéficie d’une intense compétition et de remarquables complémentarités entre de nombreuses énergies primaires : charbon, fioul, gaz naturel, nucléaire, énergies renouvelables.  

C’est sur ce secteur que de grosses économies peuvent être faite et doivent être faites. En effet, nous, pays développés, avons les moyens d’investir dans des énergies plus propres et surtout de minimiser nos besoins en hydrocarbures sur ce secteur qui n’en as pas réellement besoin (contrairement au transport).  

On peut difficilement reprocher à la Chine de brûler du charbon (pas cher) plutôt que d’investir dans des énergies plus propres (mais aussi plus chère). Ce pays est en plein développement et à encore beaucoup d’habitant vivant sous le seuil de pauvreté, on comprendra donc que l’économie d’énergie n’est pas, et ne sera pas leur première priorité tant que l’accroissement du coût de l’énergie sera moins grand que la croissance générée par l’utilisation cette énergie utilisée non efficacement.    

Par contre, nous, pays développé, nous n’avons presque plus de croissance et nous faisons face à une énergie chère. Il est bien entendu que pour des raisons écologiques, il faudra consommer moins… mais c’est aussi du bon sens économique. Dans un milieu à faible croissance, la rentabilité ne se fait que sur l’amélioration des processus et la réduction des coûts…  

Aujourd’hui l’énergie est  devenue tellement chère qu’elle représente et représentera une part de plus en plus grosse de la « note » à la fin du mois. Accroître son efficacité énergétique (produire la même chose avec moins d’énergie) deviendra donc un des leviers les plus importants pour assurer rentabilité et pérennité.  

J’irais même jusqu'à dire que énergie chère + faible croissance sont les facteur qui nous ferons économiser de l’énergie de grés ou de force. Les entreprises qui sauront être efficaces énergétiquement seront les plus compétitives, et comme le but d’une entreprise c’est de faire du profit et bien pas besoin de légiférer, les entreprises prendrons le virage d’elles-mêmes ou disparaîtront.  

D’un point de vue énergie à fournir au particulier, ici aussi c’est du bon sens économique de ne plus utiliser d’hydrocarbure, en effet nous savons que la chine, l’inde… les utiliseront et par conséquent en feront monter le prix, de plus les fournisseurs d’énergies fossiles seront fortement taxé sur le CO2 émis… là encore pour ces raisons, je ne suis pas inquiet et pense que seront développé les énergie renouvelables (à leur niveau) et surtout le nucléaire.  

Le secteur des transports (terrestre, aérien et maritime) est dépendant des produits pétroliers à près de 98% et consomme plus de 50 % de la production pétrolière mondiale. On peut se poser la question, mais pourquoi ce secteur est il dépendant a 98% du pétrole?

En fait la réponse est  assez simple, c’est une question de densité énergétique. C'est-à-dire la quantité d’énergie par litre (ou kg) d’un combustible. Pour des raisons logistiques on peut difficilement se permettre d’utiliser pour le transport des combustibles à densité d’énergie faible. Et malheureusement l’un des seuls combustibles à densité d’énergie élevée ce sont les hydrocarbures liquides.

Par exemple, un litre d’essence fournit 9kW tandis qu’un litre d’hydrogène comprimé en fournis 2kW. Par conséquent pour un réservoir ayant le même volume on fera 4.5 fois moins de km avec de l’hydrogène qu’avec de l’essence. Et ça malheureusement, ce n’est pas acceptable pour la majorité des conducteur (mais sûrement applicable au bus et au flotte de voiture). Je pense donc qu’il sera difficile de se passer de l’énergie fossile pour les transports. Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’on ne peut rien faire, encore une fois, l’essence sera tellement chère que nous allons nous diriger certainement vers des voitures hybrides qui consommeront 3 à 4 litre au 100km. Ce qui est tout de même une réduction de moitié de notre consommation.

 En conclusion, à tout ceux qui pensent qu’il ne faut faire que du renouvelable ou que du nucléaire, je vous le dis vous faite fausse route.   

Le monde a besoin de plus de pétrole, de plus de gaz, de plus de charbon, de plus de nucléaire, de plus d’énergies renouvelables… et surtout de plus d'économies d'énergie.

Cet article est basé sur des publication IFP, revue de l'energie, AEI, BP

Par Pierre Abadie - Publié dans : Pétrole
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 19:35

Le monde publie aujourd'hui un article trés interessant,

Enfin on parle de la taxation de l'or noir chez les pays producteurs. Alors que l'on parle en france de taxer les companies petrolieres à 50% sur les bénéfices (déjà taxés). Les pays ou l'on extrait le petrole l'on deja fait, et pour certains à bien plus de 50% (venezuela 50% de taxes plus 30% de royalties).

On peut comprendre que ces pays taxent lourdement des companies privées exploitant leur richesses, et qu'une grosse partie du prix du baril reviennent dans la poche de leur etats (et si possible des habitants), par contre on est en droit de se poser la question si il est juste de retaxer en france ces mêmes companies déjà taxés a l'etranger parfois plus de 50% sur des benefices. Ne serait il pas judicieux de soutenir nos fleurons de l'industrie française plutot que de leur taper dessus au moindre bénéfice.

N'oublions pas que sur un litre a 1.25euro, en France il y a 1.0Euro de taxe. Le prix d'un litre d'essence en sortie de rafinerie "hors taxe française" est de 0.25E. La marge actuelle de raffinage en europe est en moyenne de 30$/tonne de brut raffiné soit  2 centime d'euro par litre. La distribution prend environ 1 centime d'euro par litre de marge.

Donc en france sur 1 litre à 1.25E, il y a 1.0Euro de taxe et 3 centimes de benefice pour le petrolier (sur l'activité raffinage distribution, car nous le savons tous, la production de petrole est marginale en france)... dans ces conditions si l'on veut baisser le prix final pour le consommateur, doit on baisser les taxes pour tout le monde ou bien retaxer le petrolier?  

 

Ci dessous l'article du monde:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-767746@51-748857,0.html

 

Total profite, comme ses concurrents, des tensions géopolitiques qui font flamber les cours de l'or noir. Le baril de brent a atteint un nouveau record, mardi 2 mai, à 74,97 dollars. Mais la major française sait aussi que le secteur est risqué. Total pâtit aussi d'une instabilité économique et juridique qui freine ses investissements.

 

La nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, annoncée lundi 1er mai par le président Evo Morales (Le Monde du 3 mai), est le dernier exemple de ces avatars, même si le groupe français y réalise moins de 1 % de sa production mondiale.

Du Moyen-Orient à la Russie et à l'Amérique du Sud, le nationalisme pétrolier connaît un regain de ferveur qui freine les projets de Total et de ses concurrents. Ils doivent composer avec des dirigeants qui les accusent de "piller" leurs matières premières et brandissent l'arme énergétique. Le conflit est d'autant plus âpre que les producteurs veulent tirer le meilleur profit de la hausse des cours alors que les pétroliers doivent remplacer leurs réserves dans un monde où l'on ne découvre plus qu'un baril de brut pour trois barils consommés.

Cette montée des périls n'a pas échappé au "comité risques" de Total, chargé d'évaluer chaque projet dans ses dimensions politiques, techniques, financières, monétaires ou environnementales avant de le soumettre au comité exécutif.

Quatrième groupe pétrolier mondial, il connaît des difficultés dans trois pays : la Bolivie, mais surtout le Venezuela et la Russie, deux des plus gros producteurs d'hydrocarbures. Conscient que des contrats signés quand le baril valait 10 ou 20 dollars ne tiennent plus quand il dépasse 70 dollars, le groupe présidé par Thierry Desmarest est prêt à des concessions.

En Bolivie, Total est moins exposé que le brésilien Petrobras ou l'espagnol Repsol, qui produisent 40 % du gaz extrait dans ce pays andin. En dépit de réserves qu'il juge "prometteuses" (mais en attente d'investissements), le groupe a investi 200 millions de dollars dans deux gisements (21 000 barils par jour et 0,8 % de sa production mondiale). Une petite part de risque sur un total de 3,5 milliards dépensés par les compagnies étrangères depuis dix ans.

CONTRAT REVU

Les investissements - et les risques - du groupe au Venezuela sont d'une autre ampleur. Dans ce pays où le secteur pétrolier a été repris en main par le président populiste de gauche Hugo Chavez, la plus lourde incertitude pèse sur le projet Sincor (huiles extra-lourdes de la ceinture Orénoque), dont Total détient 47 % aux côtés de la compagnie nationale PDVSA et du norvégien Statoil. Sur cette zone très riche, trois autres projets stratégiques impliquent des multinationales arrivées dans les années 1990. Pour les inciter à pomper ce brut de médiocre qualité à une époque où les prix étaient bas, Caracas avait dû consentir des conditions avantageuses.

Trop avantageuses au goût de M. Chavez, qui a revu les termes des contrats. La nouvelle législation prévoit que toute exploitation se fera désormais dans le cadre de sociétés mixtes détenues à 60 % par PDVSA et que les étrangers payeront 30 % de royalties (contre 16,6 %) et 50 % d'impôts (contre 34 %).

Un retrait du Venezuela, cinquième exportateur mondial de brut, est impensable pour Total. D'autant que ce pays réévalue ses gisements et qu'il va prochainement déclarer 230 milliards de barils de réserves. Ils s'ajouteront aux 80 milliards de barils déjà certifiés et le placeront au premier rang mondial, devant l'Arabie saoudite. En dépit de lourds contentieux, "Total n'envisage pas de saisir les tribunaux", assure un de ses porte-parole.

Les majors doivent composer avec les compagnies nationales comme la Saudi Aramco (Arabie saoudite), la NIOC (Iran) ou Pemex (Mexique), dont la principale arme est de détenir plus de 80 % des réserves mondiales d'hydrocarbures.

En Russie, où rien ne se fait sans l'aval du Kremlin et de Gazprom, Total a du mal à se développer dans l'exploration-production. "Celui qui pourra m'expliquer comment fonctionne le système russe !", soupire un de ses dirigeants. Riche de 25 % des réserves mondiales de gaz, la Russie est pourtant "un pays qu'on ne peut ignorer", assure M. Desmarest. En 2005, il avait retiré son offre d'achat de 25 % du gazier Novatek devant les atermoiements des autorités et pour avoir plus de chances de participer à la mise en valeur de Shtokman (mer de Barents), un des plus grands projets gaziers du monde.

 

Présélectionné par Gazprom avec quatre autres compagnies, Total risque de ne pas être retenu. Un vieux contentieux sur l'exploitation d'un champ dans le Grand Nord, la volonté du groupe de rentabiliser un projet aux multiples défis techniques (grande profondeur d'eau, froid, éloignement de 500 km des côtes...) et la destination du gaz naturel liquéfié produit (les Etats-Unis) donnent un avantage compétitif aux concurrents américains ou norvégiens du géant français.

Par Pierre Abadie - Publié dans : Pétrole
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Dimanche 30 avril 2006 7 30 /04 /Avr /2006 23:42

Please find below a little film for the Petra & Vincent Wedding.

Just a little souvenir for the guest, and a way to share with the people who could not make it...

The big day has been held in Usti in Czeck Republic the 22nd of April.

Vive les mariés...

You can read this file in streaming just by clicking on the read button on the windows mediaplayer window below, there is sound so increase the volume on your speakers.

For size & streaming reason this video is not top quality. Nevertheless you can download the original version (90Mo) by clicking on the following link.

http://www.megaupload.com/?d=7NVNK41N

Par Pierre Abadie - Publié dans : Venu, Vu, Vécu, Entendu
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Vendredi 3 mars 2006 5 03 /03 /Mars /2006 21:08

L'influence sociale... peut etre une raison qui pousse a acheter... Je ne sais pas?

Lisez donc les resultats de l'experience de Asch... et faites vous votre avis!!!

La pression sociale pour acheter de l'immobilier est tres forte... on ne se comporte pas en bon pere de famille en louant...mais est ce raisonable d'acheter et de s'endetter sur 35ans?

 

Definition:

L' influence sociale ou la pression sociale est l'influence exercée par un groupe sur chacun de ses membres aboutissant à lui imposer ses normes dominantes en matière d'attitude et de comportement. 

 

Le conformisme : l'expérience de Solomon Asch (1952) 

 

Cette expérience met en jeu un groupe composé de 7 à 9 « compères » (des complices du chercheur) et d'un sujet « naïf » (le véritable sujet de l'expérience). La tâche proposée au groupe est la suivante : il va s'agir de comparer un segment témoin à trois autres, parmi lesquels un seul a la même longueur que le segment témoin.

 

 

 Comme on le voit, cette tâche est d'une simplicité enfantine et devrait se solder par une performance avoisinant les 100% pour tous les sujets. Chacun d'entre eux répond à tour de rôle et à haute voix, le sujet « naïf » étant placé en avant-dernière position. On réalise 18 essais ; dans 12 de ces essais, les « compères » donnent une mauvaise réponse de manière unanime. Les résultats montrent que dans cette situation, 33% des sujets « naïfs » donnent une réponse conforme à celle des « compères ». 

 

- Comment expliquer le conformisme ? Dans une situation de groupe, l'unanimité plaide en faveur de l'exactitude de l'opinion exprimée. De plus, généralement, les individus craignent la désapprobation sociale. En résumé, le conformisme s'explique par deux types d'influence : une influence informationnelle (le groupe a raison contre l'individu) et une influence normative (il est plus coûteux de subir la désapprobation du groupe que de se conformer). 

 

- Facteurs influençant le conformisme : ce sont logiquement tous les facteurs qui vont impliquer l'influence informationnelle et/ou l'influence normative (par exemple, la taille du groupe, la difficulté de la tâche, l'attrait du groupe, la confiance en soi du sujet « naïf », etc.)

Alors???? pourtant simple de choisir le bon segment... presque aussi simple que de choisir la bonne maison!!!

cheers

Par Pierre Abadie - Publié dans : Immobilier
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Samedi 18 février 2006 6 18 /02 /Fév /2006 11:29

Bonjour a tous, avant de vous copier quelques depeches sur les benefices record de total j'aimerai juste apporter quelques informations pour essayer d'y voir plus clair:  

 

1)80% du prix de l'essence paye a la pompe est contitue de taxe soit pour un litre a 1.25E, 1.05E de taxe et 0.2E pour le produit soit moins cher qu'un litre d'eau. Si on veux baisser le prix pour le consommateur il est peut etre plus oportune de reinstorer une TIIP flottante plutot que de tapper sur le petrolier

2) Les stations total ne ciblent pas le particulier... 80% de la clientelle est constitue de flotte de voitures payant par carte de credit total... le marketing france ne fait pas de profit sur la vente d'essence (d'autant plus lorsque la marge raffinage est elevee) mais sur la vente de produit a la boutique (sandwich, boisson...) ou la marge operationnelle est de 40%.

3) Total a paye 12 Milliard d'euro d'impot en 2005, certe a 95% pas en france... mais est il logique des payer des taxe sur des benefices qui n'ont pas ete fait en france... Si la reponse est oui et bien je suppose que la meilleure des chose a faire est de delocaliser le siege social dans un paradis fiscal comme beaucop d'entreprise le font....
Enfin une entreprise francaise qui fait des profit et qui reussit et qui en plus garde son siege en france (ce qui n'est pas le cas d'arcelor par exemple), qui investi massivement (meme en france...DHC de normandie 500 million d'euro tout de meme), nous devrions etre fier.... mais non, c'est mal de faire du profit...

4) Le profit ne se fait certainement pas sur le dos des salaries... le salaire minimum d'un employe total france est de 20 000Euro, un ouvrier total est paye en moyenne 70% de plus que l'ouvrier moyen français, un cadre total est paye 35% de plus que le carde moyen francais... le salaire myen chez total france est de 55 000Euro...
Cette anne le cummul participation interessement plus prime exeptionnelle est de 7550Euro pour tous les employé.

5) Total prevoit d'employer 3000 personne en plus par an pour les 3 prochaines annees.

 Pour une fois que nous avons une entreprise de calibre mondial qui en plus performe mieux que ces concurants... soyons fier et non pas aigris

Maintenant ci joint une copie de l'annonce des resultats par le figaro, vous remarquerez que l'on explique par pourquoi les benefices son si-bon, ni quel a ete la strategie passee ou future de l'entreprise... non... ça ce n'est pas interessant de savoir comment le petit Total est devenu 4eme petrolier mondial (et je vous le dit deja, ce n'est pas en augmentant les prix a la pompe!!!)

 le lien: http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20060216.FIG000000237_total_affiche_des_benefices_sans_precedent.html

 En 2005, Total a dégagé 12 milliards d'euros de profits. Une hausse qui relance le débat sur la mise en place d'une taxe exceptionnelle. 

RECORDMAN absolu des bénéfices des entreprises du CAC 40 ! Abonné à ce titre, Total lui donne chaque année un peu plus d'éclat, dans le sillage de la flambée du baril. Hier, le groupe pétrolier français, qui publiait ses états financiers au titre de l'exercice 2005, a fait part d'un résultat net de 12 milliards d'euros, en hausse de 31%. Le chiffre d'affaires s'établit à 143,1 milliards d'euros, en progression de 17%. L'annonce de ces «superprofits» n'a pas tardé à relancer la polémique. L'association de consommateurs UFC-Que choisir a aussitôt appelé les parlementaires à voter une taxe exceptionnelle de 5 milliards d'euros sur les bénéfices des groupes pétroliers déclarés en .   

 

Total étant évidemment, et de très loin, le premier concerné. De son côté, le syndicat Sictame-Unsa (autonomes) de Total a réclamé que ces nouveaux profits records soient répartis de manière «plus équitable», afin que «salariés et consommateurs» soient moins «laissés pour compte». Quant au député UMP des Alpes-Maritimes, Lionel Lucca, il a jugé «assez choquante» l'annonce de tels profits, tout en soulignant le bien-fondé d'une taxe. 

 

L'arme anti-OPA    

 

Voilà déjà quelque temps que Total est habitué à essuyer un tir de barrage. A la fin de l'été dernier, l'annonce d'un profit trimestriel historique avait conduit Thierry Breton, le ministre de l'Economie, à envisager l'hypothèse d'une taxe exceptionnelle. Finalement, à l'issue d'une table ronde sur les prix des carburants, les compagnies s'étaient engagées à réduire les délais de répercussion des tarifs à la pompe.    

 

Mais l'épisode et cette convocation à Bercy ont laissé des traces chez Total. Hier, Thierry Desmarest s'est voulu très ferme sur ce sujet des «superprofits» en réclamant de «ne pas se laisser aller à la démagogie». Le président du groupe français a souligné que c'étaient précisément ces profits records qui le mettaient à l'abri d'une OPA. Et de rappeler que, dans le secteur pétrolier, la pérennité d'une entreprise passe par sa grande taille, alors même que les profits de Total sont très éloignés d'ExxonMobil, le leader du secteur, a encore ajouté Thierry Desmarest.    

 

Dans le cadre de sa stratégie, la compagnie française table sur une croissance de sa production d'hydrocarbures de 4% par an d'ici à 2010. En 2005, ses investissements se sont montés à 11,2 milliards d'euros, soit une hausse de 3,5 milliards par rapport a 2004.  

 

Et voici la reponse de thierry:  

 

le lien: http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20060216.FIG000000238_thierry_desmarest_il_faut_assumer_ses_profits_et_je_les_assume.html

 LE FIGARO. – Que répondez-vous à ceux qui s'indignent de vos «superprofits» ?    

 

Thierry DESMAREST. – Que veut-on ! Une avec des grands groupes qui par leur taille et leur profitabilité peuvent rester des acteurs pérennes, ou alors préfère-t-on des groupes qui ne peuvent pas avoir la profitabilité de leurs concurrents et qui se feront manger ? Il faut se battre à armes égales avec ses grands concurrents et faire comprendre aux doux rêveurs que, si nous n'avions pas les mêmes munitions que les autres, nous ne pourrions pas tenir la distance. Si je n'avais pas fait la fusion entre Total et Elf, nous n'aurions pas 12 milliards d'euros de résultats, mais 6 milliards, et cela se verrait moins. Seul problème : un des deux groupes, si ce ne sont les deux, se serait fait manger entre-temps. Il faut assumer ses profits, et je les assume. C'est une bonne chose pour l'économie française d'avoir des grands groupes. Total a des laboratoires, ses centres de recherche en ; nous faisons travailler le parapétrolier français. Nous avons aussi 35% d'actionnaires français qui reçoivent 1,5 milliard d'euros de dividende.   

 

On a le sentiment que tous les ingrédients sont réunis pour ranimer le débat sur la mise en place d'une taxe sur les profits des pétroliers...   

 

Total fait 12 milliards d'euros de profit net et nous payons 12 milliards d'euros d'impôts dans les pays où l'on réalise nos bénéfices. Je ne sais pas qui a des taux d'imposition de 50%... Vouloir faire une deuxième taxe sur des profits qui ont déjà payé des impôts, c'est contraire aux principes fiscaux. Si l'on veut faire fuir les entreprises hors de France, c'est incontestablement la meilleure méthode. Personne dans le monde n'envisage de faire cela. Cette taxe qu'avance une association n'a ni queue ni tête. Et cela ni sur le plan des principes de base de la fiscalité dans le monde ni sur le plan économique.   

 

La croissance de la rétribution des actionnaires n'est-elle pas plus forte que celle des investissements dans l'outil industriel ?    

 

Ce n'est pas le cas chez Total. Entre 2003 et 2005, notre résultat a crû de 4,5 milliards d'euros. Les trois quarts de cette croissance sont allés à l'investissement et le quart restant a permis d'augmenter le dividende. De toute manière, tous les bons projets d'investissement sont prioritaires.  

 

Pourquoi les majors axent-elles leur développement sur la croissance organique plutôt que sur des acquisitions ?   

 

Nos équipes travaillent bien et nous donnent l'occasion de vérifier aujourd'hui qu'une croissance organique crée plus de valeur. Mais il ne s'agit pas d'un dogme. De temps en temps, des opportunités surgissent, comme Deer Creek au , et nous savons les saisir. S'agissant des très gros mariages, au moins deux conditions sont nécessaires à leur réussite : d'une part, des synergies importantes, d'autre part, une proximité culturelle garante d'une grande cohérence du nouvel ensemble. Nous avons réalisé avec succès les rapprochements avec Elf et PetroFina. Je ne vois pas aujourd'hui d'autre projet qui réponde à ces conditions.  

 

 D'un strict point de vue financier, n'avez-vous pas intérêt à ce que le pétrole reste durablement cher ?  

 

Non. Même si plus personne n'imagine que le baril redescende aux alentours de 20 dollars, une fourchette de 40 à 50 dollars serait plus appropriée qu'un montant autour de 60. Le risque d'un pétrole très haut réside notamment dans le fait qu'il peut conduire certains pays producteurs à vouloir renégocier leurs contrats avec les investisseurs étrangers. Parallèlement, un baril au sommet entretient un certain nombre de tensions macroéconomiques chez les pays consommateurs. Enfin, chez les pays en développement, le risque de désolvabilisation de leurs clients est bien réel. 

 

Quelles mesures prenez-vous concrètement pour que les cours du brut se détendent un peu ?   

 

Dans tous les pays où nous exploitons des gisements, nous sommes pied au plancher, en produisant au maximum de nos capacités. La croissance de nos investissements constitue également un bon moyen de limiter les tensions sur les prix du pétrole. 

 

Quand situez-vous précisément le «peak oil», c'est-à-dire ce moment où la production de pétrole commencera à décliner ?   

 

Tout dépend si la consommation continue à grimper aussi rapidement ou si l'on décide de prendre des mesures pour la limiter. Au rythme actuel, le «peak oil» se situerait entre 2020 et 2025. Si on arrive à ralentir la croissance de la demande mondiale de pétrole, en particulier par des économies d'énergie, à moins de 1% par an, on pourra reculer ce «peak oil» après 2030 et se donner davantage de temps pour développer des énergies alternatives.  

 

Tandis que nous perdons nos champion de l'industrie... Arcelor par exemple meme apres de profit record fait face a une OPA hostile d'un groupe indien.... est il judicieux de vouloir taxer pres de 50% des benefices nets de Total  

 

le lien: http://www.lefigaro.fr/eco/20060216.WWW000000327_operation_seduction_pour_arcelor.html 

 

Après avoir annoncé un bénéfice record pour l’année 2005, le géant de l’acier européen, cible d’une OPA hostile par Mittal Steel, va pratiquement doubler le dividende versé à ses actionnaires afin d'éviter qu’ils ne cèdent aux charmes déployés par son concurrent indien.   

 

Arcelor a dégagé en 2005 un bénéfice net record en hausse de 66% sur un an à 3,846 milliards d'euros et va proposer à ses actionnaires un dividende en forte hausse de 85%. Cette année, les actionnaires, pour peu qu'ils gardent leurs actions Arcelor d'ici au 26 mai, vont empocher 1,20 euro pour chaque titre en portefeuille, contre 0,65 euro l'an dernier. Le chiffre d'affaires du numéro deux mondial de l’acier ressort en hausse de 8,1% à 32,611 milliards d'euros.  

 

Dans le même temps, Mittal a subi une baisse de 28% de son profit annuel à 3,365 milliards de dollars.    

 

Opération séduction   

 

Par cette hausse spectaculaire des dividendes, Arcelor lance une véritable opération séduction auprès de ses actionnaire afin qu’ils ne succombent pas aux charmes du géant indien.  

 Arcelor a dégagé en 2005 un bénéfice net record en hausse de 66% sur un an à 3,846 milliards d'euros et va proposer à ses actionnaires un dividende en forte hausse de 85%. Cette année, les actionnaires, pour peu qu'ils gardent leurs actions Arcelor d'ici au 26 mai, vont empocher 1,20 euro pour chaque titre en portefeuille, contre 0,65 euro l'an dernier. Le chiffre d'affaires du numéro deux mondial de l’acier ressort en hausse de 8,1% à 32,611 milliards d'euros.  

 

Dans le même temps, Mittal a subi une baisse de 28% de son profit annuel à 3,365 milliards de dollars.    

 

 

Concernant l'OPA de Mittal Steel, Arcelor a réaffirmé qu'elle le « sous évaluait fortement » alors que le groupe a, seul, « des perspectives excellentes de développement et de création de valeur ». Guy Dollé, le patron du groupe, a estimé que ces « fantastiques résultats » apportaient la preuve de « l'efficacité du modèle » de son groupe.  

 

Le groupe a indiqué jeudi qu'il allait prendre une participation dans le sidérurgiste chinois Laiwu, une fois obtenu l'accord «imminent» des autorités locales. Selon la presse chinoise, il paierait 1,8 milliard de yuans (224 millions de dollars) pour cette prise de participation, qui serait une première pour Arcelor en Chine où son rival Mittal Steel est déjà implanté.   

 

Le titre Arcelor était en hausse de 0,4% à 29,90 euros à 14 heures 30 à la Bourse de Paris.   

 

L’OPA présente un « problème de projet »   

 

Le ministre des Finances Thierry Breton a réaffirmé jeudi que l'OPA hostile de Mittal Steel sur Arcelor présentait un « problème de projet » qui « n'est aujourd'hui que financier alors que cela concerne 150.000 salariés d'un côté et 98.000 de l'autre ». Interrogé sur les résultats d'Arcelor, il a estimé « qu'en lisant les analyses, les résultats traduisent le déroulement visiblement d'une bonne stratégie pour les actionnaires ».    

 

Le ministre a cependant répété qu'il s'exprimait dans ce dossier en tant que partie prenante non actionnaire, et que « ce sont les actionnaires qui décideront ».   

 

En gros les hommes politiques peuvent faire de la demagogie et vouloir taxer des benefices... mais on dirait que lorsqu'une entreprise a des problemes... et bien on laisse au soin de l'actionnaire de faire son choix!!!  

 

J'ai l'impression que si total doit asumer des pertes l'an prochain (ce qui est peu probable) personne ne sera là pour demander de renfflouer la boite qui emploie 130 000 salariés... 

 

Alons soyons fier de nos champions Français et soutenons les, Nous en avons deja perdu beaucoup ne continuons pas sur cette route  

 

La reussite ce n'est pas mal... il faut l'applaudir pas la denigrer...  

 

Cheers

 

 

 

Par Pierre Abadie - Publié dans : Pétrole
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